Mars sera, une nouvelle fois, le mois de la mobilisation contre le cancer colorectal. L’occasion de rappeler que ce cancer reste le 2e cancer le plus meurtrier et le 3e cancer le plus fréquent. 
Pourtant, détecté tôt, il guérit dans 9 cas sur 10. Un paradoxe qui invite à rappeler la gravité de ce cancer touchant aussi bien les femmes que les hommes, et l’importance de sa détection précoce.
2015 marque une véritable avancée dans le dépistage du cancer colorectal. Dès le printemps, un nouveau test de dépistage sera proposé aux personnes de 50 à 74 ans. Plus simple d’utilisation et encore plus performant, ce test facilitera la participation au dépistage qui reste encore très insuffisante.
Le passage au test immunologique dès le printemps
Le test de dépistage proposé jusqu’ici dans le cadre du programme national de dépistage organisé du cancer colorectal est remplacé cette année par un test immunologique. Pris en charge à 100 % sans avance de frais, ce test simple, rapide à faire et indolore, est à réaliser chez soi.
Plus simple : le test immunologique est plus pratique d’utilisation car il ne nécessite plus qu'un seul prélèvement de selles contre six précédemment. La technique de prélèvement est plus fiable et plus ergonomique. Elle limite la manipulation des selles.
Plus performant : ce nouveau test a une sensibilité supérieure et permet une meilleure détection des cancers et des lésions précancéreuses. Les données de littérature démontrent que cette technologie peut permettre de détecter 2 à 2,5 fois plus de cancers et 3 à 4 fois plus d’adénomes.
Plus fiable : grâce à l’utilisation d’anticorps, il ne peut pas être rendu positif par l’hémoglobine animale issue de l'alimentation. La lecture automatisée de ce test garantit une meilleure fiabilité.
Disponible au printemps : le test immunologique sera proposé progressivement aux 16 millions de personnes concernées par le programme national de dépistage, grâce à l’implication des médecins traitants. La mise en place de cette nouvelle organisation du dépistage (production des nouveaux kits, adaptation des courriers d’invitation et des outils à destination du public et des médecins, coordination entre les structures de gestion des dépistages et les nouveaux centres de lecture des tests) nécessite une phase de transition indispensable pour assurer le déploiement dans les meilleures conditions. Ainsi, les médecins généralistes seront informés dès le mois de mars puis formés aux caractéristiques
et à l’utilisation du nouveau test à partir d’avril avant de pouvoir commander les nouveaux kits de dépistage qui seront disponibles au printemps. Ces commandes pourront être réalisées depuis l’espace professionnel du site ameli.fr ou via les structures de gestion en charge du dépistage de ce cancer dans chaque département.
Une campagne d’information pour faire connaître ce nouveau test et inviter les personnes de 50 à 74 ans à se faire dépister tous les deux ans sera lancée au printemps par le Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et par l’Institut national du cancer (INCa), en partenariat avec l’Assurance Maladie (Cnamts), le Régime social des indépendants (RSI) et la Mutualité sociale agricole (MSA).
Un nouveau test pour stimuler la participation au dépistage
La mise en place du nouveau test de dépistage, plus simple et plus performant facilitera la participation au programme national de dépistage du cancer colorectal.
Ce dépistage est proposé dans toute la France depuis 2009 : tous les deux ans, les femmes et les hommes âgés de 50 à 74 ans reçoivent à leur domicile un courrier les invitant à consulter leur médecin traitant au sujet du dépistage du cancer colorectal. Lors de la consultation, le médecin détermine le niveau de risque du patient en fonction de son histoire et de ses antécédents, ainsi que la conduite adaptée à tenir. Dans la plupart des cas, il remet un test de dépistage à faire chez soi après avoir vérifié que le patient ne présente pas de risque particulier (symptôme, antécédent personnel ou familial de polypes ou de cancer colorectal). Si le test est positif, le médecin adresse le patient à un gastroentérologue pour la réalisation d’une coloscopie permettant de confirmer ou infirmer la suspicion de lésion précancéreuse (environ 30 % des cas) ou cancéreuse (environ 8 % des cas). Le test doit être répété tous les deux ans mais en cas de signes d’alerte entre deux tests une consultation médicale est recommandée.
Si la notoriété de ce dépistage a progressé depuis la généralisation du programme de dépistage organisé du cancer colorectal à l’ensemble du territoire, la participation reste encore trop faible : seules 29,8 %¹ des personnes concernées ont réalisé le test en 2013-2014, avec de fortes disparités selon le sexe (31,5 % des femmes vs 27,9 % des hommes) et l’âge : le taux de participation augmente avec l’âge chez les hommes (23,8 % entre 55-59 ans à 36,1 % à 70-74 ans) comme chez les femmes (27,8 % entre 50-54 ans à 37,1 % entre 70-74 ans).
Il est important de noter que l’année 2014 étant incomplète, les comparaisons avec les années antérieures, ainsi qu’entre départements, doivent être interprétées avec prudence.
La participation reste donc très inférieure aux recommandations européennes qui sont de 45 % de participation minimum. C’est aussi l’un des objectifs porté par le Plan cancer 2014-2019 qui indique par ailleurs que chaque personne pourra se voir proposer par son médecin traitant une modalité de suivi ou de dépistage adaptée à son niveau de risque.
Un enjeu de santé publique majeur doublé d’un paradoxe
Chaque année le cancer colorectal touche plus de 42 000 nouvelles personnes en France. 23 200 hommes et 18 900 femmes, pour l’essentiel des personnes de plus de 50 ans. Il s’agit du 3e cancer le plus fréquent mais aussi du 2e cancer le plus meurtrier, avec plus de 17 500 décès par an.
Le cancer colorectal reste donc un cancer très meurtrier alors qu’existe un dépistage simple qui peut sauver des vies, mais pour lequel la participation reste encore trop faible. Une détection précoce permet d’identifier la maladie à un stade peu évolué, voire d’éviter un cancer en détectant des polypes ou adénomes, avant qu’ils ne dégénèrent en lésions cancéreuses. Plus un cancer colorectal est détecté tôt, moins les traitements sont lourds, mutilants et plus les chances de guérison sont importantes.
¹ sur les 18,4 millions de personnes âgées de 50 à 74 ans en France, au moins 16 millions ont été invitées à se faire dépister en 2013-2014. Près de 5 millions ont réalisé le test, soit 29,8 %.
Contact(s) presse :
INCa : Julie Decoutère : 01 41 10 14 44 - 06 20 72 11 25 - presseinca@institutcancer.fr
Cnamts : Amélie Ghersinick - 01 72 60 18 29 - Lucie Hacquin - 01 72 60 17 64 - presse@cnamts.fr
InVS : Katel Le Floc’h - 01 41 79 57 54 – Hélène Nourdin - 01 41 79 69 67 - presse@invs.sante.fr
DGS : 01 40 56 84 00 – presse-dgs@sante-gouv.fr
 
INVS, le 26/02/2015
Souvent réduit au terme "hyperactivité" ou à des enfants turbulents, le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est pourtant un trouble complexe, difficile à repérer et qui associe différents symptômes. Le prendre en charge est pourtant essentiel pour les enfants et adolescents qui en souffrent au quotidien. 
La Haute Autorité de Santé (HAS) publie aujourd'hui une recommandation afin d'aider les médecins de premier recours à savoir réagir, établir un pré-diagnostic et accompagner les enfants et adolescents concernés ainsi que leur famille.
Souvent réduit au terme "hyperactivité" ou à des enfants turbulents, le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est pourtant un trouble complexe, difficile à repérer et qui associe différents symptômes. Le prendre en charge est pourtant essentiel pour les enfants et adolescents qui en souffrent au quotidien. La Haute Autorité de Santé (HAS) publie aujourd'hui une recommandation afin d'aider les médecins de premier recours à savoir réagir, établir un pré-diagnostic et accompagner les enfants et adolescents concernés ainsi que leur famille.
Les professionnels de santé sont peu ou pas formés au TDAH, et ont souvent des difficultés pour répondre aux inquiétudes des familles, identifier le trouble, apporter un soutien à l’enfant et éventuellement l’orienter vers une prise en charge adaptée. La recommandation de la HAS vise ainsi à sensibiliser les médecins de premiers recours aux caractéristiques de ce trouble dont le repérage doit être précoce.
Le TDAH, une souffrance au quotidien et inscrite dans la durée…
Le TDAH est souvent réduit à l’expression « hyperactivité » induisant qu’il ne s’agit que d’enfants agités ou turbulents. Il s’agit au contraire d’un trouble qui associe 3 symptômes dont l’intensité et les manifestations varient selon la personne :
  • le déficit de l'attention
  • l'hyperactivité motrice
  • l'impulsivité
Ces symptômes peuvent constituer des traits de caractère habituels chez l'enfant ou des signes réactionnels à un contexte particulier, une période de transition,... C'est uniquement lorsque ces symptômes deviennent un handicap pour l’enfant - que ce soit dans son apprentissage scolaire, ses relations sociales, sa vie quotidienne - et provoquent une souffrance durable qu'il pourra s'agir d'un TDAH et qu'une prise en charge pourra être envisagée.
… Mais dont le repérage s’avère complexe
Diagnostiquer un TDAH est complexe car il n’existe pas de signes neurologiques ou physiques propre au trouble. L’expression du TDAH est en outre variable d’un individu à l’autre: les 3 symptômes vont se manifester de manière très différente selon l’âge et parfois selon le contexte de vie, mais c’est leurs présences dans plusieurs environnements et leur persistance dans le temps qui caractérise le TDAH.
De plus, les signes évocateurs du TDAH peuvent être semblables à ceux d’autres troubles, ce qui complique encore davantage le diagnostic. C’est par exemple le cas des troubles des apprentissages, du comportement, de la précocité intellectuelle, des troubles anxieux, de la dépression, de la maltraitance, des troubles du spectre autistique,…
Seule une évaluation rigoureuse - confirmée par un médecin spécialiste du trouble - permet d’éviter les sur-diagnostics mais également de ne pas passer à côté d’un TDAH.
Le médecin de premier recours, un acteur clé dans le repérage
Par sa connaissance de l’enfant, le médecin de premier recours (le médecin généraliste, le pédiatre), est l’interlocuteur de confiance pour la famille.
Lors d’une ou plusieurs consultations, le médecin va étayer les hypothèses et éventuellement établir un pré-diagnostic de TDAH en s’intéressant à la souffrance de l’enfant, son contexte social, son processus d’apprentissage et ses relations au sein de la famille. Après ces consultations - qu’il aura menées avec la famille et également avec l’enfant seul (d’autant plus s’il s’agit d’un adolescent) – le médecin de premiers recours pourra décider d’orienter l’enfant vers un médecin spécialiste du TDAH.
Le rôle du médecin spécialiste du TDAH : confirmer ou non le diagnostic, initier la prise en charge
Le médecin spécialiste du TDAH est un professionnel ayant acquis une compétence dans le diagnostic et la prise en charge de ce trouble ; il peut s’agir d’un médecin psychiatre, pédopsychiatre, pédiatre, neuro-pédiatre ou neurologue... C’est lui qui a la tâche de :
  • confirmer ou non le pré-diagnostic du médecin de premier recours,
  • élaborer une prise en charge adaptée à l’enfant,
  • accompagner l’enfant et la famille.
La prise en charge : les thérapies non médicamenteuses en première intention
Une fois le diagnostic posé par le spécialiste du trouble, la prise en charge doit être globale et adaptée aux symptômes de l’enfant et à leur sévérité. Cette prise en charge a pour objectif d’agir à la fois sur les symptômes du TDAH, sur les comorbidités associées et de comporter une information et des conseils à la famille. La prise en charge sera d’autant plus efficace qu’elle est précoce.
En première intention, une prise en charge non médicamenteuse doit être mise en œuvre, combinant  en fonction des besoins de l’enfant des mesures psychologiques, éducatives et sociales. Si ces mesures sont insuffisantes, un traitement médicamenteux peut être initié. Le méthylphénidate est le seul médicament disponible à ce jour et indiqué pour le traitement pharmacologique du TDAH (noms commerciaux : Ritaline®, Concerta® et Quasym®). Soumis à des règles de prescription très strictes, il doit être intégré dans une approche personnalisée à chaque enfant, réévalué tous les mois et prescrit en complément d'une thérapie non-médicamenteuse.
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HAS, le 12/02/2015
Le rapport sur l’état de santé de la population en France, publié aujourd’hui par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), confirme le diagnostic du gouvernement sur l’évolution nécessaire du système de santé, confronté à l’allongement de l’espérance de vie, au développement des maladies chroniques et à la persistance des inégalités de santé.
Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, rappelle que le projet de loi de santé, bâti sur une réflexion collective de plus d’un an avec l’ensemble des acteurs du système de santé (dans le cadre de la stratégie nationale de santé), apporte des réponses structurantes et concrètes à ces trois enjeux majeurs.
Des Français en bonne santé, mais toujours inégaux face à la santé
Le rapport de la DREES sur l’état de santé de la population en France montre que les Français sont globalement en meilleure santé que leurs voisins européens. Mais ils sont aussi confrontés à trois défis majeurs pour leur santé.
L’allongement de la durée de la vie 
Les Français vivent plus vieux, avec une espérance de vie de 85,4 ans pour les femmes (+ 1,6 année en 10 ans) et de 79,2 ans pour les hommes en 2014 (+ 2,5 années en 10 ans), parmi les plus élevées d’Europe, qui appelle une prise en charge adaptée.
La progression des maladies chroniques 
S’ils vivent de plus en plus longtemps, les Français souffrent davantage de maladies chroniques, conséquences directes du vieillissement de la population : entre 2010 et 2012, le cap des 3 millions de Français atteints de diabète a ainsi été franchi.
La persistance des inégalités de santé 
Les inégalités sociales influent encore largement sur l’état de santé de la population : les enfants d’ouvriers ont 10 fois plus de chances d’être obèses que les enfants de cadres, les cadres vivent 10 années de plus que les ouvriers sans limitations fonctionnelles…
Réformer notre système de santé pour l’adapter aux enjeux d’aujourd’hui
Pour répondre à ces trois défis, Marisol TOURAINE a lancé, le 23 septembre 2013, un vaste projet de refonte de notre système de santé, la « stratégie nationale de santé », articulé autour des trois objectifs suivants : encourager la prévention, faciliter l’accès aux soins et développer la recherche et l’innovation en santé. Au terme de plusieurs mois de débats avec l’ensemble des acteurs du système de santé, la ministre a présenté un texte de loi visant à adapter le système de santé à ces nouveaux enjeux. Le projet de loi de santé, qui sera examiné à l’Assemblée nationale au début du mois d’avril 2015, propose, à cet effet, des mesures à la fois structurantes et concrètes.
Renforcer la prévention 
La loi de santé fait le choix résolu de la prévention. Elle donne à chaque Français les moyens de protéger sa santé en adoptant, le plus tôt possible, les bons comportements. Des mesures fortes sont proposées pour améliorer l’information nutritionnelle sur les emballages alimentaires, combattre l’ivresse des jeunes (en sanctionnant l’incitation à la consommation excessive d’alcool), lutter contre le tabagisme (en mettant en place le paquet de cigarettes neutre ou en rendant les espaces publics de jeux non fumeurs) ou encore orienter les usagers de drogues vers des modes de consommation à moindre risque.
Faciliter l’accès aux soins de proximité 
Alors que plus d’un tiers des Français reconnaissent avoir renoncé au moins une fois à des soins dans l’année écoulée pour des raisons financières, la loi de santé propose de supprimer l’avance de frais chez le médecin ou d’étendre les tarifs sociaux pour les lunettes, les prothèses auditives et les soins dentaires aux bénéficiaires de l’Aide à la complémentaire santé (ACS). La loi de santé offre aussi aux patients des outils personnalisés pour s’orienter facilement dans le système de santé (création d’un service public d’information en santé, d’un numéro de téléphone unique pour accéder à un médecin de garde à proximité de chez soi à n’importe quelle heure…). Elle organise enfin le recentrage du système de soins autour des professionnels de santé de proximité et du médecin traitant.
Innover pour consolider l’excellence de notre système de santé
La loi de santé met à profit les progrès technologiques pour permettre aux professionnels de santé de prendre en charge leurs patients dans les meilleures conditions : le « Dossier médical partagé » (DMP), relancé par la loi, permettra par exemple aux professionnels de suivre le patient de manière coordonnée tout au long de sa prise en charge. Le texte facilite en outre l’accès aux données de santé, notamment pour leur exploitation à visée scientifique, tout en garantissant la protection de la vie privée. La démocratie sanitaire est renforcée à travers, notamment, la création de nouveaux droits pour les patients, dont celui d’engager des recours collectifs devant la justice en cas de préjudice d’ordre sanitaire.
Sur la base des nouvelles données publiées par la DREES, Marisol TOURAINE réaffirme la nécessité d’engager rapidement, avec les professionnels de santé, cette réforme structurante de notre système de santé, afin de le rendre plus juste et plus efficace, mais surtout mieux adapté aux problèmes de santé que les Français rencontrent aujourd’hui.
 
 
Le cancer est une cause majeure de décès dans le monde à l’origine de 8,2 millions de décès.
 

Cancer

Aide-mémoire N°297
Février 2015

Principaux faits
  • Les cancers figurent parmi les principales causes de morbidité et de mortalité dans le monde; en 2012, on comptait approximativement 14 millions de nouveaux cas et 8,2 millions de décès liés à la maladie.1
  • Le nombre de nouveaux cas devrait augmenter de 70% environ au cours des deux prochaines décennies.
  • Chez les hommes, les 5 types de cancer les plus couramment diagnostiqués en 2012 étaient le cancer du poumon, de la prostate, du côlon et du rectum, de l’estomac et du foie.
  • Chez les femmes, les 5 types de cancer les plus couramment diagnostiqués en 2012 étaient le cancer du sein, du côlon et du rectum, du col de l’utérus et de l’estomac.
  • Environ 30% des décès par cancer sont dus aux cinq principaux facteurs de risque comportementaux et alimentaires: un indice élevé de masse corporelle, une faible consommation de fruits et légumes, le manque d’exercice physique, le tabagisme et la consommation d’alcool.
  • Le tabagisme est le facteur de risque le plus important, entraînant dans le monde environ 20% de la mortalité par cancer et près de 70% des décès par cancer du poumon.
  • Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, on impute jusqu’à 20% des décès par cancer à des infections virales, notamment par le virus de l'hépatite B, C ou le papillomavirus humain (HPV).2
  • Plus de 60% des nouveaux de cancer surviennent en Afrique, Asie, Amérique centrale et Amérique latine. Ces régions représentent 70% des décès par cancer dans le monde.
  • On estime que le nombre de cas de cancer par an devrait augmenter de 14 millions en 2012 à 22 millions au cours des deux prochaines décennies.1

Le terme général de «cancer» s’applique à un grand groupe de maladies pouvant toucher n’importe quelle partie de l’organisme. On parle aussi de tumeurs malignes ou de néoplasmes. L’un des traits caractéristiques du cancer est la prolifération rapide de cellules anormales qui, au-delà de leur délimitation habituelle, peuvent envahir des parties adjacentes de l’organisme, puis essaimer dans d’autres organes. On parle alors de métastases, celles-ci étant la principale cause de décès par cancer.

Le problème
Le cancer est une cause majeure de décès dans le monde à l’origine de 8,2 millions de décès en 2012.1 Les principaux types de cancer sont les suivants:
  • cancer du poumon (1,59 million de décès)
  • cancer du foie (745 000 décès)
  • cancer de l’estomac (723 000 décès)
  • cancer colorectal (694 000 décès)
  • cancer du sein (521 000 décès)
  • cancer de l'œsophage (400 000 décès).
Quelle est la cause du cancer?
Le cancer apparaît à partir d’une seule cellule. La transformation d’une cellule normale en cellule tumorale est un processus passant par plusieurs étapes. Il y a classiquement une évolution vers une lésion précancéreuse puis vers une tumeur maligne. Ces modifications proviennent des interactions entre les facteurs génétiques propres au sujet et des agents extérieurs pouvant être classés en trois catégories:
  • les cancérogènes physiques, comme le rayonnement ultraviolet et les radiations ionisantes;
  • les cancérogènes chimiques, comme l’amiante, les composants de la fumée du tabac, l’aflatoxine (contaminant des denrées alimentaires) ou l’arsenic (polluant de l’eau de boisson);
  • les cancérogènes biologiques, comme des infections dues à certains virus, bactéries ou parasites.

Par le biais de son institution spécialisée, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), l’OMS tient à jour une classification des agents cancérogènes.

Le vieillissement est un autre facteur fondamental dans l’apparition du cancer. On observe en effet une augmentation spectaculaire de l’incidence avec l’âge, très vraisemblablement due à l’accumulation des risques de cancers spécifiques tout au long de la vie, conjuguée au fait que les mécanismes de réparation tendent généralement à perdre de leur efficacité avec l’âge.
Facteurs de risque du cancer
Le tabagisme, la consommation d’alcool, une mauvaise alimentation et la sédentarité sont les principaux facteurs de risque dans le monde. Certaines infections chroniques sont des facteurs de risque pour le cancer et ont une grande importance dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
Le virus de l’hépatite B (HBV), le virus de l’hépatite C (HCV) et certains types de papillomavirus humain (HPV) augmentent respectivement le risque de développer un cancer du foie ou du col de l’utérus. L’infection à VIH accroît fortement le risque de développer un cancer comme celui du col de l’utérus.
Comment réduire la charge du cancer ?
On a des connaissances étendues sur les causes du cancer, les interventions pour sa prévention et la prise en charge de la maladie. On peut réduire et endiguer le cancer en appliquant des stratégies fondées sur des bases factuelles pour la prévention, le dépistage précoce et la prise en charge des patients. Avec une détection précoce et un traitement adéquat, les chances de guérison sont grandes pour de nombreux cancers.
Modifier et éviter les facteurs de risque
On pourrait éviter plus de 30% de la mortalité dûe au cancer en modifiant ou en évitant les principaux facteurs de risque, à savoir:
  • le tabagisme;
  • la surcharge pondérale ou l’obésité;
  • la consommation insuffisante de fruits et légumes;
  • le manque d’exercice physique (sédentarité);
  • la consommation d’alcool;
  • l’infection à HPV sexuellement transmissible;
  • l’infection à virus HBV;
  • les rayonnements ionisants et non ionisants;
  • la pollution de l’air des villes;
  • les fumées à l’intérieur des habitations dues à l’utilisation de combustibles solides par les ménages.
À lui seul, le tabagisme est le facteur de risque cancéreux le plus important, entraînant dans le monde plus de 20% de la mortalité par cancer et environ 70% des décès par cancer du poumon. Dans de nombreux pays à revenu faible, jusqu’à 20% des décès par cancer sont dus aux infections à HBV et à HPV.
Stratégies de prévention
  • éviter les facteurs de risque énumérés ci-dessus;
  • vacciner contre le virus du papillome humain (HPV) et contre le virus de l’hépatite B (HBV).;
  • lutter contre les risques professionnels;
  • réduire l’exposition aux rayonnements non ionisants provenant des UV;
  • réduire l’exposition aux rayonnements ionisants (imagerie diagnostique professionnelle ou médicale).
Dépistage précoce
La détection et le traitement précoces des cas permettent de réduire la mortalité due au cancer. Un dépistage précoce comporte deux volets:
Diagnostic précoce
La prise de conscience des premiers signes et symptômes (pour des cancers comme celui de la peau, du col de l’utérus, du sein, du côlon et du rectum ou de la cavité buccale) afin de les diagnostiquer et de les traiter à un stade précoce. Le diagnostic précoce est particulièrement pertinent lorsqu’il n’y a pas de méthode efficace de dépistage ni – comme dans bon nombre de pays à revenu faible – d’intervention thérapeutique à conduire. En l’absence de détection ou de dépistage précoce, les patients sont diagnostiqués très tardivement au moment où le traitement curatif n’est plus envisageable.
Dépistage
Il vise à repérer les personnes présentant des anomalies évocatrices d’un cancer particulier ou d’un stade précancéreux et à les adresser rapidement à la structure appropriée pour le diagnostic et le traitement. Les programmes de dépistage sont particulièrement efficaces pour les cancers fréquents, pour lesquels on dispose d’un test économique, d’un coût abordable, acceptable et accessible pour la majorité de la population exposée.
Exemples de méthodes de dépistage:
  • l’inspection visuelle après application d’acide acétique (IVA) pour le cancer du col dans les milieux défavorisés;
  • test de dépistage du VPH pour le cancer du col de l’utérus;
  • le test de Papanicolaou pour le dépistage du cancer du col dans les milieux à revenu élevé ou intermédiaire;
  • la mammographie pour le dépistage du cancer du sein dans les milieux à revenu élevé ou intermédiaire.
Traitement
L’exactitude du diagnostic est essentielle pour administrer un traitement adapté et efficace car chaque type de cancer nécessite un protocole spécifique comprenant une ou plusieurs modalités comme la chirurgie et/ou la radiothérapie, et/ou la chimiothérapie. L’objectif primordial est de guérir la maladie ou de prolonger la durée de vie. Améliorer la qualité de vie des patients est aussi un objectif de premier plan. Les soins de soutien ou les soins palliatifs et le soutien psychologique peuvent y contribuer.
Potential de guérison parmi les cancers se prêtant à une détection précoce
Certains des types de cancer les plus répandus tels que le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus, le cancer de la cavité buccale et le cancer colorectal présentent des taux de guérison plus élevés s’ils sont décelés et traités précocement conformément aux meilleures pratiques.
Potentiel de guérison pour certains autres cancers
Certains types de cancer, bien que disséminés, tels que les leucémies et les lymphomes chez l’enfant, ou le séminome du testicule, présentent des taux de guérison élevés s’ils sont traités correctement.
Soins palliatifs
Les soins palliatifs consistent à soulager plutôt qu’à guérir les symptômes provoqués par le cancer. Les soins palliatifs peuvent aider les gens à vivre plus confortablement; il s’agit d’un besoin humanitaire urgent partout dans le monde pour les personnes atteintes de cancer ou d’autres maladies chroniques mortelles. Ils sont particulièrement nécessaires là où il existe une forte proportion de malades à un stade avancé pour lesquels les chances de guérison sont très minces.
Les soins palliatifs permettent d’atténuer les problèmes physiques, psychosociaux et spirituels chez plus de 90% des malades du cancer à un stade avancé.
Stratégies de soins palliatifs
Des stratégies efficaces de santé publique, comportant des soins dans la communauté ou à domicile, sont indispensables pour soulager la douleur, dispenser des soins palliatifs aux malades et aider leur famille dans les milieux défavorisés.
Il est indispensable d’améliorer l’accès à la morphine par voie orale pour traiter la douleur cancéreuse modérée à sévère, dont souffrent plus de 80% des malades en phase terminale.
L’action de l’OMS
En 2013, l’OMS a lancé son Plan d’action mondial pour la prévention et la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 qui vise à réduire de 25% la mortalité prématurée due au cancer, aux maladies cardio-vasculaires, diabète et aux maladies respiratoires chroniques. Certaines des cibles volontaires sont plus pertinentes pour la prévention du cancer comme celle relative à la réduction de 30% de la consommation de tabac au cours de la période comprise entre 2014 et 2025.
L’OMS et le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) collaborent avec d’autres organisations des Nations Unies au sein de l’Équipe spéciale interorganisations pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles et avec d’autres partenaires pour :
  • renforcer l’engagement politique en faveur de la prévention et de la lutte anticancéreuses;
  • coordonner et mener les recherches sur les causes de cancer chez l’homme, ainsi que sur les mécanismes de la carcinogénèse;
  • élaborer des stratégies de prévention et de lutte anticancéreuses;
  • suivre la charge du cancer (dans le cadre des travaux de l’Initiative mondiale pour le développement des registres du cancer);
  • produire de nouvelles connaissances et diffuser celles qui existent déjà pour faciliter la mise en œuvre de méthodes de lutte anticancéreuse fondées sur des bases factuelles;
  • élaborer des normes et des outils pour guider la planification et la mise en œuvre d’interventions pour la prévention, la détection précoce, le traitement et les soins;
  • faciliter la création de vastes réseaux de partenaires et d’experts de la lutte anticancéreuse aux niveaux mondial, régional et national;
  • renforcer les systèmes de santé aux niveaux national et local pour soigner et guérir les malades;
  • fournir une assistance technique pour le transfert rapide et efficace des interventions fondées sur les meilleures pratiques dans les pays en développement.

Références
1 World Cancer Report 2014, IARC
de Martel C, Ferlay J, Franceschi S, et al. Global burden of cancers attributable to infections in 2008: a review and synthetic analysis. The Lancet Oncology 2012;13: 607-615.
 
OMS, le 05/02/2015
Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, et Geneviève FIORASO, secrétaire d'Etat chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, se réjouissent des résultats encourageants de l'essai conduit en Guinée par l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) pour tester l'efficacité d'un médicament antiviral japonais, le favipiravir, contre le virus Ebola.
Bien qu’ils soient préliminaires, ces résultats sont porteurs d’un véritable espoir pour tous les malades qui se battent contre cette maladie. L’essai démontre en effet que l’administration de ce médicament fait diminuer la charge virale chez les patients traités, réduit la mortalité chez ceux qui présentent une faible charge virale et accélère leur guérison.
Les résultats de cet essai ont été présentés à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui coordonne, au niveau international, la réponse thérapeutique à l’épidémie d’Ebola.
Les ministres tiennent à féliciter les équipes de recherche qui ont conduit cet essai pour la qualité de leur travail, mené dans des conditions souvent très difficiles, et les perspectives ouvertes dans la lutte contre Ebola. Marisol TOURAINE salue encore une fois l’implication sans faille des nombreux professionnels de santé français, médecins, aides-soignants, infirmiers…, engagés en Afrique de l’Ouest pour combattre la terrible épidémie d’Ebola qui sévit depuis un an dans cette région et a déjà causé la mort de plus de 8 900 personnes.
 
L’hypnosédation en chirurgie combine l’induction d’un état d’hypnose chez le patient, à l’administration d’une sédation antalgique (un calmant) et l’injection d’un anesthésique local sur la zone à opérer.
A l’Institut Curie, plus de 70 interventions de chirurgie du cancer sein sous hypnosédation ont déjà été pratiquées, majoritairement des tumorectomies du sein, des prélèvements de ganglions sentinelles et des curages axillaires, ainsi que des mastectomies.
L’hypnose est réalisée au bloc opératoire par un médecin ou une infirmière anesthésistes formés.
Cette alternative à l’anesthésie générale, pratiquée à l’Institut Curie, remporte une adhésion de plus en plus forte chez les médecins et les patients pour son confort et son faible retentissement.
Les principes d’une intervention chirurgicale sous hypnose
L’hypnothérapeute rencontre la patiente avant l’intervention afin de connaître sa personnalité et ses préférences, en particulier les lieux, moments ou situations qui l’apaisent. Ces questions lui permettent de « conduire » la patiente vers l’évasion et l’imaginaire lors de l’intervention.
Pour induire l’hypnose, j’aide la patiente à se centrer sur elle-même et à se détacher de tout ce qui se passe autour d’elle.
Je l’invite, sur un mode actif, à entrer dans un état de conscience naturel, entre le rêve et l’éveil. Quand la patiente se trouve dans son monde imaginaire, nous parlons ensemble au présent. Nous vivons chaque moment comme si nous y étions.
Tout l’art de l’hypnose consiste à accompagner de manière personnalisée la patiente dans son champ des possibles et à la laisser aller là où elle veut et faire ce qu’elle a envie de faire. Je reste donc ouverte dans mes suggestions.
En fin d’intervention, j’inverse doucement l’état d’hypnose et j’aide la patiente à reprendre confortablement contact avec la réalité, tout en lui faisant des suggestions pour le post-opératoire, sur la cicatrisation, l’énergie ou l’appétit.
Le Dr Aurore Marcou, médecin anesthésiste et hypnothérapeute à l’Institut Curie
Concrètement, au bloc, la patiente va bénéficier :
  • d’une anesthésie locale du site opératoire (lidocaïne par exemple),
  • d’une sédation par intraveineuse contenant un analgésique de courte durée d’action (rémifentanil) préservant la conscience.
  • d’une mobilisation de la conscience par l’hypnose.
L’hypnose permet de diminuer :
  • l’inconfort psychologique de la patiente en « captant » sa conscience,
  • le message douloureux provenant d’une terminaison nerveuse en empêchant toutes les zones du cerveau d’être activées par la douleur.
A savoir :
L’hypnosédation ne peut être pratiquée que pour des interventions sur les organes situés assez près de la peau, où une analgésie est suffisante (on ne peut réaliser des chirurgies profondes), et n’est pas possible chez les personnes malentendantes.
Si au cours de l’intervention, l’hypnose ne suffisait pas, la patiente peut bénéficier facilement d’une anesthésie générale (en pratique, moins de 1% des cas (1)).
(1) 1 Meurisse M.: Bilateral neck exploration under hypnosedation: a new standard of care in primary hyperparathyroidism. Ann Surg. 1999 Mar; 229(3):401-8
Eviter l’anesthésie générale : des avantages forts pour la récupération post-opératoire des patient(e)s
L’anesthésie générale induit pharmacologiquement une diminution de la ventilation spontanée, des réflexes de déglutition, de la tension artérielle que le corps récupère doucement au réveil. Elle peut également induire une désorientation et des troubles de la mémoire .
L’hypnosédation a par comparaison un retentissement minime sur les fonctions vitales.
Le Dr Aurore Marcou
Cette méthode est particulièrement adaptée pour les patients fragiles, très âgés ou présentant des comorbidités importantes qu’une anesthésie générale pourrait déstabiliser. Elle permet également d’éviter les désagréments du réveil tels que les nausées et les vomissements liés à l’anesthésie générale.
L’hypnosédation est une excellente alternative à l’anesthésie générale pour certaines patientes, leur permettant une meilleure récupération post-opératoire.
Le Dr Séverine Alran, chirurgienne à l’Institut Curie
Question de préférence… et de satisfaction
Toutes les hynosédations ne sont pas motivées par des raisons médicales :
La patiente peut évoquer spontanément la possibilité d’une chirurgie sous hypnose parce qu’elle en a entendu parler, ou c’est moi qui, selon la chirurgie que je pratique et la personnalité de la patiente, estime pouvoir la lui proposer.
Le Dr Séverine Alran, chirurgienne à l’Institut Curie
L’hypnose ne peut s’effectuer sans la pleine coopération du patient : elle n’est donc évidemment pas indiquée pour les personnes réfractaires à cette idée.
Le Dr Aurore Marcou
Une étude menée sur 47 patients par le Dr Aurore Marcou et le Dr Alain Livartowski, oncologue médical à l’Institut Curie, a permis de montrer que la satisfaction des patientes envers l’hypnosédation était excellente avec une note de 9,2 /10. 100% d’entre elles étaient prêtes à une nouvelle intervention sous hypnosédation (2).
Une évolution des pratiques pour les praticiens et le personnel soignant
L’hypnosédation implique une mobilisation de toute l’équipe médicale et une concentration supplémentaire de la part du chirurgien.
L’ambiance doit être calme et assez silencieuse au bloc pour que la patiente reste détendue et concentrée sur son hypnose. Il faut également parler peu et choisir ses mots, éviter tout terme anxiogène. Le geste chirurgical est la plupart du temps le même.
Par ailleurs, le réveil, avec toute la surveillance que cela suppose, n’est plus nécessaire. L’hypno-analgésie nous incite à évoluer dans certaines de nos pratiques et dans l’organisation de la prise en charge chirurgicale.
Le Dr Séverine Alran, chirurgienne à l’Institut Curie
Plus d'informations
Contact presse :
Catherine Goupillon-Senghor
Tél. : 01 56 24 55 23 / 06 13 91 63 63
 
(2) Marcou A, Livartowski A : Evaluation de la performance de l’hypnosédation en chirurgie ambulatoire. Congrès ENCC 2011.
(3) Maquet P et al. Functional neuroanatomy of hypnotic state.Biol Psychiatry. 1999; 45(3):327-33
(4) Demertzi A et al. Hypnotic modulation of resting state fMRI default mode and extrinsic network connectivity. Prog Brain Res. 2011;193:309-22
(5) Faymonville ME et al. Neural mechanisms of antinociceptive effects of hypnosis. Anesthesiology 2000 (92): 1257-1267.
(6) Rainville et al. Pain affect encoded in human anterior cingulate but not somatosensory cortex. Science 1997;277(5328):968-71.
 
UNICANCER, le 29/01/2015
L’épidémie de grippe saisonnière arrive en France où le seuil épidémique national a été franchi la semaine dernière. Le site GrippeNet.fr invite toute personne résidant en France métropolitaine, malade ou non, à participer à la surveillance de la grippe de façon anonyme et volontaire.
GrippeNet.fr est un projet de surveillance et de recherche sur la grippe, mené via Internet par le réseau Sentinelles (Inserm – UPMC) et l’Institut de veille sanitaire. Il est financé par l’Agence nationale de la Recherche et ne reçoit aucun financement privé. Il fait partie d’un projet européen, Influenzanet. D’autres pays ont mis en place un système de surveillance similaire.
Il s’agit d’une étude participative ouverte à la population générale résidant en France métropolitaine. Chacun peut y participer de façon volontaire, anonyme et bénévole, quels que soient son âge, sa nationalité et son état de santé. Pas besoin d’avoir des symptômes grippaux pour participer, la participation de personnes saines est aussi importante que celle de personnes malades.
Les données épidémiologiques recueillies (âge, symptômes présentés, statut vaccinal, etc.) permettent de connaître en temps réel la proportion de participants présentant un syndrome grippal en France, et d’étudier la façon dont la maladie se propage.
Pourquoi GrippeNet.fr ?
L’estimation du nombre de personnes atteintes par une épidémie est fondamentale pour pouvoir mesurer correctement l’impact en termes de morbidité et mortalité. En France, la surveillance de la grippe est réalisée par une combinaison de surveillance épidémiologique et virologique, par le biais de réseaux de surveillance (hospitalier ou en médecine de ville). Depuis 2012, GrippeNet.fr permet de compléter les systèmes de surveillance existants en prenant en compte toute la population résidant en France, y compris celle qui ne consulte pas les médecins, et qui n’est donc pas comptabilisée par les méthodes de surveillance traditionnelles.
Comment participer ?
Il suffit d’une adresse email et de s’inscrire sur le site www.grippenet.fr, pour une participation à l’étude durant la saison hivernale (de mi-novembre à mi-avril en général). Après remplissage d'un premier questionnaire d'inclusion (âge, sexe, vaccination antigrippale, etc.), les participants sont invités toutes les semaines via une newsletter sur la grippe à rapporter la présence ou l’absence de symptômes (maux de gorge, nez qui coule, mal de tête, éternuement, etc.). Sur leur compte personnel, ils ont ensuite accès à l'historique de leur état de santé et à la situation de l'ensemble des participants, mais aussi à la situation des participants de la même tranche d’âge et du même sexe, par exemple. Les mineurs sont invités à participer via le compte d’un de leurs parents et les parents sont invités à remplir ce questionnaire à leur place s’ils sont trop jeunes pour le faire. Cette fonctionnalité permet d’avoir une meilleure connaissance de la situation de la grippe chez les enfants. Pour cette saison 2014-2015, G-GrippeNet permettra de suivre spécifiquement les femmes enceintes (fréquence de la grippe chez elles et nombre de femmes vaccinées contre la grippe pendant leur grossesse en France métropolitaine).
Pour en savoir plus
Dossier de presse sur le site de l’InVS : Lancement de la 4e saison de GrippeNet.fr
sur le site de l'InVS : Surveillance de la grippe en France
contact@grippenet.fr (pour les questions générales)
g-gnet@grippenet.fr (pour les questions relatives à la participation des femmes enceintes).
 
INPES, le 27/01/2015
En juin 2013, l’Institut national du cancer (INCa), en accord avec l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (l’ANSM), lançait un programme novateur pour un accès sécurisé à des thérapies ciblées innovantes : le programme AcSé.
Il permet de proposer à des patients, adultes et enfants, atteints de cancers et en échec thérapeutique, des thérapies ciblant les mutations génétiques de leur tumeur, indépendamment de l’organe concerné.
AcSé se décline en différents essais cliniques portant sur des médicaments innovants.
Un an et demi après, l’INCa et ses partenaires dressent un 1er bilan de ce programme, un point d’étape du 1er essai qui porte sur le crizotinib et présentent le 2nd essai portant sur le vemurafenib.
L’enjeu du programme AcSé
L’objectif de ce projet novateur est de voir si des traitements aujourd’hui utilisés pour un certain type de cancer peuvent avoir une efficacité sur d’autres tumeurs.
Pr Agnès Buzyn, présidente de l’INCa
Traiter un cancer non plus en fonction de l'organe touché mais en fonction des spécificités de la tumeur, voici le principe de la médecine de précision. L’objectif est d'utiliser des médicaments ciblant les conséquences d'une anomalie génétique présentes au sein des tumeurs. Certaines altérations identiques peuvent être présentes dans des cancers d’organes différents.
Les médicaments ciblant ces altérations et qui ont ou vont obtenir une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) pour le traitement d’un cancer d’un organe déterminé pourraient donc être efficaces pour des patients ayant un cancer d’un organe différent mais présentant la même anomalie génétique.
L’idée du programme AcSé est d’évaluer l’intérêt d’ouvrir les indications de prescription de ces médicaments innovants à d’autres cancers, en se basant sur le « profil génétique » de la tumeur et non pas uniquement sur l’organe d’origine.
AcSé permet ainsi d’accélérer l’accès aux thérapies ciblées en proposant à des patients atteints de cancer et dont la tumeur présente une même altération génétique, un accès précoce à des médicaments innovants en dehors de ses indications validées dans le cadre de l’AMM.
Cet accès est proposé aux patients sur l’ensemble du territoire et de façon sécurisée, grâce à leur participation à un essai clinique.
Seuls les essais cliniques permettent de mettre à disposition des patients des médicaments innovants, tout en assurant leur sécurité et le recueil des données de sécurité et d’efficacité.
C’est pour répondre à ces enjeux d’accessibilité et de sécurité que le programme AcSé a été conçu. Les essais cliniques de phase 21 du programme AcSé sont proposés aux établissements ayant une autorisation de traitement par chimiothérapie du cancer et en capacité de réaliser de la recherche clinique sur l’ensemble du territoire.
La phase 2 permet une première évaluation de l'efficacité de la molécule sur la maladie, du dosage optimal, ainsi que du rapport efficacité/tolérance
Ces essais cliniques permettent d’identifier, en cas d’efficacité, les potentielles nouvelles indications qui devraient être développées par le laboratoire. À l’inverse, si aucun signe d’efficacité n’est observé dans certaines tumeurs, la prescription inutile du médicament dans l’indication peut ainsi être évitée à d’autres patients (essais cliniques, prescriptions hors AMM etc.).
Enfin, ce programme permet d’inclure des patients atteints de cancers rares et ainsi d’évaluer l’efficacité du médicament dans ces indications qui ne font pas forcément l’objet d’une stratégie de développement de la part des laboratoires pharmaceutiques.
AcSé en bref
  • Proposer aux patients adultes et enfants atteints de cancer et  en échec de thérapeutiques validées, d’accéder à un traitement basé sur une anomalie moléculaire de leur tumeur, dans le cadre sécurisé d’un essai thérapeutique de phase 2. Les patients ayant accès à un essai clinique existant ne sont pas concernés par le programme AcSé ;
  • Etudier l’intérêt de ces molécules ciblées innovantes, en termes d’efficacité et de tolérance, chez des patients atteints de cancers de différents types cytologiques ou histologiques, présentant l’anomalie moléculaire ciblée, en l’absence d’AMM dans cette indication, d’essai clinique de développement, d’ATU de cohorte ou de RTU ;
  • Garantir une égalité d’accès des patients aux traitements innovants sur tout le territoire français, que ces patients soient pris en charge dans le secteur public ou privé.
L’essai AcSé crizotinib : un démarrage réussi
Un an et demi après son lancement, l’essai AcSé crizotinib, premier essai clinique du programme AcSé, a démontré la pertinence et la faisabilité du programme, avec à ce jour plus de 150 centres recruteurs ouverts dans toute la France, 100 patients inclus dans l’essai et en moyenne 300 tumeurs de patients testées par mois dans les plateformes de génétique moléculaire financées par lNCa.
AcSé crizotinib est un essai clinique conçu pour permettre l’accès au crizotinib à des patients adultes, adolescents ou enfants, atteints de cancers et en situation d’échec thérapeutique, qui présentent une altération génétique d’au moins une des cibles du crizotinib (ALK, MET ou ROS1).
Le crizotinib est un médicament anticancéreux d’administration orale, aujourd’hui commercialisé sous le nom de Xalkori® par le laboratoire Pfizer.
Actuellement, sa prescription est autorisée aux seuls patients adultes qui souffrent d’un cancer du poumon présentant une altération moléculaire spécifique, une translocation du gène ALK. Cependant, le crizotinib agit sur différentes altérations moléculaires (ou cibles) qui peuvent être retrouvées dans d’autres cancers.
Débuté en juillet 2013, l’essai AcSé crizotinib permet de traiter des patients présentant une des cibles du médicament. Il est prévu d’inclure jusqu’à 500 patients sur tout le territoire français. Ces patients sont repartis dans une vingtaine de cohortes, avec une vingtaine de patients attendus dans chacune d’entre elles.
Les altérations cibles du médicament sont identifiées grâce à une analyse de biomarqueurs réalisée sur un échantillon prélevé de la tumeur des patients, via des plateformes hospitalières de génétique moléculaire financées par l’INCa.
L’essai AcSé crizotinib est promu par UNICANCER et coordonné scientifiquement par le Pr Gilles Vassal, pédiatre et directeur de la recherche clinique de Gustave Roussy (Villejuif). Il est cofinancé par l'INCa et par la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer. Le laboratoire Pfizer met à disposition gratuitement le crizotinib pendant toute la durée de l’essai clinique.
En décembre 2014, l’essai AcSé crizotinib était ouvert aux inclusions de patients dans 150 hôpitaux, centres de lutte contre le cancer et cliniques (cf carte des centres ouverts à l’inclusion).
Plus de 4 000 patients ont pu bénéficier d’une analyse de leur tumeur, une altération moléculaire a été retrouvée pour environ 100 d’entre eux. Après les premiers mois et un démarrage progressif, l’activité des plateformes a atteint un rythme d’environ 300 patients testés par mois.
A ce jour, 100 patients ont pu recevoir le crizotinib dans le cadre de l’essai. Le recrutement est particulièrement actif chez les patients atteints d’un cancer du poumon avec une anomalie de ROS1 ou MET (54 patients inclus à ce jour) et d’un cancer colorectal avec une anomalie de MET (14 patients).
D’autres cohortes s’adressent à des patients atteints de cancers très rares comme les enfants avec un neuroblastome ou certains sarcomes des tissus mous.
L’essai AcSé crizotinib a démontré ainsi que le programme AcSé répond à son objectif premier qui est de permettre aux patients dans toute la France de bénéficier d’un accès sécurisé à des traitements innovants.
Le traitement est bien toléré aussi bien chez l’adulte que chez l’enfant.
Et pour certains patients en situation d’échec thérapeutique notamment dans le cancer du poumon, le crizotinib a montré des signes d’efficacité très encourageants.
Nous allons poursuivre les efforts de recrutement dans toutes les pathologies concernées afin de définir, c’est notre plus grand souhait, tous les patients qui peuvent bénéficier d’un traitement par crizotinib.
Le Pr Gilles Vassal, pédiatre et directeur de la recherche clinique de Gustave Roussy (Villejuif)
Les chiffres clés
Un essai ouvert depuis 18 mois, accessible dans 150 sites
20 cohortes portant sur différents types de cancer
4 000 tumeurs de patients analysées
300 tests de génétique moléculaire par mois
100 patients ont déjà pu recevoir le crizotinib dans le cadre de l’essai
Présentation du nouvel essai : AcSé vemurafenib
AcSé vemurafenib est le deuxième essai clinique du programme AcSé. Cet essai vient d’être lancé et vise à évaluer l’efficacité et la tolérance du vemurafenib sur environ 500 patients atteints de divers types de cancer, ayant comme point commun de présenter une anomalie génétique précise (les mutations V 600 du gène BRAF) ciblée par ce traitement.
Le vemurafenib est un médicament anti-cancéreux d’administration orale réservé aux patients adultes atteints d’un mélanome, porteurs des mutations V600 du gène BRAF, impliqué dans les processus de division et de prolifération cellulaire. Il agit en bloquant la protéine BRAF qui se retrouve suractivée spécifiquement dans les cellules cancéreuses lorsque la mutation est présente.
Ce traitement récent a obtenu une autorisation de mise sur le marché en décembre 2011. Dans le mélanome, 40 % des tumeurs présentent une mutation de ce gène. Dans les essais cliniques, le vemurafenib a induit une réponse partielle ou complète chez plus de 80 % des patients atteints d'un mélanome muté sur V600. Il est commercialisé en Europe par le laboratoire Roche sous le nom de Zelboraf®.
Actuellement ce médicament ne peut pas être prescrit en dehors de cette indication bien précise. Cependant, des anomalies du gène BRAF peuvent être identifiées dans plusieurs autres types de tumeurs.
L’essai clinique de phase 2 AcSé vemurafenib a pour objectif de savoir si les patients souffrant d’un cancer muté sur BRAF autre qu’un mélanome pourraient bénéficier du vemurafenib.
A terme, l’étude sera active sur tout le territoire français et devrait inclure jusqu’à 500 personnes adultes, souffrant de cancers différents, ayant comme point commun de présenter une anomalie du gène BRAF. Les inclusions des patients viennent de commencer puisque l’ouverture de cet essai dans les établissements de santé a débuté en octobre 2014.
Afin d’évaluer l’efficacité potentielle et la tolérance au vemurafenib dans ces différentes maladies, des groupes de 30 à 50 patients seront constitués par type de cancer. Les pathologies concernées sont :
  • Cancer du poumon non à petites cellules
  • Cancer de l’ovaire
  • Cholangiocarcinome (forme assez rare de cancer du foie)
  • Cancer de la thyroïde
  • Cancer de la prostate
  • Cancer de la vessie
  • Sarcome/GIST
  • Myélome multiple
  • Leucémie Lymphoïde Chronique
  • Leucémie à tricholeucocytes
  • Autres cancers présentant une altération activatrice de BRAF
Pour participer à l’essai AcSé vemurafenib, les patients doivent être âgés de plus de 18 ans (en attendant que des données pharmacologiques du médicament soient disponibles en pédiatrie pour ouvrir l’étude aux mineurs), diagnostiqués avec un cancer localement avancé inopérable ou métastatique pour lequel il n’existe pas une autre thérapie validée et non éligibles à un autre essai clinique ouvert en France.
L’identification de la mutation BRAF V600 sera réalisée par les 28 plateformes hospitalières de génétique moléculaire des cancers financées par l’INCa.
Cet essai est promu par UNICANCER et coordonné scientifiquement par le Pr Jean-Yves Blay, directeur général du Centre Léon Bérard (centre de lutte contre le cancer de Lyon). Il bénéficie du soutien financier de l'INCa et de la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer.
Le laboratoire Roche met à disposition gratuitement le vemurafenib pendant toute la durée de l’essai clinique.
Cet essai apporte un nouvel espoir aux patients en échec thérapeutique souffrant d’une tumeur ayant une altération génomique de BRAF.
Grâce au programme AcSé, ils peuvent bénéficier d’un accès sécurisé à un traitement innovant, le vemurafenib, ayant déjà fait ses preuves dans les cas de mélanome présentant cette mutation.
 Le Pr Jean-Yves Blay
Plus d'informations
Contact presse UNICANCER : 
VivianeTRONEL
Responsable de la communciation
Tél. : 01 76 64 78 00 > 06 22 19 92 58
 
 
UNICANCER, le 09/01/2015
La convention constitutive de la Fédération Médicale Inter Hospitalière d'Urgence du Sud Vaucluse composée des :
  • Centre Hospitalier Henri Duffaut d'Avignon, représenté par son Directeur, M. Francis DECOUCUT,
  • Centre Hospitalier Intercommunal de Cavaillon-Lauris, représenté par son Directeur, M. Francis DECOUCUT,
  • Centre Hospitalier du Pays d'Apt, représenté par sa Directrice, Mme Danielle FREGOSI,
  • Centre Hospitalier de Carpentras, représenté par son Directeur, M. Alain DE HARO,
vient d'être signée, ce mardi 2 décembre 2014.
 
Projet émanant de la Communauté Hospitalière de Territoire, la Fédération regroupe les services d’Urgences y compris les lits d’hospitalisation qui y sont rattachés, ainsi que le SAMU 84 et les Services Mobiles d’Urgence et de Réanimation (SMUR) des quatre centres hospitaliers.
Placée sous la responsabilité du Chef de service des Urgences, du SAMU-SMUR du Centre Hospitalier d’Avignon, le Dr Stéphane BOURGEOIS, la Fédération a pour objectif de favoriser la coordination de la prise en charge des urgences sur les quatre sites, l'harmonisation des pratiques et l'homogénéisation du niveau de soins.
Cette fédération a pour objet de favoriser le recrutement de médecins urgentistes pour les quatre établissements publics de santé, et de mettre en réseau les quatre structures en vue d’assurer la continuité des soins dans une prise en charge graduée, de professionnaliser les pratiques en veillant à la qualification des intervenants médicaux et de mettre en commun procédures et protocoles de prise en charge favorisant la qualité et la sécurité des soins et renforcer la mise en place de filières.
 
CH AVIGNON, le 02/12/2014
Suite à l'appel à la cessation d’activité pendant les fêtes de fin d’année et au début de l’année 2015 émanant de syndicats représentant les médecins libéraux, (ces appels s’ajoutant, dans certains départements, à la poursuite du mouvement de grève des gardes des pharmaciens d’officine), l'ARS Paca vous informe sur les mesures mises en place pour assurer au maximum la continuité de l’accès aux soins pendant cette période.
Médecins généralistes
Si vous aviez rendez-vous avec votre médecin pendant la semaine concernée par la mobilisation : dans le cadre de son obligation déontologique d’information de sa patientèle, le médecin ou son secrétariat vous aura normalement contacté afin de vous informer de son absence et reprogrammer avec vous un rendez-vous à une autre date.
En cas de doute, contactez votre médecin.
Du mercredi 24 décembre 20h au lundi 29 décembre 8h
 
En journée entre le mercredi 24 décembre 20h00 et le lundi 29 décembre 8h00, et toutes les nuits :
  • le dispositif spécifique de permanence des soins ambulatoires (service de garde des médecins généralistes) sera applicable : pour toute demande médicale pendant cette période, les patients sont invités à contacter directement le 15 ou SOS médecin.  Vous serez orienté en fonction de votre situation médicale.
En dehors de cette période, et en journée, si vous avez besoin d’un médecin :
  • il vous est conseillé d’appeler en première intention votre médecin afin de savoir s’il assure ses consultations auprès de sa patientèle ou si le message de son répondeur réoriente ses patients.

Si ce n’est pas le cas, appelez le 15 qui vous orientera en fonction de votre demande.
Dans tous les cas pour toute urgence médicale grave, ou en cas de doute, contactez le 15, accessible 24h/24h.

 
ARS PACA, le 22/12/2014
On estime que près de 8 % des adolescents entre 12 et 18 ans souffriraient d’une dépression. Or à cet âge, la dépression passe souvent inaperçue : l’adolescent a des difficultés à exprimer ses ressentis, manifeste sa souffrance différemment des adultes et sa dépression peut être confondue avec les sentiments de déprime, courants à l'adolescence.
C’est pourquoi la Haute Autorité de Santé (HAS) publie – pour la première fois – des recommandations pour aider les médecins de premiers recours, acteurs clés du repérage, à établir le bon diagnostic et à proposer une prise en charge adaptée à chaque situation.
Recueillir la confidence d’un adolescent en souffrance est difficile, car il n’accorde pas spontanément sa confiance. L’intervention d’un adulte peut de surcroît être vécue comme une intrusion ou une menace pour son autonomie. Si une minorité d’adolescents en souffrance recourt aux soins, ils sont une majorité à privilégier le médecin généraliste.
Les recommandations publiées aujourd’hui par la HAS visent pour la première fois à aider ces médecins de premier recours à repérer la souffrance dépressive de l’adolescent, diagnostiquer et évaluer l’intensité de la manifestation dépressive, repérer une crise suicidaire, instaurer une prise en charge adaptée et l’orienter vers des soins spécialisés si nécessaire.
Une dépression difficile à repérer et qui peut passer inaperçue
Les symptômes de la dépression ne s’expriment pas aussi clairement que chez l’adulte et un épisode dépressif caractérisé (EDC) passe souvent inaperçu à l’adolescence. Dans cette tranche d’âge, aucun symptôme n’est spécifique à la dépression et elle s'exprime davantage par des comportements et des somatisations. La dépression est ainsi difficile à repérer à cause de symptômes fluctuants et parfois trompeurs (irritabilité ou agressivité par exemple) mais aussi à cause d’une confusion entre la dépression et la « crise d’adolescence ».
Ne pas confondre la dépression avec la déprime traversée durant l’adolescence
L’une des premières étapes du repérage de la dépression est de la dissocier de la déprime, vécue par une majorité de jeunes durant l’adolescence, période de transition marquée par de multiples transformations.
  • La déprime est un état normal et transitoire durant lequel l’adolescent présente une série de symptômes à tonalité dépressive (comme la morosité ou l’instabilité émotionnelle). Cet état ne présente pas une intensité cliniquement significative et ne retentit pas significativement sur le fonctionnement quotidien, relationnel ou scolaire de l'adolescent. Elle doit toutefois être surveillée car elle constitue un facteur de risque vers une véritable dépression.
  • La dépression (ou épisode dépressif caractérisé) se caractérise quant à elle par des symptômes dépressifs (troubles de l’humeur, du cours de la pensée, troubles physiques et instinctuels, cognitions négatives et idéations suicidaires) s’inscrivant dans la durée et entraînant une souffrance cliniquement significative et un retentissement sur le quotidien de l’adolescent.
Etablir le bon diagnostic
Le médecin généraliste doit adopter une approche empathique et collaborative centrée sur l’adolescent. Celui-ci doit être considéré comme un individu singulier, capable de participer autant que possible au processus de prise de décision et ne doit pas être réduit à ses seuls symptômes.
Face à une souffrance, il doit prendre en compte les différents facteurs de risque (individuels et environnementaux, ainsi que les signes de risques suicidaires), rechercher une dépression sous-jacente et prévoir avec l’adolescent une prochaine consultation dont le délai sera adapté à la gravité des symptômes.
Pour établir le diagnostic de dépression, les symptômes doivent durer au moins 15 jours et être au minimum au nombre de cinq, comprenant un des deux symptômes cardinaux : humeur dépressive (ou irritable) ou perte d’intérêt (ou de plaisir). Le médecin évaluera l’intensité de la dépression (légère, modérée ou sévère) et ses caractéristiques symptomatiques (mélancolique, atypique, anxieuse, mixte, psychotique).
Adapter la prise en charge : à l’adolescent, à sa situation
A court et moyen terme, l’objectif de la prise en charge de la dépression est de gérer la crise suicidaire et de protéger l’adolescent. A long terme, il s’agit d’aider l’adolescent à dépasser ses vulnérabilités et à retrouver une estime de soi. Selon la sévérité de la dépression, différents types de psychothérapies sont recommandées (thérapies de soutien ou spécifiques). Ces techniques accordent une grande place à l’empathie et au dialogue avec des approches diversifiées et doivent s’adapter à chaque individu.
En présence de symptômes graves, de complexité du diagnostic, d’une difficulté dans la relation thérapeutique ou d’une demande formulée par le patient, l’adolescent peut être orienté vers un (pédo)psychiatre.
La place de la famille dans la prise en charge doit faire intégralement partie du processus de prise en charge dans la mesure où la dépression est souvent liée à une problématique relationnelle avec les parents.
Et dans certains cas : prise en charge médicamenteuse, hospitalisation
Si après 4 à 8 semaines de psychothérapie, les symptômes persistent, la prise en charge médicamenteuse pourra être envisagée uniquement en association avec une psychothérapie. Ce type de prise en charge peut également être envisagé si le travail relationnel est impossible avec le thérapeute.
Enfin, l’hospitalisation est réservée à certaines situations graves, lorsque le risque de passage à l’acte suicidaire est imminent ou si le contexte familial est défavorable. En dehors de l’urgence, c’est un (pédo)psychiatre qui doit évaluer cette possibilité.
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HAS, le 16/12/2014

Faits marquants au 4 novembre 2014

Au cours des deux dernières semaines, le nombre de signalements a doublé par rapport aux deux semaines précédentes ; une personne est décédée par intoxication accidentelle domestique au CO en lien avec le mésusage d’un groupe électrogène.
Toute personne ayant connaissance d’une intoxication au CO, suspectée ou avérée, à l’exclusion des intoxications par incendie, la signale à l’Agence Régionale de Santé (ARS) ou au Centre Antipoison et de Toxicovigilance (CAPTV) qui recueille les premières informations sur les personnes concernées et les circonstances de survenue pour déclenchement des enquêtes médico-environnementales par les services compétents.

Les signalements d'intoxication

Répartition hebdomadaire (depuis le 1er septembre 2013) du nombre d'épisodes d'intoxication au CO, suspectée ou avérée et du nombre de personnes exposées et transportées vers un service d’urgence hospitalier

Depuis le 1er septembre 2014

104 signalements ont été signalés au système de surveillance, impliquant 327 personnes dont 231 ont été prises en charge par un service d’urgence hospitalier et 38 dirigées vers un service hospitalier de médecine hyperbare. Au cours de la même période en 2013, 181 signalements avaient été déclarés (535 personnes exposées dont 380 transportées vers un service d’urgence hospitalier).
4 décès par intoxication accidentelle ont été déclarés. Au cours de la même période de la saison de chauffe précédente, 3 décès avaient été signalés au système de surveillance. Au cours des deux dernières semaines, un décès par intoxication domestique a été provoqué par des émanations de CO d’un groupe électrogène utilisé alors que l’alimentation électrique avait été coupée pour défaut de paiement.

Au cours des deux dernières semaines,

37 signalements font état d’une exposition de 141 personnes à l’émanation de CO, toutes ont été transportées vers un service d’urgence hospitalier et une personne décédée. Au cours des mêmes semaines de 2013, 53 intoxications étaient survenues (151 personnes exposées dont 107 transportées vers un service d’urgence hospitalier).

Les intoxications au CO en lien avec un groupe électrogène ou un brasero/barbecue

Depuis le 1er septembre 2014, 6 épisodes en lien avec l’utilisation inappropriée d’un groupe électrogène ont impliqué 24 personnes, toutes transportées vers un service d’urgence hospitalier. La moitié de ces épisodes est survenue au cours des deux dernières semaines.
Parmi les 7 épisodes d’intoxication par brasero/barbecue signalés depuis le 1er septembre (impliquant 28 personnes), 3 sont survenus au cours des deux dernières semaines.

En région

Depuis le 1er septembre 2014, le Nord-Pas-Calais (15), l’Ile-de-France (15), Rhône-Alpes (9) et le Centre (9) sont les régions les plus concernées par les intoxications. Le nombre de signalements en Nord-Pas-Calais et en Ile-de-France est deux fois moins élevé que celui observé à la même période de l’année dernière (30 et 29 respectivement).

Principaux déclarants

Depuis le 1er septembre 2014, les principaux déclarants ont été :
  • les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) : 54% des signalements ;
  • les services d’urgence hospitaliers : 25% des signalements ;
  • les services de médecine hyperbare : 7% des signalements.

De la surveillance à la prévention

La direction générale de la santé (DGS) et l’institut national de la prévention et de l’éducation pour la santé (Inpes) rappellent les conseils destinés à éviter la survenue d’intoxication au CO.
  • Ne jamais se chauffer avec des appareils non destinés à cet usage (réchauds de camping, fours, braseros, barbecues).
  • Ils doivent impérativement être placés à l’extérieur des bâtiments.
  • Faire vérifier et entretenir les conduits de fumées (par ramonage mécanique)
  • Faire vérifier et entretenir chaudières, chauffe-bains, inserts, poêles
  •  N’installez jamais les groupes électrogènes dans un lieu fermé (maison, cave, garage…)
  • Ils doivent impérativement être placés à l’extérieur des bâtiments

Dossier de presse sonore

Un dossier de presse sonore "Monoxyde de carbone : le flash prévention" est mis à disposition par l’INPES. Véritable support de prévention, il comporte 10 chroniques d’information d’1 min.30, sous forme d’interviews abordant aussi bien les gestes de prévention et que l'identification des symptômes.
Pour diffuser et recevoir le dossier de presse sonore complet, merci d'envoyer un mail à felicie.david@inpes.sante.fr
Signalements d'intoxication au CO par région
INVS, le 04/11/2014
GENEVE - L’Organisation mondiale de la Santé a réuni hier de hauts représentants des gouvernements des pays touchés par la maladie à virus Ebola et des représentants des partenaires du développement, de la société civile, des organismes de réglementation, des fabricants de vaccins et des bailleurs de fonds afin qu’ils débattent et conviennent des moyens d’accélérer les essais et le déploiement de vaccins en nombre suffisant pour faire reculer l’épidémie de maladie à virus Ebola.

Au cours de cette réunion, les principaux engagements suivants ont été pris par consensus:

Les résultats des essais cliniques de phase 1 des vaccins dont la mise au point est la plus avancée devraient être disponibles en décembre 2014 et les essais d’efficacité commenceront également, dans les pays touchés, à la même période. À cet égard, les protocoles seront adaptés pour tenir compte des résultats relatifs à l’innocuité et à l’immunogénicité, au fur et à mesure de leur disponibilité.
  • Les laboratoires pharmaceutiques qui mettent au point les vaccins s’engagent à augmenter les capacités de production afin de que plusieurs millions de doses soient disponibles en 2015 et que des centaines de milliers de doses soient déjà prêtes avant la fin du premier semestre. Dans les pays où les vaccins sont fabriqués et en Afrique, les autorités de réglementation s’engagent à soutenir la réalisation de cet objectif en respectant des délais très courts.
  • La participation des communautés est essentielle et il est urgent d’intensifier l’action, en partenariat avec les communautés locales, les gouvernements nationaux, les ONG et les organisations internationales.
Toutes les parties ont appelé l’OMS à assurer la coordination entre les différents acteurs concernés.
Les vaccins sont susceptibles d’influer considérablement sur l’évolution de l’épidémie. Toutes les parties coopèrent pour finaliser l’approche permettant de mettre au point et de distribuer le plus rapidement possible les vaccins, y compris moyennant la participation directe des communautés touchées, afin que des traitements et des méthodes de prévention efficaces soient adoptés et largement diffusés par les ambassadeurs les plus efficaces, à savoir les communautés elles-mêmes.
Les essais de vaccins ont déjà commencé aux États-Unis d’Amérique, au Mali et au Royaume-Uni et débutent en Allemagne, au Gabon, au Kenya et en Suisse, afin de déterminer l’innocuité et le dosage adapté.
«Nous mettons en œuvre en quelques semaines un processus qui prend généralement plusieurs années mais nous veillons à ce que l’innocuité reste la première des priorités, la seconde étant, immédiatement après, la vitesse et la capacité de production», a déclaré Marie-Paule Kieny, Sous-Directeur général de l’OMS chargé des systèmes de santé et de l’innovation.
Prochainement, le Directeur général de l’OMS collaborera avec plusieurs groupes pour faire avancer le plus vite possible les essais et le déploiement des vaccins.

Participants à la réunion

Ont participé à la réunion de hauts représentants des ministères de la santé et des affaires étrangères des pays suivants: Allemagne, Canada, Chine, États-Unis d’Amérique, Fédération de Russie, France, Guinée, Italie, Japon, Libéria, Mali, Nigéria, Norvège, Royaume-Uni, Sierra Leone et Suisse; de hauts représentants de l’Union européenne.
Étaient également présents des représentants du SAGE, de l’Agence européenne des médicaments, de l’Alliance GAVI, de la Banque africaine de développement, de la Banque européenne d’investissement, de la Banque mondiale, des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis d’Amérique, de la Fondation Bill et Melinda Gates, de la Fédération européenne des associations de l'industrie pharmaceutique, de la Food and Drug Administration des États-Unis d’Amérique, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, de Médecins sans Frontières, du Paul Erlich Institute et du Wellcome Trust; et des cadres de GlaxoSmithKline (GSK), de Johnson & Johnson, de Merck Vaccines et de New Link Genetics.
 
OMS, le 24/10/2014
A l'occasion de la journée mondiale des accidents vasculaires cérébraux du 29 octobre 2014, le Ministère chargé de la santé et l'Inpes lancent une campagne de sensibilisation sur la reconnaissance des signes de l’accident vasculaire cérébral (AVC) et la conduite à tenir en cas d’apparition de ces signes.
Cette action fait partie des engagements du plan national AVC 2010-2014 dont l'une des priorités est d'améliorer la prévention et l’information de la population avant, pendant et après l’AVC.

Qu’est ce qu’un AVC ?

L’accident vasculaire cérébral (AVC) désigne l’obstruction ou la rupture d’un vaisseau transportant le sang dans le cerveau.
Il en résulte un manque d’apport d’oxygène qui met en danger le fonctionnement d’une ou plusieurs zones du cerveau, qui ne sont alors plus irriguées. Tout le monde peut être touché, quel que soit son sexe, avec un risque plus important chez les personnes présentant des facteurs de risques :
  • antécédents d’hypertension artérielle ;
  • tabagisme ;
  • obésité abdominale ;
  • le type d’alimentation et l’activité physique ;
  • le diabète ;
  • la consommation d’alcool ;
  • stress et dépression ;
  • fibrillation atriale.

Quels sont les signes d’alerte d’un AVC ?

Les trois signes les plus courants de l’AVC apparaissent souvent brutalement :
  • Déformation ou engourdissement de la bouche. 
  • Faiblesse ou engourdissement d’un côté du corps.
  • Difficulté à parler.

Que faire lorsque l’on suspecte un AVC ?

En cas d’AVC, et même si les symptômes disparaissent après quelques minutes :
Appelez immédiatement le SAMU > faites le 15, pour être pris en charge très rapidement.
Agir vite, c’est vital !
Le malade dispose d'un délai de quatre heures et demi seulement pour être hospitalisé et recevoir un traitement destiné à limiter les séquelles et optimiser ses chances de guérison.

Que faire en attendant les secours ?

  • Allonger la personne avec un oreiller sous la tête et la laisser allongée jusqu’à l’arrivée des secours.
  • Noter l’heure où les signes sont apparus ou quand la personne a été vue pour la dernière fois sans signe.
  • Regrouper les ordonnances et les résultats des dernières prises de sang réalisées

Les gestes à éviter

  • Ne pas faire boire ni manger.
  • Ne donner aucun médicament.
  • Ne faire aucune injection même si c’est le traitement habituel.

 

ARS PACA, le 29/10/2014
Bébés, jeunes, adultes… Quel que soit l’âge, nous sommes tous concernés par la vaccination. Et pour cause : c’est le moyen de prévention le plus efficace pour se protéger de certaines maladies infectieuses.
Si aujourd’hui plus de 8 Français sur 101 s’y disent favorables, ils sont encore 19% à déclarer ne pas être à jour de leur vaccination. Pour autant, il n’est jamais trop tard pour se faire vacciner et les rattrapages sont possibles toute l’année ! Pour permettre à toute la famille d’être correctement protégée, l’Inpes propose aujourd’hui une piqûre de rappel sur les vaccins et les mises à jour.

La vaccination, ça commence dès le plus jeune âge !

Entre deux mois et deux ans, c’est le moment des premiers vaccins qui renforcent le système immunitaire des petits encore trop fragiles et leur permettent de lutter efficacement contre certaines maladies. 
  • A 2 mois : le premier vaccin combiné protège contre la diphtérie, le tétanos, la polio, la coqueluche, l’haemophilus et l’hépatite B. Une deuxième dose à 4 mois et un rappel à 11 mois sont nécessaires pour être protégés ; la vaccination contre les pneumocoques est faite le même jour que le vaccin combiné, à 2 et 4 mois avec un rappel à 11 mois.
  • A 12 mois : le vaccin contre la méningite à méningocoque C est recommandé le même jour que la 1ère dose de vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR). Une deuxième dose du vaccin ROR doit être faite entre 16 et 18 mois.
  • A 6 ans : un rappel contre la diphtérie, le tétanos, la polio, la coqueluche est nécessaire.

Les adolescents, une population exposée aux maladies infectieuses

L’adolescence est une période où l’on est moins attentif à ses vaccins. Pourtant, les adolescents sont particulièrement exposés aux maladies infectieuses. Vie en collectivité (collège, lycée, activité sportive…), début de la vie sexuelle… leurs activités et leurs modes de vie les rendent particulièrement vulnérables. C’est pourquoi il est important que les parents gardent un œil sur le carnet de vaccination, les rappels et les rattrapages afin de les protéger.
  • Entre 11 et 13 ans : un troisième rappel contre la diphtérie, le tétanos, la polio, et la coqueluche est nécessaire ;
  • La jeune fille entre 11 et 14 ans : deux doses de vaccin contre les papillomavirus sont recommandées, la seconde dose est administrée six mois après la première.

Les rattrapages sont toujours possibles

Pour les enfants et adolescents non encore vaccinés, la vaccination contre l’hépatite B est recommandée jusqu’à l’âge de 15 ans, celle contre la méningite à méningocoque C l’est jusqu’à l’âge de 24 ans révolus et celle contre les papillomavirus jusqu’à 19 ans, mais dans ce cas trois doses sont nécessaires.
Pour toute personne née depuis 1980 qui n’a pas été vaccinée contre la rougeole, deux doses de vaccin espacées d’un mois sont recommandées. Une dose pour ceux qui n’avaient reçu qu’une seule dose auparavant, quelle que soit la date.

La vaccination : ça concerne aussi les plus grands

Les adultes aussi doivent être vigilants et vérifier que leurs vaccinations sont à jour avant de faire pratiquer, si besoin, les rappels et les rattrapages nécessaires. En agissant ainsi, ils diminuent notamment le risque de transmission d’une infection qui pourrait s’avérer très grave pour les populations les plus fragiles (nouveaux nés, nourrissons, femmes enceintes, personnes malades, âgées…).
A 25 ans un rappel est recommandé pour la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite et pour la coqueluche. Par la suite, les rappels contre la diphtérie, le tétanos et la polio se font à âges fixes : 45 ans, 65 ans, 75 ans, 85 ans, 95 ans, etc…
N’hésitez pas à consulter votre médecin, votre sage-femme ou votre pharmacien et n’oubliez pas le carnet de santé ou le carnet de vaccination.

Coqueluche : se faire vacciner pour protéger les nourrissons

La coqueluche représente la première cause de décès par infection bactérienne chez les nourrissons de moins de 3 mois en France. En 2012, les parents étaient à l’origine de la contamination du nourrisson dans 63% des cas et la fratrie dans 27% des cas.
Les parents, les futurs parents mais également les frères et sœurs, les grands-parents, la baby sitter,… (et toutes les personnes amenées à être en contact étroit et durable avec des nourrissons de moins de 6 mois) doivent être à jour de leur vaccination contre la coqueluche pour protéger le nourrisson.

Pour en savoir plus

Enquête réalisée par BVA en 2011 auprès de 1 002 personnes âgées de 15 ans et plus
Inpes : Sandra Garnier– Tél : 01 49 33 23 06 – Email : sandra.garnier@inpes.sante.fr
 
INPES, le 20/10/2014
La Direction générale de la Santé publie un rapport sur la qualité de l’eau du robinet en France.
Élaboré à partir des données de l’année 2012 du contrôle sanitaire mis en œuvre par les Agences régionales de santé (ARS), ce document s’adresse aux professionnels et s’accompagne d’un dépliant destiné au grand public intitulé « Ce qu’il faut savoir sur l’eau du robinet ».
Les programmes de contrôle de la qualité de l’eau du robinet , donnent lieu, chaque année, à la réalisation de plus de 12 millions d’analyses, ce qui fait de l’eau du robinet la denrée alimentaire la plus contrôlée en France.
Ce contrôle porte sur des paramètres microbiologiques, physico-chimiques ou radiologiques et permet de s’assurer que les eaux mises en distribution ne présentent pas de risque pour la santé des consommateurs.
Comme en témoignent les résultats de ces contrôles, l’eau du robinet distribuée en France en 2012 est globalement de bonne qualité.
En effet, 96,7 % de la population a été alimentée par une eau de bonne qualité microbiologique. 99,1 % de la population a été desservie par de l’eau respectant en permanence la limite de qualité pour les nitrates et 95,5 % de la population par de l’eau respectant en permanence les limites de qualité pour les pesticides.
De nombreuses actions ont été mises en œuvre par les pouvoirs publics et les responsables de la production et la distribution de l’eau ces dernières années pour diminuer le nombre de dépassements des limites de qualité, notamment pour les paramètres microbiologiques, et pour contribuer à la préservation de la qualité des ressources en luttant contre les pollutions diffuses agricoles et industrielles. Ces travaux se poursuivent pour assurer la distribution d’une eau de très bonne qualité au robinet de tous les consommateurs, en particulier au niveau des petits réseaux de distribution.
Sur le site internet www.eaupotable.sante.gouv.fr, le Ministère chargé de la Santé met à disposition les résultats du contrôle sanitaire de l’eau du robinet pour chaque commune, et rappelle que, sauf consignes particulières du responsable de la distribution de l’eau, du maire ou de l’Agence régionale de santé (et éventuellement du médecin pour les nourrissons), l’eau du robinet peut être consommée au quotidien sans risque.
 
En France, le risque d’inondation concerne chaque année plus de 13 000 communes tant urbaines que rurales. En cas de montée des eaux quelle attitude adopter ? Quels sont les bons gestes ? Les bons réflexes ? Une fois les eaux retirées, d’autres questions surviennent : peut-on boire l’eau du robinet ? Comment nettoyer sa maison…

Limiter les risques en cas d’inondation

Lorsque l’eau monte, plusieurs dangers pour la santé apparaissent. Adopter les bons comportements permet de mieux y faire face.
Limiter les accidents chez soi 
Coupez le gaz, le chauffage, l’électricité pour éviter tout risque d’explosion ou d’électrocution et n’utilisez plus les équipements électriques tels que les ascenseurs. Placez les produits toxiques en hauteur afin de limiter les risques de déversement.
Eviter noyade et contusion
Pour éviter tout risque de noyade et de contusion, restez à l’intérieur, si possible à l’étage ou en hauteur. N’évacuez qu’en cas de grand danger. Les secours sauront vous trouver si vous restez chez vous. N’allez pas chercher vos enfants, ils seront pris en charge à la crèche ou à l’école. Ne prenez pas votre voiture, ce n’est pas un abri.
Faire face à l'isolement
Gardez avec vous le matériel nécessaire : réserve d’eau et d’aliments, vêtements chauds et couvertures, radios et lampe de poche équipées de piles, médicaments, papiers importants, doudous des enfants…
S’il y a des personnes âgées ou handicapées dans votre entourage, pensez à prévenir la mairie qui saura faire le nécessaire.
 
Une fois votre habitation sécurisée, suivez les consignes des secours en écoutant régulièrement Radio France. N’appelez les secours qu’en cas de grand danger, afin de laisser les lignes pour les personnes réellement en danger.

Après l’inondation, réintégrer son domicile

Après une inondation, au-delà du choc psychologique, regagner son domicile peut présenter des risques pour la santé. Avant toute chose, contactez votre mairie pour savoir que faire de retour à la maison.
Accidents
L’eau peut endommager l’habitat (fondations, installations de gaz, de chauffage, d’électricité). Faites appel à des professionnels pour en vérifier l’état avant de rebrancher les installations électriques et le chauffage. Ne rebranchez pas les appareils électriques s’ils sont mouillés.
Maison insalubre
Après une inondation, la maison n’est plus saine : enlevez l’eau et la boue, nettoyez et désinfectez à l’eau de javel, les murs, les sols, sans oublier les aérations.  N’oubliez pas de porter des gants et des bottes, des produits toxiques ont pu entrer dans votre maison. Chauffez doucement et aérez pendant plusieurs jours. Et si certains murs ou sols restent imbibés d’eau, appelez rapidement votre assureur et les professionnels qui pourront vous aider.
Intoxication
Ne buvez pas l’eau du robinet avant d’avoir obtenu l’accord de la mairie. Jetez les aliments restés dans l’eau, dans un réfrigérateur ou un congélateur hors service. Attendez la mise hors d’eau de la fosse septique avant de la faire fonctionner.
Choc psychologique
L’inondation de l’habitat est un événement traumatisant lié notamment à la perte d’objets personnels. Il est normal d’être très affecté, n’hésitez pas à avoir recours à votre médecin.
 

Voir aussi :

 
INPES, le 07/10/2014
La base de données publique des médicaments a été mise à disposition le 1er octobre 2013. Depuis son ouverture, plus de 7 millions de pages ont déjà été consultées.
La base de données s’est depuis enrichie de nouveaux contenus et de nouvelles fonctionnalités. Elle permet ainsi d’accéder à des documents de bon usage publiés par la Haute Autorité de Santé, de télécharger les informations contenues dans la base et d’accéder à des indications remboursables dont le libellé a été simplifié. Elle permet de surcroît, grâce à l’application « medicaments.gouv », de scanner les codes figurant sur la boîte des médicaments pour accéder directement à la fiche d’information correspondante du médicament dans la base de données.
La base de données publique des médicaments  a été ouverte le 1er octobre 2013 dans le cadre de l’application de l’article 8 de la Loi du 29 décembre 2011[1] . La mise en œuvre de ce projet a été confiée à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) en partenariat avec la Haute autorité de santé (HAS) et l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM), et sous l’égide du Ministère des affaires sociales et de la santé.
Accessible depuis un portail d’information générale sur le médicament « http://www.medicament.gouv.fr  »  du site Internet du ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, cette base permet au grand public et aux professionnels de santé d’accéder, en un même espace, aux informations émanant des différentes institutions de santé, en lien avec les missions dont elles ont la charge, sur les médicaments commercialisés ou dont l’arrêt de commercialisation date de moins de trois ans. 
Garante d’une information publique de référence sur plus de 12 000 médicaments, elle donne notamment accès à des données de référence issues de l’ANSM, de la HAS, du CEPS et de l’UNCAM, dont en particulier :
  • des données issues de l’autorisation de mise sur le marché : Résumé des caractéristiques des produits, notice et indications thérapeutiques 
  • des informations réglementaires comme les conditions de prescription et de délivrance, la procédure d’autorisation 
  • l’appartenance à un groupe générique  
  • des informations de sécurité sanitaire 
  • des documents de bon usage
  • le Service Médical Rendu et l’Amélioration du Service Médical Rendu 
  • des informations médico-économiques comme le prix, le taux de remboursement, l’agrément aux collectivités 
Dans le cadre de la dématérialisation de la vignette, la base de données constitue un site de référence officiel permettant aux patients de consulter librement et gratuitement les informations relatives aux prix et taux de remboursement des médicaments remboursables. L’application de flash « medicaments.gouv » permet d’en faciliter l’accès en scannant le code-barres (flashcode) présent sur la boîte du médicament à partir d’un smartphone.
Une enquête de satisfaction auprès des professionnels de santé et du public est actuellement menée et permettra de recueillir leurs avis et attentes concernant les évolutions souhaitées. Ces éléments seront pris en compte dans la réflexion que mènent actuellement les institutions pour faire évoluer cette base en adéquation avec les besoins des utilisateurs. 
Lire aussi

L’ANSM rappelle que les professionnels de santé doivent déclarer immédiatement tout effet indésirable suspecté d’être du à un médicament dont ils ont connaissance au centre régional de pharmacovigilance dont ils dépendent géographiquement.
Les patients et les associations agréées de patients peuvent également signaler tout effet indésirable à leur centre régional de pharmacovigilance.
Pour plus d’information : Déclarer un effet indésirable

 
[1]  Loi N° 2011-2012
 
ANSM, le 03/10/2014
À l’occasion d’Octobre rose 2014, une nouvelle campagne d’information sur le dépistage organisé du cancer du sein a été lancée aujourd’hui par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Cette campagne est pilotée par l’Institut national du cancer (INCa), en partenariat avec l’Assurance maladie (Cnamts), la Mutualité sociale agricole (MSA) et le Régime social des indépendants (RSI).
Pour la 10ème année, octobre est le mois de mobilisation nationale contre le cancer du sein. L’occasion de rappeler que cette maladie demeure, malgré les progrès thérapeutiques, un enjeu de santé publique majeur : le cancer du sein est le 1er cancer en nombre de cas et la 1ère cause de décès par cancer chez les femmes en France.
Une femme sur 8 sera concernée dans sa vie par le cancer du sein. Aujourd’hui, le dépistage est une arme efficace contre ce cancer. Détecté à un stade précoce, le cancer du sein peut non seulement être guéri dans plus de 90 % des cas mais aussi être soigné par des traitements moins agressifs, moins mutilants ou entraînant moins de séquelles.
Pourtant, une femme sur trois en France ne se fait toujours pas dépister ou pas régulièrement. Dix ans après le lancement du programme de dépistage organisé du cancer du sein, la participation stagne. Si l’existence de ce programme est connue du grand public, la participation s’est stabilisée autour de 53 % (à ce chiffre s’ajoutent environ 10 % de femmes qui réalisent des mammographies de dépistage à la demande du médecin ou de leur propre initiative). Il est donc nécessaire de poursuivre la mobilisation et l’information des femmes, comme celle de l’ensemble des acteurs de santé.
À l’occasion d’Octobre rose 2014, une nouvelle campagne d’information sur le dépistage organisé du cancer du sein est lancée par le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, et l’Institut national du cancer (INCa), en partenariat avec l’Assurance maladie (Cnamts), la Mutualité sociale agricole (MSA) et le Régime social des indépendants (RSI). Elle sera diffusée tout au long du mois d’octobre. Son objectif est de rappeler aux femmes que le dépistage du cancer du sein est recommandé tous les deux ans, à partir de 50 ans, voire avant en cas de risque particulier, et de les aider à prendre une décision éclairée quant au dépistage en répondant à toutes leurs questions.
Cette année, cette campagne s’adresse aux femmes concernées par le dépistage organisé, mais aussi aux femmes à risque aggravé, dit « élevé » ou « très élevé », de cancer du sein. La nouvelle campagne 2014 propose à toutes les femmes concernées une information complète sur le dépistage du cancer du sein, ses avantages et ses limites, et sur les modalités adaptées à leur situation. Le dispositif d’information s’inscrit dans les objectifs du Plan cancer 2014-2019 qui prévoit notamment que chaque femme soit orientée vers la modalité de dépistage adaptée à son niveau de risque (moyen, élevé, ou très élevé) :
  • Niveau de risque « moyen »
Le risque de développer un cancer du sein est principalement lié à l’âge (à partir de 50 ans) et au fait d’être une femme. Pour les femmes entre 50 et 74 ans qui ne présentent pas de facteur de risque particulier, c’est le programme national de dépistage organisé du cancer du sein qui est adapté pour elles : tous les deux ans, un examen clinique des seins et la réalisation d’une mammographie.
  • Niveau de risque « élevé »
Les femmes présentant certains risques particuliers, comme des antécédents personnels ou familiaux proches de cancer ou de maladie du sein, ou bien qui ont eu une radiothérapie à haute dose au niveau du thorax, sont considérées comme à « risque élevé ». Une consultation d’oncogénétique peut leur être indiquée en fonction de l’analyse détaillée de leur situation. Elles font l’objet d’un suivi spécifique précisé dans une recommandation publiée par la Haute Autorité de Santé (HAS) en mai 2014 . Elles n’entrent pas dans le programme national de dépistage organisé.
  • Niveau de risque « très élevé »
Les femmes porteuses d’une mutation génétique BRCA1 ou 2 ont un risque accru de développer un cancer du sein et/ou de l’ovaire. Ces femmes font l’objet d’un suivi spécifique, défini par des recommandations élaborées par l’INCa et qui sont en cours d’actualisation.
Le médecin généraliste et le gynécologue jouent un rôle essentiel dans l’orientation des femmes vers les modalités de dépistage adaptées à leur niveau de risque. L’INCa tient à leur disposition des documents et ressources sur le site e-cancer.fr.
 

 

La structure de recherche partenariale de l’Institut Curie et la société de « drug discovery » Inventiva viennent d’obtenir un financement de l’Agence nationale pour la recherche, pour ce projet qui vise, à terme, à proposer de nouveaux médicaments qui vont activer les réponses immunitaires contre le cancer.
Objectif du projet Epicure : valider le potentiel thérapeutique de deux cibles épigénétiques impliquée dans l’immuno-modulation.
Ces cibles seraient impliquées dans plusieurs types de cancer (sein, ovaire, mélanome…) mais aussi dans certaines maladies respiratoires. L’Agence nationale pour la recherche s’engage ainsi à financer ce projet sur quatre ans, à hauteur de plusieurs millions d’euros.
Trois équipes de l’Institut Curie sont impliquées dans ce projet : l’équipe spécialisée en épigénétique de Geneviève Almouzni, directeur de recherche CNRS et directrice du Centre de Recherche de l’Institut Curie, celle d’immunologie de Sebastian Amigorena, directeur de recherche CNRS et le département de recherche translationnelle, de Sergio Roman-Roman. Ils travailleront de concert avec l’équipe d’épigénétique d’Inventiva.
Ce financement de l’ANR permet d’ajouter des ressources supplémentaires au partenariat que nous avons établi avec l’Institut Curie et renforce notre portefeuille de programmes épigénétiques, qui vise à valider de nouveaux mécanismes épigénétiques et à développer des médicaments innovants pour le traitement du cancer.
Pierre Broca, cofondateur et directeur scientifique d’Inventiva.
Ce projet offre la perspective de pouvoir apporter rapidement une solution thérapeutique supplémentaire à nos patients.
Damien Salauze, directeur de Curie-Cancer
 
Plus d'informations
 
UNICANCER, le 23/09/2014

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