Le service de gynécologie-obstétrique du CHPA-CHIAP met en place à compter de janvier 2014, le diagnostic du cancer du sein en une seule journée. La qualité de l’accompagnement médical et psychologique est l’enjeu principal de ce dispositif. Déjà présent dans certains établissements hospitaliers en France (Institut Gustave Roussy en 2004 et Hôpital Nord depuis janvier 2013),  il est innovant pour la commune d’Aix-en-Provence, permettant l’accueil de patientes du bassin aixois et de la région.
Tous les lundis et jeudis, sur rendez-vous,  les femmes adressées pour une anomalie mammaire dépistée en ville seront prises en charge par une équipe pluridisciplinaire composée de gynéco-oncologues, de radiologues, de pathologistes et d’anesthésistes qui travailleront conjointement à établir le diagnostic le plus souvent dans la journée ou, à défaut, en quelques jours. Pour cela, un numéro d'urgence dédié a été activé : 06 30 94 74 97.
Les conclusions diagnostiques ainsi que les recommandations de prise en charge, seront très rapidement transmises aux médecins traitants des patientes vues en consultation.
Une proposition de parcours de soin par le gynéco-oncologue sera faite aux patientes après annonce du diagnostic.
Les avantages de ce dispositif : 
  • La disponibilité de tous les spécialistes nécessaires au diagnostic
  • Le benefice d'une équipe pluridisciplinaire compétente
  • Une unité de temps et de lieu
  • Un impact psychologique atténué par une attente moins longue
  • Un numéro de téléphone joignable 24h/24 (répondeur)
Des innovations techniques au service du diagnostic
Ce dispositif va bénéficier de l'acquisition récente par le Centre Hospitalier du Pays d'Aix d’appareils de mammographie et d'échographie de nouvelle génération :
  • Moins d’irradiation : le nouveau  mammographe de Siemens (en service d’Imagerie médicale du CHIAP) fournit une image numérique de très haute résolution. Grâce à une optimisation physique et surtout logicielle, l'irradiation liée à la mammographie (la quantité de rayons X reçue par les seins) est considérablement diminuée.
  • Moins de ponctions, un dépistage plus sûr : l'échographe de dernière génération de la société aixoise SUPERSONIC IMAGINE, S.A., est doté d'une modalité physique supplémentaire d'exploration des tissus appelée élastographie par onde de cisaillement (ShearWaveTM). Cette technique fournit en temps réel une information quantitative sur la dureté des tissus. Par analogie à la palpation, cette quantification devrait permettre de compléter les informations de l'échographie conventionnelle et ainsi d'améliorer la caractérisation des lésions.

Dans certains cas l'I.R.M. du sein (imagerie par résonance magnétique) vient compléter le bilan.

C’est en déroulant le fil conducteur du désir et du plaisir que cette nouvelle brochure, destinée aux futurs et jeunes retraités, traite du sujet du Bien vieillir. Riche en informations pratiques, en conseils, en messages de prévention, en « paroles » de professionnels de santé mais aussi en témoignages de jeunes retraités, elle s’appuie sur une vision globale et positive de la santé.
L’Inpes, en partenariat avec les régimes de retraite, l'Assurance retraite, le RSI (Régime Social des Indépendants), la MSA, l'Agirc et l'Arrco, l'Ircantec, la CRPCEN ( Caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires), a conçu ce document afin de permettre aux jeunes seniors d’adopter des comportements protecteurs, pour une avancée sereine en âge. Il précise les fondements d’une maturité épanouie et épanouissante, bien ancrée dans la société.
Le vieillissement est un phénomène naturel : le corps évolue et de nouveaux besoins apparaissent. La période charnière de la préparation puis du passage à la retraite et de l’organisation de cette « nouvelle » vie est particulièrement importante car c’est le moment où l’on prépare son vieillissement, en bonne santé de préférence, et où les bonnes habitudes s'installent… ou pas.
En s’appuyant sur l’expertise de conseillers scientifiques, la nouvelle brochure de l’Inpes et de ses partenaires, les régimes de retraite, prend en compte les dimensions physiologiques, psychologiques et sociales de toutes les évolutions liées à l’avancée en âge. A la place d’un sommaire découpé par thème (alimentation, activité physique, cognition, etc.), le choix a été fait d’un sommaire qui reflète la globalité et la complexité d’un être humain et de sa santé. Il s’articule ainsi autour de trois parties « Plaisir & liberté », « Aspirations & participation » et « Protection & santé ». Les textes conseillent et guident, avec bienveillance, en apportant des propositions, des réponses et des solutions. La brochure invite ainsi à rester en contact avec les autres, à se nourrir l’esprit, à être bien dans son corps. Pour cela, rien de tel qu’une vie sociale et affective harmonieuse, une alimentation équilibrée et de l’activité physique. Se recentrer sur soi, se construire la vie dont on a envie, avec un rythme adapté à son tempérament et à ses aspirations ; adopter des comportements protecteurs pour son corps et pour sa santé ; partager avec les autres ; cultiver l’optimisme qui permet de franchir les étapes et de profiter de la vie... autant d’activités décrites et illustrées qui permettront aux séniors de prolonger leur autonomie et leur qualité de vie le plus longtemps possible. Le texte est agrémenté de photos et de verbatim de huit protagonistes, présentés avec leur nom et leur âge et mis en scène dans leur quotidien, sous un aspect positif et dynamique.
La brochure est imprimée par l’Inpes ainsi que par les différentes caisses de retraite. Elle constitue le premier support d'un programme d’information vers les retraités et leur entourage qui se déroulera sur 2014. Elle sera suivie d’une deuxième brochure, « Bien vivre son âge », qui s’adressera aux personnes âgées plus fragilisées. Cette dernière, en préparation, abordera, en plus des thèmes traités dans la première brochure, les sujets plus spécifiques des personnes entre 75 et 90 ans comme le logement, en termes d’aménagement de son habitat et de réflexion sur les logements intermédiaires, le retour à domicile après hospitalisation, les aspects psychologiques liés aux décès… Elle paraîtra au cours du 1er semestre 2014. Une série de 15 programmes courts vidéo, couvrant toutes les thématiques du Bien vieillir sera également réalisée.
Pour en savoir plus : 
  • La brochure « Vieillir… et alors ? », conçue en partenariat avec les régimes de retraite, pour les jeunes retraités autonomes et en bonne santé comprend trois parties « Plaisir & liberté », « Aspirations & participation », « Protection & santé ». La première traite de sujets tels que « Se nourrir l’esprit », « Être bien dans son corps » et « Rester en contact », la deuxième propose de « Penser à soi » et de « Partager pour s’épanouir », tandis que la troisième recommande d’« Agir pour son bien-être » et de « Veiller à sa santé ».
  • En partenariat avec l'Assurance retraite, le RSI (Régime Social des Indépendants), la MSA, l'Agirc et l'Arrco, l'Ircantec, la CRPCEN ( Caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires)
  • La rubrique Vieillir en bonne santé
 
INPES, 03/01/14
Un cœur artificiel CARMAT a été implanté le 18 décembre 2013 à un patient à l’Hôpital Européen Georges-Pompidou à l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP - HP).
Marisol TOURAINE, ministre des affaires sociales et de la santé tient à féliciter chaleureusement le professeur Alain CARPENTIER, inventeur de cette prothèse cardiaque révolutionnaire, les Professeurs Jean Noêl FABIANI, Christian LATREMOUILLE, et Daniel DUVEAU qui ont opéré le patient, et toute l’équipe médico-chirurgicale de l’Hôpital Européen Georges Pompidou, ainsi que l’AP-HP pour ce véritable exploit médical.
Cette première mondiale est une grande fierté pour la France, une fierté que notre pays doit aux talents d’innovation de ses médecins chercheurs, de ses hôpitaux et de ses industriels.
La société CARMAT, PME française créée par le professeur Carpentier, est l’illustration du rôle de leader mondial de la France dans le domaine des dispositifs médicaux.
Cette prothèse intelligente réagit comme un cœur physiologique ; elle se contracte de la même façon ; elle accélère son rythme avec l’effort et le ralentit avec le repos. Elle offre un espoir nouveau aux patients souffrant d’insuffisance cardiaque terminale dont l’avenir dépend encore de greffons dont le nombre reste insuffisant.
Le professeur Alain Carpentier ouvre une nouvelle voie thérapeutique, qui va être évaluée dans le cadre d’un essai clinique unique au monde auquel participeront l’Hôpital Européen Georges-Pompidou de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, le Centre chirurgical Marie Lannelongue du Plessis-Robinson et l’hôpital Laënnec-Nord du CHU de Nantes.
 
Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, a décidé de consacrer 15 millions d’euros aux services d’urgences en situation difficile, pour tenir compte de l’affluence liée à la période hivernale. Ces moyens serviront à financer des solutions concrètes, pour assurer une prise en charge de qualité des patients : optimisation de gestion des lits, mise en place d’équipe d’urgentistes de territoire, ouverture de lits de médecine, par exemple.
Ces crédits destinés aux établissements nécessitant des moyens supplémentaires avant l’hiver s’inscrivent dans la politique de renforcement des services d’urgences d’ores-et-déjà engagée par la ministre. Les agences régionales de santé (ARS) mettent actuellement en œuvre, en association avec l’ensemble de professionnels de santé, des mesures concrètes pour :
  • améliorer la prise en charge aux urgences : des recommandations de bonnes pratiques de gestion de l’aval des urgences ont été diffusées aux établissements de santé.
  • faciliter la recherche de lits disponibles pour les patients : un dispositif de gestionnaires de lits, porté par l’agence nationale d’appui à la performance (ANAP), est mis en place afin de réduire le temps passé par les urgentistes et les soignants à chercher des lits. Dès 2014, plus de 160 établissements bénéficieront de cet accompagnement ; à terme, les 600 établissements disposant d’un service d’urgence devront être dotés d’une "organisation de gestion des lits" rattachée à la direction de l’hôpital.
Des évaluations permettront de s’assurer que ces dispositifs répondent aux difficultés rencontrées par les établissements de santé.
Enfin, une évolution du financement des urgences est programmée au sein du comité de réforme de la tarification des établissements de santé et devra aboutir en 2015.
Marisol Touraine réaffirme ainsi son objectif de réduction du temps d’attente des patients en services d’urgences et se félicite des premières mesures mises en œuvre. Elle rappelle que le renforcement de la médecine de proximité engagée dans le cadre de la stratégie nationale de santé pourra également contribuer à l’objectif de désengorger les urgences.
 
Le 25 février 2013, l’Autorité de la concurrence a pris l’initiative de lancer une enquête sur le secteur de la distribution du médicament à usage humain en ville. Elle vient de rendre un avis dans lequel elle appelle de ses vœux une adaptation progressive et limitée du secteur aux nouveaux modes de commercialisation et aux attentes des consommateurs en matière de prix et services.
Le gouvernement partage les objectifs d’un bon usage du médicament associé à la maîtrise des dépenses de santé auxquels participent les professionnels. Il prend acte des recommandations de l’Autorité de la concurrence qui ont pour certaines d’entre elles déjà trouvé leur traduction concrète.
Ainsi, la promotion des médicaments génériques constitue un axe important de l’action du gouvernement, qui a décidé de lui donner un nouvel élan.
Par ailleurs, Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, réaffirme son attachement au monopole officinal sur les médicaments, qui permet à notre pays de sécuriser leur dispensation et d’agir efficacement contre la contrefaçon, tout en garantissant l’accès de nos concitoyens aux médicaments sur l’ensemble du territoire.
Leur dispensation nécessite, au bénéfice des patients, notamment âgés, l’exercice d’une mission de conseil, à l’officine comme pour la vente en ligne. Les officines, acteurs du premier recours, sont appelées à prendre toute leur place dans le système de santé, dans le cadre de la stratégie nationale de santé. La ministre est attentive, dans cette perspective, à ce que les négociations engagées par les pharmaciens avec l’assurance maladie sur l’évolution du mode de rémunération de l’officine débouchent rapidement.
S’agissant de la distribution en gros des médicaments, Marisol Touraine annonce qu’elle missionne l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) afin de dresser un état des lieux de la situation et de proposer des évolutions, après avoir entendu l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament.
 
L’année 2014 sera la troisième année de la programmation issue du Programme régional de santé (PRS) et plus particulièrement du Schéma régional de prévention. La campagne de prévention et promotion de la santé 2014 est organisée suivant de nouvelles modalités.
Un certain nombre de besoins ont été définis lors de l’élaboration du Schéma régional de prévention. Les plans d’action populationnels ont priorisé ces besoins et les cahiers des charges des campagnes de prévention et promotion de la santé les ont déclinés annuellement.
A mi-parcours du Schéma, l’Agence régionale de santé Paca a souhaité mieux connaître la couverture des actions financées et répondant à ces besoins, par plan d’action/programme.
Une analyse des besoins couverts et restant à couvrir par plan d’action/programme a ainsi été réalisée. Ces documents sont disponibles en téléchargement ci-contre.
C’est sur la base des orientations résultants de ces analyses que des actions pourraient faire l’objet d’un financement dans le cadre de la phase 3.
Modalités pratiques d'organisation de la campagne de prévention 2014
Le guide du promoteur précise les modalités d’organisation de la campagne 2014, les échéances et les interlocuteurs.
 
En 2014, le financement des actions et dispositifs se fera en plusieurs temps :
  • Phase 1 : Ce financement concerne les actions structurantes de notre politique régionale de prévention à savoir les actions qualifiées de renouvelables en 2013 et contribuant de façon  prioritaire au schéma régional de prévention.
Pour ces actions renouvelables, la procédure est allégée.
Les promoteurs ont été contactés dès octobre 2013 pour un dépôt de leur dossier avant le 29 novembre 2013.
  • Phase 2 : Des actions ont été financées dans le cadre d’une convention annuelle en 2013, dans le cadre de la 1ère vague des dotations budgétaires prévention 2013.
Les promoteurs des actions concernées sont directement contactés dès décembre 2013 pour un dépôt de leur dossier avant le 30 janvier 2014. Ces projets feront l’objet d’une instruction et pourront le cas échéant être de nouveau financés dans le cadre de la campagne budgétaire 2014, sous réserve de disponibilité des crédits.
  • Phase 3 : Des besoins restent à couvrir au vu des objectifs définis dans le schéma régional de prévention.
Dans ce cas, une coconstruction en gré à gré ou un appel à projet très ciblé pourrait avoir lieu sur un objectif, un territoire voire un type d’action. Cet appel pourrait le cas échéant être lancé en 2014, en fonction des crédits disponibles, dans le cadre de la campagne budgétaire 2014.
Une mise à jour sera effectuée sur le site de l’agence en tant que de besoin.
Pour finaliser votre dosier de demande de financement, les documents utiles sont mis à votre disposition ci-contre.
 
Approche Territoriale
Suite aux travaux menés dans le cadre du Schéma régional de prévention, l’ARS Paca a produit un travail sur l’indice de désavantage social basé sur l’échelon géographique que constituent les espaces de santé de proximité (ESP).
Les ESP remplacent l’approche par canton regroupé initialement définie dans le schéma régional de prévention. Les cantons prioritaires et les ESP ayant un indice de désavantage social de 4 ou 5, sont quasiment identiques.
Les espaces de santé de proximité (ESP), au nombre de 135, sont des territoires d’observation de l’ARS Paca, dont le périmètre est proche des cantons regroupés de la FNORS. Ils sont construits de manière à répondre simultanément aux contraintes suivantes : finesse géographique, conformité à la géographie physique, accès à des équipements de base, disponibilité à un moindre coût à des données robustes en rapport avec la santé. Ces découpages représentent des unités d’appréciation localisée de l’état de santé et de l’offre de soins, mais  sont  également  des  propositions  de  collaborations  entre  micro-territoires  susceptibles  d’aider  à  la recomposition de l’offre dans un contexte de raréfaction des ressources.
L’indice de désavantage social est construit à partir des variables suivantes : le niveau de revenu médian, le taux de chômage, la part de non diplômés chez les 15 ans et plus, la proportion de logements en location, la part de familles monoparentales.
 
ARS PACA, 10/12/13
Proposés aux acteurs locaux par le ministère chargé de la santé, le dispositif de labellisation de projets ainsi que le concours annuel « Droits des usagers de la santé » mettent en lumière depuis 2010 des projets menés sur le terrain autour de la connaissance et du renforcement des droits.
En 2013, les projets récompensés par un jury présidé par Brigitte-Fanny Cohen sont tous basés sur le partenariat : entre établissements publics ou privés, avec une association, en lien avec un centre ou un réseau de santé, une collectivité territoriale… Ces projets traduisent des synergies émanant des acteurs locaux eux-mêmes, qui impliquent directement des patients ou des résidents et s’inscrivent ainsi dans les parcours de santé, de soins et de vie des usagers.
Par ailleurs, les actions promues se rapportent à des initiatives permettant d’aller au-delà de ce que les textes réglementaires prévoient pour les acteurs locaux en faveur de l’accès aux droits des usagers de la santé.
Enfin, les efforts menés pour « ouvrir les murs » des établissements de santé ou des structures spécialisées – et aller ainsi à la rencontre du public – ont été particulièrement remarqués et encouragés par le jury.
L’édition 2013 souligne une dynamique renforcée des agences régionales de santé (ARS), en charge tout au long de l’année de délivrer le label « Droits des usagers de la santé » aux porteurs de projet, mais aussi une implication constante des acteurs de terrain, un nombre de candidats au concours en augmentation ainsi qu’une meilleure répartition des projets sur le territoire – y compris ultramarin avec la Guadeloupe et la Martinique –. 23 régions sur 26 ont participé au label et attribué plus de 60 labels sur les quelque 170 projets examinés. L’ensemble des projets labellisés est consultable sur l’espace « Droits des usagers de la santé », onglet « En région ».
Après délibération, le jury 2013 a retenu 5 lauréats parmi les projets proposés par les régions :
l’hôpital local départemental du Luc-en-Provence (PACA)
« Chez nous, c’est ici ! », projet de service garant du droit des personnes handicapées
l’association Handident (Besançon, Franche-Comté)
le centre de santé mentale MGEN de Lille (Nord-Pas-de-Calais)
la clinique des Eaux Claires (Baie-Mahault, Guadeloupe)
le centre hospitalier de Haute-Gironde (Blaye, Aquitaine)
Chaque équipe lauréate recevra un prix de 2 000 €.
Les 5 projets sont modélisables, transposables : associant des usagers ou des associations d’usagers, ils s’inscrivent dans la durée et s’attachent à favoriser l’appropriation des droits par tous – y compris par des populations en situation difficile –.
Pour en savoir plus sur le bilan de l’édition 2013 : consultez le dossier de presse sur le site du ministère chargé de la santé !
 
Comme chaque année en hiver, l’Inpes publie un communiqué de presse et un dossier de presse qui rappellent les gestes pour limiter la propagation des virus saisonniers et éviter les épidémies de grippes, bronchites, rhumes et autres gastro-entérites. Par ailleurs, la surveillance de la grippe se fait par Internet pour la 3e année consécutive via le site GrippeNet.fr. Il permet à toute personne résidant en France métropolitaine, malade ou non, de participer à la surveillance de la grippe, de façon anonyme et volontaire. En 2012, le site avait réuni plus de 6 000 participants.
Chaque année, des millions de Français sont atteints par les virus de l’hiver, engendrant des maladies, bénignes pour la plupart, mais qui peuvent dans certains cas entraîner des complications. On compte ainsi entre 1 500 et 2 000 décès par an causés par la grippe et plus de 600 par les gastro-entérites (données Inserm).
Le communiqué de presse de l’Inpes rappelle en préambule que 80% des microbes se transmettent par les mains. Ainsi, chaque fois que nos mains se trouvent en contact avec une personne malade ou un objet contaminé, bactéries et virus viennent s’y déposer. La première barrière de protection consiste donc à se laver régulièrement les mains. Ce geste indispensable n’est pas un réflexe acquis par la majorité de la population. Les résultats d’une étude Inpes/BVA de novembre 2012 portant sur les « Attitudes et comportements en matière de prévention de la transmission des virus de l’hiver » montrent que si plus de 8 personnes sur 10 se lavent systématiquement les mains après être allées aux toilettes, seuls 67% des Français se lavent les mains avant de cuisiner, 60% avant de manger ; 59% avant de s’occuper d’un bébé, moins d’un sur trois après s’être mouché, et seulement 31% après avoir pris les transports en commun... D’autres réflexes permettent aussi de diminuer les risques de transmission : éternuer et tousser en se couvrant la bouche, éviter les contacts directs (serrer la main, embrasser) notamment avec les personnes les plus fragiles (bébés, personnes âgées) mais aussi ne pas partager ses effets personnels (couverts, verres, brosses à dent, serviettes de toilette, etc.). Le port d’un masque, peu répandu en France par rapport aux pays asiatiques, permet de protéger les autres des virus présents dans la toux, la salive, les postillons. Si l’on est malade, il convient aussi d’éviter les lieux très fréquentés. L’Inpes met en ligne des conseils à suivre en cas de grippe, gastro-entérite, bronchiolite et autres virus respiratoires dans sa rubrique Virus de l’hiver : comprendre et agir. Il édite aussi plusieurs documents qui expliquent comment limiter les risques d’infection.
Le dispositif grippeNet
Lancé en 2011 par l'équipe du réseau Sentinelles (unité mixte de recherche Inserm – Université Pierre et Marie Curie) et l'Institut de veille sanitaire, GrippeNet.fr revient pour la troisième fois. Ce dispositif complète les systèmes de surveillance traditionnels de la grippe, alimentés par des informations collectées dans les cabinets de médecins libéraux et les hôpitaux. Ces données permettent d’entreprendre des travaux de recherche (au niveau national et européen) pour tenter de mieux comprendre la grippe : recherche de facteurs de risque, rôle de l’âge, impact de la vaccination, diffusion de la maladie à l’échelle européenne, etc. Pour que les estimations de GrippeNet.fr soient les plus fiables possibles, il est important que le plus grand nombre y participe, quel que soit son état de santé (peu sensible aux infections hivernales ou souvent malade en hiver), son âge, son métier, etc. La nouvelle saison, qui a démarré le 13 novembre comporte des nouveautés et des améliorations. Le site complète les systèmes de surveillance traditionnels de la grippe, alimentés par des informations collectées dans les cabinets de médecins libéraux et les hôpitaux. Ces données permettent d'entreprendre des travaux de recherche (au niveau national mais aussi européen) pour tenter de mieux comprendre la grippe : recherche de facteurs de risque, rôle de l'âge, impact de la vaccination, diffusion de la maladie à l'échelle européenne, etc. Un questionnaire préliminaire est à compléter par tous les participants (ceux des saisons précédentes ont accès à un remplissage facilité). Une fois celui-ci rempli, le site propose de remplir un questionnaire hebdomadaire. Les mineurs sont invités à participer via le compte d’un de ses parents et les parents sont invités à remplir ce questionnaire à sa place s’il est trop jeune pour le faire. Cette fonctionnalité permet d’avoir une meilleure connaissance de la situation de la grippe chez les enfants.  Parmi les nouveautés de cette année 2013 : une interface de l’espace personnel des participants remaniée avec de nouveaux éléments visuels et un retour d'information plus personnel, le parrainage de nouveaux participants, de nouvelles fonctionnalités et la mise à disposition de documents d'information sur GrippeNet.fr et la grippe (dépliants, affiches et flyers).
Pour en savoir plus
GrippeNet.fr et le dossier de presse (pdf, 1,3 Mo) de l’InVS, 13 novembre 2013, qui fait notamment le point sur les deux premières saisons.
 
INPES, 05/12/13
L’Inpes a publié l’Atlas des usages de substances psychoactives 2010. Cet ouvrage propose une cartographie et une analyse des modes de consommation régionaux d’alcool, de tabac et de drogues illicites, avec un focus sur les pratiques des 15-30 ans. Il devrait permettre une meilleure identification des disparités géographiques de consommation, contribuant ainsi au renforcement des politiques régionales de santé et à la mise en œuvre d’une prévention adaptée.
Cet atlas des pratiques addictives a été conçu par l’Institut à partir des données issues de son Baromètre santé 2010. Il fournit des éléments de comparaison avec les tendances enregistrées au niveau national et les chiffres recueillis dans le cadre de l’édition 2005 du Baromètre santé. En découlent des enseignements parfois inattendus, pouvant aller à l’encontre de certains clichés sur les régions.
Moins de buveurs réguliers…
En France, la proportion de buveurs réguliers est passée de 15 % en 2005 à 11 % en 2010 avec des différences significatives entre régions. Par exemple, en Île-de-France, le taux de consommation quotidienne d’alcool est parmi les moins importants. Il s’élève à 9,1 %, un chiffre proche de celui de la Haute-Normandie (8,5 %) et de la Lorraine (8,1 %). À l’opposé, le Languedoc-Roussillon compte la plus grande proportion de buveurs quotidiens, soit 16,6 % de personnes concernées. Ce pourcentage traduit cependant une baisse de 2 % par rapport à 2005. Pour sa part, la région Midi-Pyrénées recense 13,4 % de consommateurs réguliers, les Pays-de-la-Loire 12,9 % et le Nord-Pas-de-Calais 12,6 %.
… mais une fréquence des ivresses en forte hausse
Même si les ivresses survenues au moins une fois dans l’année sont moins fréquentes en Île-de-France (17 %), dans le Nord-Pas-de-Calais (16 %) et en Alsace, région qui présente le taux le plus bas (15 %), elles sont néanmoins en hausse dans ces trois régions : + 5 % en Île-de-France par rapport à 2005, + 3% dans le Nord-Pas-de-Calais et + 1% en Alsace.
Les chiffres les plus élevés sont enregistrés en Bretagne : 28 % des Bretons ont connu une ivresse dans l’année. Suivent les Pays-de-la-Loire avec 24 %, et Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon avec 22 % (contre 19,1 % pour la moyenne nationale).
Focus sur la consommation d’alcool des 15-30 ans
Chez les jeunes, si la consommation hebdomadaire d’alcool est en hausse, la plus forte augmentation concerne les ivresses : 38 % des jeunes ont été ivres au moins une fois dans l’année en 2010 contre 29 % en 2005. Quatre régions présentent des niveaux supérieurs à la moyenne nationale : Bretagne, Pays-de-la-Loire, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. A l’inverse, le Nord-Pas-de-Calais et l’Ile-de-France se classent en-dessous.
Le tabagisme en hausse
En 2010, près de trois Français sur dix (29 %) sont des fumeurs quotidiens. Ce chiffre est en augmentation de deux points par rapport à 2005. En région parisienne, les fumeurs quotidiens sont parmi les moins nombreux avec un taux de 27 %, positionnant l’Île-de-France derrière les Pays-de-la-Loire et Rhône-Alpes (26 %), et l’Alsace, qui présente le pourcentage le plus faible (25 %). A l’inverse, le Languedoc-Roussillon compte la proportion de fumeurs la plus importante avec un taux de 35 % (+ 4 points par rapport à 2005), tandis que la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (33 %) et l’Aquitaine (32 %) occupent les deuxième et troisième rangs des régions les plus consommatrices.
Focus sur la consommation de tabac des 15-30 ans
Les jeunes fument plus que leurs aînés : 44 % le font de manière au moins occasionnelle contre 34 % pour l’ensemble des 15-75 ans. Les jeunes d’Ile-de-France et de Rhône-Alpes sont les moins consommateurs, à l’instar de leurs ainés. En revanche, les Pays-de-la-Loire se distinguent par une proportion importante de fumeurs chez les jeunes (51 %).
Une géographie des usages de drogues illicites contrastée
Le cannabis est, de loin, la drogue illicite la plus consommée en France, mais son usage reste stable par rapport à 2005. Le Languedoc-Roussillon arrive en tête, avec un taux d’expérimentation de 41 %, suivi de près par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (près de 39 %), la Bretagne (36 %), l’Aquitaine (35 %) et l’Île-de-France (35 %).
Concernant les autres drogues illicites, la moyenne nationale présente une tendance à la hausse, mais les proportions restent peu importantes à l’échelle de la population. L’usage de drogues illicites apparaît plus fréquent en région parisienne : 6 % pour les poppers et 4 % pour la cocaïne. Même constat en Bretagne qui affiche des chiffres de 7 % pour les poppers et de 5 % pour les champignons hallucinogènes, la cocaïne et l’ecstasy.
Focus sur la consommation des drogues illicites par les 15-30 ans
Les jeunes expérimentent davantage les drogues illicites que leurs aînés. Près de 45 % d’entre eux ont déjà consommé du cannabis contre 32 % des 15-64 ans. En Picardie, le taux d’expérimentation des jeunes est le moins important (35 %). Pour leur part, la Bretagne et le Languedoc-Roussillon se distinguent par des niveaux très élevés (56 %).
Concernant les autres drogues illicites, 8,7 % des jeunes ont testé les poppers (contre 5,2 % des 15-64 ans), 5,5 % la cocaïne (contre 3,6 %), 5 % les champignons hallucinogènes (contre 3,1 %) et 4,5 % l’ecstasy (contre 2,6 %).
Et en outre-mer ?
L’ouvrage propose également une brève mise en perspective des données issues d’autres enquêtes que le Baromètre santé (1) dans les départements d’outre-mer (DOM). Il apparaît qu’en Guyane, Guadeloupe, Martinique et à La Réunion, les indicateurs d’alcoolisation régulière ou ponctuelle chez les adolescents sont très proches, et se situent à des niveaux très inférieurs à ceux de la métropole. On observe cependant une plus grande précocité des consommations à La Réunion : à 13 ans, 31 % des jeunes déclarent avoir déjà été ivres (contre 16 % en métropole).
En population adulte, l’alcool est sans doute le produit qui pose le plus de problème, la Martinique et La Réunion semblant particulièrement touchées.
Concernant le tabac, la comparaison est plus favorable à la population des DOM qui fume moins qu’en métropole : environ 10 % des Martiniquais et 20 % des Réunionnais sont fumeurs contre 29 % des métropolitains.
(1) Une déclinaison du Baromètre santé Inpes sera prochainement lancée dans les DOM.
Pour en savoir plus
 
L’OCDE vient de publier l’édition 2013 du panorama de la santé. Le système de santé en France demeure performant et efficace. Tout en ayant engagé des efforts de rationalisation, il continue d’assurer l’une des meilleures prises en charge des coûts de la santé de la population parmi les pays de l’OCDE. Toutefois, la pérennité du système pourrait être menacée par un renouvellement insuffisant de la population médicale.
Les Français bénéficient d’une des meilleures couvertures maladie au monde
Dans un contexte de crise et de réduction des dépenses publiques, la France comme la plupart des pays de l’OCDE s’est engagée dans une politique de limitation des dépenses. Si la France demeure l’un des pays au niveau de dépenses de santé le plus élevé en proportion du PIB (11,6 % du PIB – 9,3% pour la moyenne des pays de l’OCDE), ces dernières sont néanmoins en léger recul par rapport à 2011 (11,8 % du PIB), comme en témoigne le rythme de croissance des dépenses de santé par habitant qui s’établit à 0,7 % durant la période 2009-2011 alors qu’il était de 2,1 % durant la période 2000-2009.
S’agissant du financement, la part des soins pris en charge directement par les patients en France est en légère augmentation (+ 0,4 % sur les 12 dernières années) mais demeure l’une des plus faibles (8 %) de l’OCDE, où la moyenne s’établit à 20 %.
Dépenses de santé en pourcentage du PIB, 2011 (ou année la plus proche)
1. Dépenses totales
2. Les données se rapportent à 2010
3. Les données se rapportent à 2008
Source : Statistiques de l’OCDE sur la santé 2013
Nécessité de renforcer davantage la prévention
S’agissant des programmes de prévention en France, le dépistage précoce de certains cancers est une priorité : le dépistage du cancer de l’utérus chez plus de 70 % des femmes âgées de 20 à 69 ans contribue au faible taux de mortalité (2/100.000), alors qu’un dépistage moins régulier du cancer du sein (à peine plus de 50 % des femmes de 50 à 69 % des femmes ont effectué une mammographie) est associé avec un taux de mortalité s’établissant à 24/100.000.
Certains facteurs de risques spécifiques ont plus particulièrement été examinés : si seulement 12,9 % de la population française souffre d’obésité (17,6 % dans l’OCDE), la consommation de tabac, en dépit d’une baisse de 14 % de leur nombre depuis 1990, concerne 23,3 % de la population adulte pour une moyenne de 20,9 % dans les pays de l’OCDE. Un cinquième des jeunes de 15 ans déclarent fumer au moins une fois dans la semaine. Si leur consommation d’alcool a diminué de 21 % en 20 ans, les Français restent parmi les plus gros consommateurs d’alcool des pays de l’OCDE.
Les pathologies chroniques présentent un aspect particulier en lien avec le vieillissement des populations des pays de l’OCDE. Le diabète (types 1 et 2) en est un exemple sur lequel la prévention peut avoir un impact positif. Alors qu’en moyenne 6.9% de personnes de la tranche d’âge 20-79 ans sont atteintes par cette maladie dans les pays de l’OCDE, seulement 5.6% le sont en France et le nombre de nouveaux cas de diabète de type 1 chez les enfants de moins de 15 ans est l’un des plus faibles parmi les pays de l’OCDE.
La France reste l’un des pays où l’espérance de vie à la naissance est la plus élevée (82,2 ans en 2011 – 80,1 ans en moyenne pour les pays de l’OCDE). De surcroît, la France est le pays où l’espérance de vie à 65 ans est la plus élevée (23,8 ans pour les femmes et 19,3 ans pour les hommes).
Le renouvellement de la population médicale : un sujet d’inquiétude temporaire
Si aujourd’hui la France compte 3,3 médecins pour 1.000 habitants (3,2 dans l’OCDE), leur nombre a peu augmenté depuis 2000 (+10 %). Par ailleurs, deux facteurs pourraient menacer le renouvellement de la population médicale : 42 % des médecins sont aujourd’hui âgés de 55 ans et plus (32 % dans l’OCDE) et le nombre de médecins nouvellement diplômés en 2011 s’est établi à 6 pour 100.000 habitants (seuls deux pays dans le panorama de la santé présentaient un taux de renouvellement plus faible). Cependant l’augmentation du numérus clausus depuis plusieurs, produira ses effets d’ici 5 à 10 ans et permettra alors de pallier le départ des médecins.
La situation semble sensiblement meilleure pour les infirmières avec 8,7 infirmières pour 1.000 habitants en France (8,8 dans les pays de l’OCDE) et un taux de renouvellement de 35,5 nouveaux professionnels diplômés pour 100.000 habitant (42.9 pour les pays de l’OCDE). Le nombre d’infirmières nouvellement diplômées a augmenté quant à lui de plus de 70% entre 2000 et 2011 en France.
   
 
Du 1er novembre au 31 mars, l'ARS Paca se mobilise aux côtés du Préfet de région et rappelle les recommandations à suivre pour se prémunir des risques liés aux vagues de froid hivernales.
Le grand froid, le vent glacé, la neige sont des risques météorologiques à ne pas négliger. Ils peuvent être dommageables pour la santé, surtout pour les personnes fragiles ou souffrant de certaines pathologies.
Leurs effets sont insidieux et peuvent passer inaperçus. Il faut donc redoubler de vigilance en se protégeant personnellement et en veillant sur les personnes fragiles (personnes âgées, enfants, personnes précaires ou sans domicile).
Chaque année des centaines de personnes sont victimes de pathologies provoquées par le froid.
Sont en cause :
  • Les maladies liées directement au froid telles que les gelures ou l’hypothermie, responsables de lésions graves, voire mortelles ;
  • L’aggravation de maladies préexistantes (notamment cardiaques et respiratoires) ;
  • Des effets indirects comme le risque accru d’intoxication au monoxyde de carbone due au dysfonctionnement d’appareils de chauffage (au gaz, au fioul ou au charbon) ou à une utilisation inappropriée d’un moyen de chauffage (chauffage d’appoint utilisé en continu) ou encore lorsque les aérations du logement ont été obstruées. > En savoir plus
  • Quelles sont les personnes à risques ?
  • Comment prévenir ces risques ?
  • Que faire si le froid vous atteint ?
Le rôle de l'Agence régionale de santé Paca
Du 1er novembre au 31 mars, l'Agence régionale de santé Paca apporte son concours au préfet de région en assurant l’organisation de la permanence des soins en médecine ambulatoire au niveau des départements (CODAMUPS), une programmation anticipée et coordonnée des capacités d’hospitalisation au niveau régional et au sein de chaque territoire de santé.
L’ARS appui les préfets de départements en cas de passage de la vigilance météorologique en orange ou en rouge « grand froid ».
La vigilance météorologique est déclinée par département. Quatre niveaux de couleur traduisent l’intensité du risque et un pictogramme apparaît dès le niveau orange.
L’Institut national de veille sanitaire (InVS) analyse les données épidémiologiques des systèmes de surveillance sanitaire ; L’InVS coordonne la surveillance de la grippe et recueille les données relatives au suivi des intoxications par le monoxyde de carbone (CO).
L'Agence régionale de santé transmet hebdomadairement au département des urgences sanitaires (DUS) de la Direction générale de la santé (DGS) les informations relatives à l’état de l’offre de soins dans les établissements de santé (ES) et les évènements de tension hospitalière. Des dispositifs préventifs spécifiques concernent principalement l’émergence d’épidémies infectieuses et l’intoxication au CO.
Les établissements de santé doivent actualiser leurs dispositifs « hôpital en tension », plan blanc et plan de continuités d’activités, vérifier leur inscription au service prioritaire (ERDF) et vérifier périodiquement leur source de remplacement électrique (groupes électrogènes). Les EMS doivent s’assurer de la mise en place des plans bleus et des dossiers de liaison d’urgence.
 
ARS, 21/11/13
Synonyme de convivialité, l’alcool se boit entre amis, en famille, à l’occasion d’un repas, d’un apéritif, d’une fête... et refuser un verre n’est pas toujours facile. C’est pourquoi la nouvelle campagne de communication en promotion de la santé lancée le 18 novembre par l’Inpes ne pointe pas les dangers liés à la consommation d’alcool mais valorise les moyens d’agir au quotidien pour refuser le verre de trop.
Des modes de consommation qui évoluent
Au niveau mondial, la France figure parmi les pays les plus consommateurs d’alcool. Si la consommation globale a considérablement diminué depuis les années 50, la fréquence des consommations ponctuelles excessives est en hausse. Selon le « Baromètre santé Inpes 2010 », 21 % des 31-45 ans ont connu au moins une ivresse au cours de l’année et 18 % déclarent un épisode mensuel d’alcoolisation importante (six verres ou plus en une même occasion). Par ailleurs, les données françaises de l’enquête française Health Behaviour in School-aged Children 2010 montrent que l’initiation commence assez tôt : 59 % des élèves de 6e ont en effet déjà expérimenté l’alcool, bien souvent dans le cadre familial, par exemple avec du cidre ou du champagne.
Rabat-joie, moi ?
Doit-on se sentir obligé de boire de l’alcool pour profiter d’un moment convivial avec ses proches ? La campagne lancée par l’Inpes le 18 novembre entend débanaliser la consommation d’alcool, mais surtout valoriser ceux qui refusent de prendre un verre de plus (ou de trop) : ils ne gâcheront pas la fête et ne feront pas figure de rabat-joie. Il ne s’agit pas d’alerter ou d’informer mais de renforcer les compétences personnelles et sociales (appelées « psycho-sociales » selon l’OMS) de la population. Celles-ci permettent à chacun de répondre avec efficacité aux défis de la vie quotidienne et d’adopter un comportement approprié et positif dans leurs relations avec les autres.
Oser dire non
La campagne prévoit la diffusion de deux spots TV illustrant respectivement une soirée entre amis et un repas en famille. Autant de moments propices à la consommation d’alcool. L’ambiance est festive et la bonne humeur au rendez-vous. Dans chacun des films, l’un des protagonistes refuse un verre – un choix accepté par le groupe avec humour et légèreté, sans stigmatisation. Dire non paraît alors simple, possible et naturel.
La signature des spots - qui renvoient vers le dispositif Alcool Info Service –  « Réduire sa consommation d’alcool, c’est réduire les risques pour santé » s’inscrit dans la lignée des recommandations de l’OMS qui prône le "Less is better".
Libérer la parole
Deux affiches à apposer en salle d’attente ont également été envoyées aux professionnels de santé. Objectif ? Encourager les patients à parler de leur consommation d’alcool avec leur médecin, une démarche parfois difficile. La première a été diffusée aux généralistes ; la deuxième, plus particulièrement destinée aux femmes enceintes, a été adressée aux gynécologues et aux sages-femmes.
Une troisième affiche grand public oriente vers le dispositif Alcool Info Service. Elle sera diffusée aux différents partenaires de l’Inpes et notamment dans les structures qui accueillent des jeunes (collèges, lycées, mutuelles étudiantes, maisons des jeunes et de la culture – MJC, auberges de jeunesse, etc.).
AIS : un nouveau dispositif d’aide à distance
A l’occasion du lancement de cette nouvelle campagne, une nouvelle dimension est donnée au dispositif Alcool Info Service (AIS). Pour plus de cohérence et de lisibilité en matière de prévention et d’aide à distance face à l’alcool, la ligne Ecoute Alcool, créée et gérée par Adalis (Addictions Drogues Alcool Info Service), et le site internet alcoolinfoservice.fr de l’Inpes se rapprochent au sein d’un seul et même dispositif intégré sous le nom d’Alcool Info Service. Ce nouveau dispositif entend devenir la référence en matière de prévention et d’accompagnement des consommations excessives d’alcool.
Une information fiable
Créé en 2010, alcoolinfoservice.fr délivre une information complète et rigoureuse. Il propose conseils et astuces pour réduire sa consommation d’alcool, ainsi que des fiches sur les équivalences entre les différentes boissons, les repères de consommation ou encore les risques pour la santé à long terme. Le site met également à disposition l’« alcoomètre », un outil pour faire le point sur sa consommation, et un annuairequi recense l’ensemble des professionnels et des structures dédiés à la prise en charge et à l’accompagnement.
Nouvelle configuration
Si la vocation informative du site demeure, sa refonte se traduit par plusieurs changements. Ceux-ci devraient renforcer sa visibilité sur Internet et permettent de rendre ses contenus plus accessibles et adaptés aux différents profils de consommateurs, grâce à la prise en compte du sexe, de l’âge et des différents modes de consommation. En résultent deux espaces distincts – l’un grand public, l’autre destiné aux 15-25 ans et à leur entourage –, composés de quatre nouvelles rubriques : Tout savoir sur l’alcool, L’alcool et vous, L’alcool et vos proches et Actualités.
Plus de proximité
Afin d’encourager les échanges et l’entraide, des modules interactifs ont également été créés. Ainsi, Les Questions/Réponses permettent d’interroger des professionnels d’Alcool Info Service et d’obtenir des informations personnalisées. Potentiellement utiles à d’autres internautes, celles-ci sont publiées sur le site. La demande de confidentialité est possible.
Des Chats individuels, pensés sur le modèle de l’entretien téléphonique, offrent par ailleurs aux personnes qui le souhaitent la possibilité d’échanger en temps réel – et en privé – avec un intervenant du dispositif. Pour sa part, le « Web Call Back » permet d’être contacté gratuitement par téléphone.
Enfin, les internautes peuvent échanger avec leurs pairs surles Forums proposés par le site ou encore s’exprimer dans la rubrique Témoignages.
A noter : le nouveau numéro de téléphone d’Alcool Info Service : 0 980 980 930, de 8h à 2h, 7 jours sur 7, appel non surtaxé.
Pour en savoir plus
Le dossier de presse : Alcool : Oui, on peut dire « non » au verre de trop
 
INPES, 21/11/13
Comme chaque année depuis 2010, la Direction Générale de l’Organisation des Soins organise la Semaine de la sécurité des patients, semaine qui se déroulera cette année du 25 au 29 novembre.
L'hôpital et la sécurité des patients
La sécurité des patients, c’est l’ensemble des mesures qui sont prises, tout au long du parcours de soins, pour garantir un maximum de sécurité et de qualité dans les prises en charge.
Concrètement, cela peut se traduire, par exemple, par :
  • l’identification des patients pour être sûrs de prodiguer le bon soin à la bonne personne (éviter les confusions liées aux homonymes par exemple) ;
  • la communication entre soignants et soignés pour s’assurer que le patient a bien compris son traitement, recueillir ses remarques, construire ensemble le programme de soins ;
  • la prise en compte et le soulagement de la douleur pour que les soins soient réalisés dans les meilleures conditions ;
  • des mesures d’hygiène et de prévention pour lutter contre les infections nosocomiales ;
  • des normes strictes sur la délivrance et l’administration des médicaments ;
  • le développement de procédures et check-lists pour ne rien oublier d’important et sécuriser votre parcours ;
  • l’analyse des événements indésirables ;
  • la formation et l’évaluation régulière de nos professionnels, ainsi que le partage d’expériences, pour s’assurer que les meilleures pratiques sont à l’œuvre.
Chacun d’entre nous, professionnels et usagers, peut contribuer à l’amélioration de la sécurité des soins des soins.
Au programme au CHITS
Tout au long de cette semaine, le Centre Hospitalier Intercommunal Toulon-La Seyne-sur-Mer se mobilise et met en place une campagne de sensibilisation à destination des usagers et des professionnels sur l'ensemble de ses sites hospitaliers : Hôpital Sainte Musse à Toulon, Hôpital de La Seyne-sur-Mer et Hôpital G. Clemenceau à La Garde.
Joignez-vous à la semaine nationale de la sécurité des patients, une exigence légitime des patients, un engagement de tous !
 
Les antibiotiques sont indispensables pour soigner des maladies graves. Mal utilisés, ils favorisent le développement de résistances bactériennes. Concrètement, le risque est de ne plus pouvoir traiter des situations graves, les antibiotiques n’étant alors plus efficaces.
Lors d’une conférence de presse commune, les ministres ont annoncé des mesures pour favoriser le bon usage, préserver certains antibiotiques et informer, notamment :
1) Favoriser le bon usage des antibiotiques :
Développement de l’utilisation des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) par les professionnels de santé, pour parvenir à une réduction importante des prescriptions inappropriées d’antibiotiques.
Limitation de la durée de prescription et de délivrance de certains antibiotiques les plus générateurs de résistance, en réponse à des prescriptions parfois trop longues et donc inappropriées.
Création d’un référent hospitalier sur les antibiotiques dans tous les établissements et de référents vétérinaires pour la prescription des antibiotiques critiques en médecine vétérinaire.
2) Préserver certains antibiotiques dits « critiques » (à garder pour des situations graves où ils sont le dernier recours) :
Expérimentation de la délivrance à l’unité dans les pharmacies : Marisol Touraine a rappelé cette mesure prévue par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2014.
Proposition au niveau européen d’instaurer un statut particulier pour les antibiotiques en s’inspirant du statut des médicaments orphelins, pour maintenir sur notre marché les vieux antibiotiques et inciter au développement de nouveaux.
Stéphane Le Foll a également rappelé son ambition de réduire fortement l’exposition antibiotique chez l’animal. Un objectif chiffré de réduction de l’utilisation des antibiotiques critiques pour l’homme sera fixé dans le cadre du projet de loi d’avenir de l’agriculture de l’alimentation et de la forêt discuté au Parlement en janvier. Des guides de bonnes pratiques de prescription seront élaborés et validés par les agences sanitaires. Par ailleurs un décret viendra renforcer les conditions préalables à la prescription de ces antibiotiques.
3) Informer les citoyens et mobiliser tous les professionnels :
Création d’un nouvel indicateur hospitalier de suivi de l’exposition aux antibiotiques (ICATB 2) accessible au public en toute transparence,
Lancement d’une campagne à destination du grand public et des professionnels par l’assurance maladie sur internet dès aujourd’hui.
Le gouvernement est pleinement engagé dans la lutte contre la résistance des bactéries aux antibiotiques, enjeu majeur de santé publique tant en santé humaine qu’animale. L’action du Gouvernement en la matière s’inscrit pleinement dans l’objectif fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) : Une seule santé.
 
Une activité proposée aux élèves scolarisés dans la classe de pédiatrie
La rédaction d’articles pour la réalisation d’un journal dont la publication est prévue tous les trois mois.
Le 1er journal est en ligne alors bonne lecture !
 
CH Hyères, nov. 2013
L'Agence régionale de santé Paca publie dans la collection « Infostat – La Santé Observée », une étude sur les interruptions volontaires de grossesse réalisées en région Provence-Alpes-Côte d'Azur au cours de l’année 2011.
Les informations qui ont alimenté cette étude sont issues des bulletins statistiques que chaque praticien doit remplir à la suite de chaque intervention et envoyer à l’ARS.
C’est la cellule « enquêtes » du Département Observations et études qui reçoit ces bulletins, les saisit et les renvoie à un centre national qui les transmet à l’Institut national d'études démographiques (Ined) pour une exploitation nationale.

Une étude réalisée pour la première fois dans notre région

Il ressort de cette étude, réalisée pour la première fois en région Paca, une stabilité du nombre d’interruptions volontaires de grossesses (IVG) pratiquées en région Paca depuis 2004.
Les mineures représentent 6 % des IVG. Là aussi, la part est stable. En revanche, ce qui évolue, c’est le lieu où se réalise l’intervention : depuis 2005, les IVG peuvent être pratiquées, sous certaines conditions, par des médecins conventionnés en ville. Cette pratique augmente de façon régulière et représente maintenant 12 % du total des IVG de la région.
Les autres informations de cette brochure de 8 pages concernent les caractéristiques socio-démographiques de la femme ainsi que les techniques utilisées. Si les autres sources donnent des informations quantitatives sur les IVG, ces bulletins en sont la seule source d’informations qualitatives.
 
ARS PACA, 08/11/2013
A l'approche des vagues de froid, il est important de rappeler les mesures à adopter pour prévenir les intoxications liées au monoxyde de carbone.
Malgré les campagnes d’information et les rappels des mesures de prévention, diffusés régulièrement par les autorités sanitaires, on déplore encore chaque année au niveau national près de 100 décès attribués à des intoxications au monoxyde de carbone.

En Paca, des chiffres qui appellent une grande vigilance

En 2012, 237 personnes ont été intoxiquées, 109 ont été hospitalisées aux urgences et 3 sont décédées des suites d’une intoxication au monoxyde de carbone. Les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Bouches-du-Rhône et du Var ont été les plus impactés de la région, en nombre de cas.
57 % des intoxications sont dues à des dysfonctionnements d’appareils à gaz (chaudières, chauffe-eaux). Le manque d’aération des locaux et le mauvais entretien des appareils de chauffage sont les deux principaux facteurs favorisant la survenue des intoxications.

L’agence se mobilise depuis début septembre

Objectif : réduire les cas d’intoxication au monoxyde de carbone sur l’ensemble de la région, mieux informer les acteurs et le grand public de ces risques et leur rappeler les consignes de prévention. Il s’agit aussi d’améliorer, de façon constante, le système de signalement des cas dans la région. Les professionnels de santé et les services d’urgence sont en charge du signalement auprès de la plateforme régionale de réception des signaux sanitaires de l’agence et permettent le recueil des cas chaque année via le système de surveillance mis en place par l’InVS.
A l’agence, les services santé environnement sont aux manettes. Ils mènent l’enquête environnementale sur le lieu de l’intoxication. Cette enquête a pour but d’identifier les sources d’intoxication, de les mettre hors d’usage et d’éviter toute récidive en délivrant des conseils de prévention.
Les services de l'agence travaillent en étroite collaboration avec les services communaux d’hygiène et de santé (SCHS) qui réalisent les enquêtes chez les intoxiqués de la même façon que les agents de l’ARS, sur le territoire qui est de leur compétence, les professionnels chauffagistes qui sont chaque année sensibilisés à l’importance du bon fonctionnement des appareils et à la présence d’une ventilation adaptée au logement, enfin, le centre anti-poison et de toxico vigilance de Marseille (CAP-TV) qui réalise l’enquête médicale suite à une intoxication au monoxyde de carbone.

Qu’est-ce que le monoxyde de carbone ?

C’est un gaz incolore et inodore, donc indétectable par l’homme. Sa présence résulte d’une combustion incomplète, et ce, quel que soit le combustible utilisé : bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole ou propane. Il diffuse très vite dans l’environnement.

Quels sont les symptômes de l’intoxication ?

Ils sont banals : des maux de tête, des nausées, une confusion mentale, de la fatigue.
Ils peuvent ne pas se manifester immédiatement.

Que faire en cas d’intoxication ?

En cas d’intoxication aiguë ou de soupçon d’intoxication, la prise en charge doit être rapide et justifie une hospitalisation spécialisée.
Il est recommandé d’aérer les locaux, d’arrêter les appareils à combustion, d’évacuer les locaux et d’appeler les secours en composant le 15, le 18 ou encore le 112.

Comment les éviter ?

Ces intoxications peuvent être évitées en respectant des mesures simples :
  • Faites entretenir vos appareils de chauffage et de production d’eau chaude à combustion par un professionnel qualifié. Ce contrôle est doublé d’une mesure de la concentration en monoxyde de carbone ambiant, pour la plupart d’entre eux, c’est obligatoire ;
  • Faites ramoner les conduits d’évacuation des fumées par un professionnel qualifié ;
  • N’utilisez jamais de façon prolongée un chauffage d’appoint à combustion ;
  • N’obstruez jamais les grilles de ventilation, même par grand froid ;
  • Aérez quotidiennement votre habitation, même par temps froid. 
Le strict respect de ces consignes est impératif pour écarter tout risque d’intoxication mortelle.
En période de grand froid, il convient également d’être particulièrement vigilant aux conditions d’utilisation d’appareils de chauffage d’appoint ou de groupes électrogènes. En cas de coupure d’électricité, si vous devez avoir recours à des groupes électrogènes, placez-les impérativement à l’extérieur des bâtiments. Et n’utilisez jamais de chauffage d’appoint à combustion en continu.
Les organisateurs de rassemblements de personnes (rassemblements familiaux, manifestations culturelles ou religieuses, …) doivent être tout particulièrement attentifs car les épisodes d’intoxication en lien avec l’utilisation de panneaux-radiants à combustible gazeux sont fréquents et concernent chaque année plusieurs centaines de personnes.
 
ARS PACA, 31/10/13

A l’occasion de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière qui a débuté depuis le 11 octobre dernier et prendra fin au 31 janvier 2014, l’agence rappelle l’intérêt de la vaccination et annonce la diffusion de tests de dépistages rapides en Ephad afin de protéger les personnes les plus fragiles.

 

Une baisse préoccupante de la vaccination

Entre 2009 et 2012, la couverture vaccinale des personnes à risque est passée de 60 % à 50 %. En cause, une défiance à l'égard du vaccin contre la grippe. Cette baisse concerne également les personnels des Ephad qui sont en contact quotidien avec des personnes âgées vulnérables, qui de surcroît vivent en collectivité.
Les vaccins sont désormais disponibles en pharmacie. Plus de 10 millions de personnes à risque sont invitées à se faire vacciner.

Dix millions de Français auraient contracté le virus de la grippe l'hiver dernier.

Chaque hiver, la grippe saisonnière touche des millions de personnes en France, pouvant entraîner des complications graves chez les personnes fragiles et être responsable d’un nombre élevé de décès. Lors de la précédente saison grippale, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a recensé, en France,  818 cas graves de grippe admis en services de réanimation ; 71 % des malades présentaient un risque de grippe sévère. Parmi ces malades admis en réanimation, 153 décès sont survenus.
En Paca, en 2012, 65 personnes ont été admises en service de réanimation pour complication de grippe, 19 sont décédées.
Aujourd’hui, le vaccin grippal (pris en charge à 100 % par les régimes de l’assurance maladie pour les populations à risque), demeure un moyen sûr et efficace pour prévenir la maladie et protéger les populations les plus vulnérables.  Même s’il ne permet pas toujours d’éviter la maladie, le vaccin réduit le risque de complications graves ou de décès.

En cas de symptômes (forte température, courbatures, maux de tête...)

Pensez « médecin traitant ». Votre médecin traitant connaît votre état de santé, c’est lui qui peut le mieux vous soigner. Il vous conseillera sur les premiers gestes à adopter pour vous protéger et protéger votre entourage.

L’Agence régionale de santé Paca renouvelle cette année son soutien aux Ephad

Comme l’année dernière, l’agence met à la disposition des 600 Ephad de la région des écouvillons pour les tests de diagnostics rapides (TDR) pour faciliter le diagnostic. Objectif : améliorer la prise en charge et les délais de mise en route de la prophylaxie et des traitements.

Qu'est-ce que la grippe ?

Une infection respiratoire aiguë virale très contagieuse, sévère, douloureuse, invalidante, qui engendre de la fièvre, des maux de tête, de la fatigue ou des syndromes ORL. La "vraie" grippe ne doit pas être confondue avec d'autres affections pseudo-grippales, bénignes et courantes.

Quel est statistiquement le risque de contracter le virus de la grippe ?

La grippe est contagieuse et rapide. La durée de contamination est de 24 à 48 heures.

Est-ce que les antibiotiques soignent bien la grippe ?

Non. L'antibiotique est inefficace sur le virus sauf en cas de surinfection. Pour soigner une grippe, le repos est nécessaire et il est possible d’utiliser des médicaments contre la fièvre et les douleurs (paracétamol,  …). Parfois, des antiviraux sont prescrits pour éviter les complications.

Quelles sont les personnes qui doivent se faire vacciner en priorité ?

Les personnes dites à risques : les personnes de plus de 65 ans, les femmes enceintes, les personnes atteintes de pathologies cardio-vasculaires, pulmonaires, hépatiques et d'affections de longue durée, et enfin les personnes obèses. La recommandation concerne aussi les professionnels de santé qui peuvent constituer un relai possible pour le virus.

A-t-on moins de chance d'attraper la grippe si on se fait vacciner tôt ?

La grippe circule toute l'année avec un pic hivernal qui se situe souvent en janvier. Mais le plus tôt est le mieux. Ce n'est pas parce qu'il fait doux qu'il ne faut pas se faire vacciner, d'autant qu'on ne commence à être protégé que quinze jours après la vaccination. Même malade, avec un rhume ou une angine, on peut se faire vacciner. Il n'y a pas de contre-indication.

Est-ce que le vaccin protège à 100 % ?

Il ne protège pas à 100 %. Son efficacité dépend du système immunitaire de la personne. Le taux de protection chez un adulte est de 70 à 80 % ; chez la personne âgée, de 40 à 50 %. Le vaccin protège contre la grippe mais pas des autres virus qui donnent des syndromes grippaux.

Le vaccin peut-il avoir des effets secondaires ?

Aucun traitement n'est anodin. Mais on observe peu d'effets secondaires liés au vaccin contre la grippe.

Faut-il se faire vacciner tous les ans ?

Oui. La composition du vaccin change tous les ans car les différents types de virus qui circulent évoluent. L'immunité que l'on acquiert avec le vaccin couvre une période de 6 mois à 1 an.

Quelles souches de virus contient ce vaccin ?

Le nouveau vaccin est capable de protéger contre les virus grippaux A(H3N2) et A(H1N1) et une souche B.

Le vaccin est-il remboursé ?

Le vaccin est pris en charge à 100 % pour les populations à risque. Pour les autres, le vaccin acheté en pharmacie (environ 6 €) est remboursé par la Sécurité sociale à 65 %. À cela, il faut rajouter, l'acte médical payant chez un médecin ou un infirmier et remboursé par la Sécurité sociale. Il est gratuit dans un établissement public de santé.

Les gestes barrières pour limiter la transmission

  • Lavez-vous les mains, si possible avec du savon liquide, en les frottant pendant 30 secondes. Rincez-les ensuite sous l’eau courante et séchez-les avec une serviette propre ou à l’air libre ;
  • Le lavage des mains doit devenir un réflexe  : avant de préparer le repas ou de manger, après s’être mouché, avoir éternué ou toussé en mettant sa main devant la bouche, être passé aux toilettes, s’être occupé d’un animal et après chaque sortie ;
  • Servez-vous d’un mouchoir jetable pour vous moucher, tousser, éternuer ou cracher et jetez-le aussitôt dans une poubelle ;
  • Portez un masque si vous êtes grippé, surtout pour rendre visite à une personne fragile (personnes âgées, nourrissons, malades…) ;
  • Évitez d’emmener un nourrisson dans les lieux publics où il pourrait entrer en contact avec des personnes infectées (transports en commun, centres commerciaux, hôpitaux…) en période d’épidémie ;
  • Ouvrez les fenêtres régulièrement pour aérer et diminuer la concentration en microbes ;
  • Évitez de serrer les mains ou d’embrasser pour dire bonjour ;
  • Ne touchez pas directement vos yeux, votre bouche ou votre nez sans vous être lavé les mains au préalable.

 

A l'occasion de la journée mondiale des accidents vasculaires cérébraux du 29 octobre 2013, une campagne de sensibilisation est lancée sur la reconnaissance des signes de l’accident vasculaire cérébral (AVC) et la conduite à tenir en cas d’apparition de ces signes.
 
Cette action fait partie des engagements du plan national AVC 2010-2014 dont l'une des priorités est d'améliorer la prévention et l’information de la population avant, pendant et après l’AVC.
Qu’est ce qu’un AVC ?
L’accident vasculaire cérébral (AVC) désigne l’obstruction ou la rupture d’un vaisseau transportant le sang dans le cerveau.
Il en résulte un manque d’apport d’oxygène qui met en danger le fonctionnement d’une ou plusieurs zones du cerveau, qui ne sont alors plus irriguées. Tout le monde peut être touché, quel que soit son sexe, avec un risque plus important chez les personnes présentant des facteurs de risques cardio-neuro-vasculaires, les personnes de + de 75 ans qui représentent 50 % des cas.
Les AVC en Paca et en France
En Paca, plus de 12 000 hospitalisations ont été recensées pour les AVC et les accidents ischémiques transitoires en 2012. 10000 concernent les AVC. 60% des gens atteints d’AVC ont moins de 80 ans. 1 425 décès dont la cause est un AVC ont été recensés en 2012 en milieu hospitalier. Plus de 27 000 personnes bénéficient aujourd’hui d’une prise en charge par l’assurance maladie à 100% pour AVC invalidant.
En France, l’AVC représente la 1ère cause de handicap acquis de l’adulte et la 3ème cause de mortalité. 130 000 personnes sont atteintes chaque année d’un AVC, dont 1/3 garde des séquelles. 75 % des personnes atteintes ont plus de 65 ans. L’âge moyen de survenue d’un AVC est de 73 ans (70 ans pour les hommes et 76 ans pour les femmes). 15 000 hommes ou femmes de moins de 45 ans sont frappés chaque année. 500 000 personnes vivent avec des séquelles d’AVC, plus ou moins lourdes.
Quels sont les signes d’alerte d’un AVC ?
  • Les trois signes les plus courants de l’AVC apparaissent souvent brutalement :
  • Déformation ou engourdissement de la bouche. 
  • Faiblesse ou engourdissement d’un côté du corps.
  • Difficulté à parler.
Que faire lorsque l’on suspecte un AVC ?
  • En cas d’AVC, et même si les symptômes disparaissent après quelques minutes :
  • Appelez immédiatement le SAMU > faites le 15, pour être pris en charge très rapidement.
Agir vite, c’est vital !
Le malade dispose d'un délai de quatre heures et demi seulement pour être hospitalisé et recevoir un traitement destiné à limiter les séquelles et optimiser ses chances de guérison.
Que faire en attendant les secours ?
  • Allonger la personne avec un oreiller sous la tête et la laisser allongée jusqu’à l’arrivée des secours.
  • Noter l’heure où les signes sont apparus ou quand la personne a été vue pour la dernière fois sans signe.
  • Regrouper les ordonnances et les résultats des dernières prises de sang réalisées.
Les gestes à éviter
  • Ne pas faire boire ni manger.
  • Ne donner aucun médicament.
  • Ne faire aucune injection même si c’est le traitement habituel.
En Paca, les médecins généralistes et les pharmaciens dans la boucle
Outre l’information diffusée au grand public, l’Agence régionale de santé a informé et sensibilisé les professionnels de santé, pharmaciens et médecins généralistes, sur la campagne. Sans oublier l’entourage habituel : conjoints, enfants, intervenant à domicile.
Objectif : relayer les principaux messages de la campagne auprès de leurs patients, notamment la nécessité d’alerter dès les premiers signes, apposer l’affiche dans les cabinets et les informer des établissements sanitaires de la région Paca qui ont mis en place une unité neuro-vasculaire pour une prise en charge rapide des victimes.
 
ARS PACA, le 29/10/13
 
Le département Observations et études de l'agence régionale de santé publie chaque année le mémento Statistiques et indicateurs de la santé et du social réalisé à partir des données de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (DREES).
 
Ce mémento présente un résumé des données essentielles sur la démographie, l'équipement, l'activité, les professions de santé, la protection sociale et la santé-environnement au niveau des départements et de la région.
Le Mémento Statiss 2012 Provence-Alpes-Côte-d'Azur est désormais disponible.
 
ARS PACA, 10/2013

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