Sept coordonnateurs de santé bientôt recrutés dans certains établissements d'hébergements pour personnes âgées dépendantes (Ephad) du Vaucluse, des Alpes de Haute-Provence, des Alpes-Maritimes et des Hautes-Alpes.

Le profil recruté

Il s'agira d'infirmiers diplômés d'Etat, d'autres professionnels de santé ou d'assistants de service social expérimenté, qui possèdent une expérience confirmée en gérontologie.

La mission des coordonnateurs

Favoriser la coordination du parcours de santé de la personne âgée. Concrètement, il s’agit de faciliter la continuité des soins et services dans le milieu de vie de la personne, en lien avec les différents acteurs du territoire. Et surtout de fluidifier le parcours de soins en prévenant les hospitalisations, en améliorant la gestion des sorties et la prévention des ré hospitalisations et en préparant l’entrée en institution.

Ils apporteront leur appui aux réflexions partenariales en cours sur le territoire, notamment en participant à l’instance régionale de coordination en santé. Ils contribueront notamment au développement des outils et des systèmes d’information régionaux. Des indicateurs d’évaluation seront également mis en place.

ARS PACA

600 Ephad ont reçu les tests de diagnostics rapides pour la grippe. L'agence a financé ces tests afin de faciliter le diagnostic. L'objectif étant d'améliorer la santé des résidents et faire baisser la mortalité.

La situation en Paca

Lors de l’hiver 2011, la région Paca a connu un taux de surmortalité de 22 % par rapport aux années précédentes. Le plus fort taux en France. En cause : la grippe et d’autres virus hivernaux. Un nombre important d’épidémies sont survenues dans les Ephad, dont des cas d’insuffisances respiratoires aigues et des épidémies de grippe. De plus, on note une baisse de couverture vaccinale chez les personnels des Ephad depuis 2010.

Développer des actions de dépistage

Si l’agence invite depuis des années les 600 Ephad de la région à développer des actions de dépistage et lui signaler les personnes atteintes de la grippe, elle passe cette année a la vitesse supérieure en mettant à leur disposition des tests de diagnostics rapides (TDR) pour faciliter le diagnostic.

Objectif : améliorer la santé des résidents et faire baisser la mortalité

Le diagnostic

Concrètement, le diagnostic comprend le prélèvement et l’analyse. Un prélèvement assuré sur place et envoyé pour analyse aux 30 laboratoires hospitaliers volontaires qui se sont engagés à traiter rapidement les prélèvements.

Limiter les coûts

L’aspect économique n’est pas à négliger. Comment ? En mutualisant les kits dans les 30 laboratoires volontaires et en réduisant les coûts liés à une épidémie dans les Ephad. Limiter une épidémie de grippe dans une Ephad de taille moyenne, c’est  limiter les coûts de prise en charge, sachant qu’ils peuvent s’élever, selon la gravité, de 10 à 20000 euros.

 

ARS PACA, 30/01/13

 

Un nouveau site d’information et d’assistance aux joueurs en difficulté et à leur entourage est lancé mi-janvier, en complément de la ligne d’écoute 09 74 75 13 13. S’adressant plus largement à toute personne s’intéressant à l’addiction aux jeux de hasard et d’argent, il aide à comprendre l’univers du jeu, ses mécanismes, son histoire, les croyances qui influent sur l’attraction qu’il exerce, ses méfaits tant au niveau individuel, familial et socio-professionnel lorsque l’on passe d’une pratique « récréative » (joueur occasionnel à actif) à une pratique « excessive » avec « perte de contrôle » (joueur dépendant).

Le site joueurs-info-service.fr passe en revue, les chiffres, la réglementation, les interdictions de jeux, la protection juridique et administrative et bien sûr les aides et ressources locales pour limiter ou arrêter cette pratique quand elle devient problématique. Par ailleurs, un espace relaye l’actualité du domaine tout en permettant aux internautes de participer à la vie du site en proposant des contributions, avec la possibilité de réagir aux articles soumis. Les professionnels ont aussi leur espace leur permettant notamment d’effectuer une recherche multicritères sur l’annuaire des structures spécialisées dans la lutte contre les addictions.

Avec pour baseline (petite « ligne » qui résume le positionnement d’une marque, placée généralement en dessous du logo) « Moins jouer est un progrès », le nouveau site du GIP Adalis (Addiction Drogue Alcool Info Service) et de l’Inpes entend renforcer les connaissances des joueurs sur les usages problématiques des jeux de hasard et d’argent et sur l’offre d’écoute, d’orientation et de prise en charge. Il s’agit de lutter contre le jeu excessif et de faire connaître les pratiques à risque et son cortège de souffrances (endettement, dépendance, isolement, co-addictions, divorce, perte d’emploi, tendances suicidaires…) au grand public, au joueur et à son entourage. L’accroche « Famille, vie sociale, santé financière, êtes-vous prêt à tout miser ? » inscrite au fronton du site de l’Arjel (Autorité de régulation des jeux en ligne) et de manière obligatoire sur tous les sites des opérateurs de jeux, résume bien les enjeux du problème.

Sur le nouveau site joueurs-info-service.fr, chacun pourra trouver selon son problème et ses questions une liste des structures proches de chez lui apportant des solutions : soutien familial, suivi carcéral, groupes de paroles, consultations jeunes consommateurs (proposés dans certains CSAPA - Centres de Soins d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie-  formés à la prise en charge de la dépendance au jeu etc.). Le site incite aussi au témoignage et à l’entre-aide. Il propose plusieurs modules favorisant l’interactivité et un véritable soutien personnalisé :

  • des forums thématiques pour s’exprimer
  • des chats individuels avec un écoutant de la ligne téléphonique joueurs info service
  • des chats collectifs ponctuels sur un thème spécifique proposé par un internaute, par le site ou autour d’un invité
  • un espace pour recueillir des témoignages
  • un espace « Questions/réponses » offrant la possibilité d’obtenir des compléments d’information en moins de 48 h
  • des « web call back » pour programmer un entretien téléphonique avec un écoutant qui rappelle l’internaute au numéro qu’il lui indique.

INPES, 24/01/2013

L’INCa publie son rapport annuel sur la situation du cancer en France, action 6.1 du Plan cancer 2009-2013. Cette cinquième édition propose une actualisation des connaissances dans les différents domaines du cancer et de la cancérologie ainsi qu’un nouveau chapitre sur la thématique des inégalités de santé.

Ce rapport présente une synthèse des données et des indicateurs relatifs au cancer et à la cancérologie, dans une démarche de prise en charge intégrée allant de la prévention à l’après cancer en passant par l’observation, le dépistage, les soins et la recherche. Cet état des lieux se réfère aux dernières données disponibles en septembre 2012, issues des études et des publications institutionnelles et scientifiques, et mises à disposition sur le portail des données du cancer.

La cinquième édition de ce rapport s’enrichit d’un nouveau chapitre portant sur la thématique des inégalités de santé, problématique prégnante constituant l’un des trois grands thèmes transversaux du Plan cancer 2009-2013. L’ajout de ce chapitre fait, par ailleurs, écho à l’une des recommandations du Haut conseil de la santé publique (HCSP), dans son rapport sur l’évaluation à mi-parcours du Plan cancer, publié début 2012. Il aborde les définitions et les concepts des inégalités de santé et présente plusieurs indicateurs et données utilisés ou en cours de développement dans le champ du cancer.

En plus de ce chapitre, le rapport s’articule autour de 6 chapitres qui regroupent les principales thématiques dans le domaine du cancer et de la cancérologie : épidémiologie des cancers, facteurs de risque, dépistage, prise en charge, vivre avec le cancer et les enjeux de la recherche.

Cette publication a vocation à éclairer les décideurs et à faciliter le suivi de la politique de lutte contre les cancers. Elle répond également à une volonté de transparence vis-à-vis du grand public et des professionnels de santé, en rendant compte des principales avancées observées dans le champ de la cancérologie ainsi que des difficultés persistantes dans ce domaine.

La situation du cancer en France en 2012

Accéder au portail des données du cancer

 

INCa, 15/01/13

 

A la demande de Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ouvre un numéro vert gratuit pour informer les femmes sur les pilules contraceptives, à partir du mercredi 23 janvier : 0800 636 636 (appel gratuit).

Le débat médiatique actuel a généré de nombreuses questions chez les femmes, notamment utilisatrices de contraceptifs oraux. Elles ont besoin d’informations fiables sur les pilules de 3e et 4e générations, et doivent être rassurées et incitées à se tourner vers leur prescripteur pour envisager le moyen contraceptif le plus adapté à leur situation.

Du lundi au samedi, de 9h à 20h, une équipe de téléopérateurs, encadrée par un médecin et des sages-femmes, répondra aux questions que les femmes se posent sur leurs pilules de 3e et de 4e générations :

  • De quelle génération est ma pilule ?
  • Je prends une pilule de 3ème ou 4ème génération, dois-je l’arrêter ?
  • Qu’est-ce qu’une thrombose veineuse ?

Cette plateforme téléphonique fait partie du dispositif développé par le Ministère des Affaires sociales et de la Santé pour informer, guider et favoriser le bon usage de ces médicaments.

Un plan d’actions visant à renforcer la sécurité d’une contraception est également en cours de réalisation.

Ainsi, l’ANSM

  • a mené une campagne d’information auprès des professionnels de santé (médecins, sages-femmes, pharmaciens) afin que la pilule de 1ère et 2ème générations soit systématiquement privilégiée. L’usage des pilules de 3ème et 4ème générations doit être l’exception, et non pas la règle.
  • a saisi l’Agence européenne du médicament d’une demande de modification de l’autorisation de mise sur le marché en ce sens.
  • rend publiques les données de pharmacovigilance (suivi et surveillance des effets indésirables).

La confiance des femmes dans la contraception est un enjeu majeur de santé publique. Le débat actuel ne doit en aucun cas jeter le discrédit sur les méthodes contraceptives.

Pour plus d’information sur la pilule contraceptive :

Ministère des affaires sociales et de la santé, 23/01/2013

L’Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille, 1er employeur de la Région, a souhaité participer à l’événement phare Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, en initiant dès 2009, un programme ambitieux et novateur en partenariat avec Aix - Marseille Université et Marseille-Provence 2013.

Centré sur les patients, les visiteurs, mais aussi les personnels, ce programme intitulé « Santé e(s)t culture(s) » compte une vingtaine de projets.

Il s’agit d’accueillir des artistes au cœur des lieux de soins, de passer des commandes à des architectes, des plasticiens, des paysagistes et de créer des espaces d’échanges et de réflexions avec 6 CHU du pourtour de la Méditerranée.

Expositions, concerts, rencontres, projections, ateliers artistiques, créations architecturales et aménagements paysagers… en 2013, l’AP-HM sera plus que jamais créative, euro méditerranéenne et radieuse, au cœur de la Capitale !

Assistance Publique Hôpitaux de Marseille

Le Forum Médical du Centre Hospitalier Intercommunal Toulon-La Seyne/mer, organisé par l'Association pour l'Information Médicale et Scientifique (A.P.I.M.S.) réunit deux fois par an l'ensemble des professionnels de santé hospitaliers et libéraux sur un thème donné avec un point de vue pluridisciplinaire.

Le 22 mars prochain, en soirée, se déroulera la 8ème édition à l'hôpital Sainte Musse, sur le thème de 

L'Urologie de l'Adulte et de l'Enfant
avec la participation du Pr Pierre ALESSANDRINI,
Chef du Service de Chirurgie Infantile de l'hôpital Nord à Marseille

 

Découvrez le PROGRAMME et l'EDITORIAL du Président

Imprimez le bulletin d'inscription

Centre Hospitalier Intercommunal Toulon - La Seyne sur Mer

 

Malgré les campagnes d’information et les rappels des mesures de prévention, diffusés régulièrement par les autorités sanitaires, on déplore encore chaque année au niveau national près de 100 décès attribués à des intoxications au monoxyde de carbone.

Il s’agit d’un risque insidieux car le monoxyde de carbone, produit de la combustion incomplète des combustibles de chauffage, est un gaz, inodore et incolore qui, selon de degré d’exposition, provoque des symptômes banals (maux de têtes, vertiges …) mais peut s’avérer mortel.

Monoxyde de carbone : deux principales sources d'intoxication

  • Les appareils à gaz sont les principales sources d’intoxications : les chaudières et les chauffe-eaux représentent à aux seuls 61% des sources d’intoxications. Il est donc important que ces appareils soient contrôlés annuellement afin de vérifier leur bon fonctionnement et écarter tout risque d’intoxication pour les occupants.
  • La ventilation des lieux sur lesquels ont eu lieu les intoxications sont souvent la cause secondaire de l’intoxication : les gaz produits par l’appareil défaillants ne peuvent s’évacuer, s’accumulent dans le logement et provoquent l’intoxication. En période de grand froid, il arrive très souvent que ces ventilations soient obstruées, avec des conséquences qui sont malheureusement dramatiques.

 

Intoxication, les symptômes

  • L’intoxication aiguë entraine des vertiges, une perte de connaissance, voire le coma et le décès. Les victimes nécessitent des soins immédiats et lourds. Ces accidents peuvent laisser des séquelles à vie au niveau cardiaque et neurologique.
  • L’intoxication faible dite chronique  a des symptômes qui ne sont pas spécifiques et qui peuvent être confondus avec d’autres pathologies : maux de têtes, nausées, confusion mentale et fatigue. L’intoxication peut être lente et ne pas se manifester immédiatement.

Un système de surveillance des intoxications au monoxyde de carbone

Depuis 2005, un système national de surveillance des intoxications au monoxyde de carbone a été mis en place par l’Institut de veille sanitaire (InVS). Il permet de suivre en détail l’évolution des épisodes d’intoxication au cours de l’année et de mesurer l’impact des campagnes de prévention.

Tout signalement d’intoxication au CO suspectée ou avérée, hors incendie, fait l’objet d’une enquête environnementale et d’une enquête sanitaire. L’ensemble des questionnaires est saisi sur une application web, baptisée Siroco, afin de constituer la base nationale des intoxications au CO du système de surveillance.

En région Paca, le nombre d’intoxications au monoxyde de carbone reste de l’ordre de 300 intoxiqués depuis 2007 avec un pic en 2008 de 362 intoxiqués et une baisse en 2010 à 224 intoxiqués, ce qui est encourageant.

Les récentes mesures qui imposent depuis le 15 septembre 2009, une mesure du taux de monoxyde de carbone par le professionnel qualifié qui effectue l’entretien annuel de la chaudière commencent certainement à porter leur fruit et doivent être poursuivies.

Partenaires

L'agence régionale de santé agit contre le risque d'intoxication aux côté de partenaires régionaux.

  • Les professionnels chauffagistes sont chaque année sensibilisés à l’importance du bon fonctionnement des appareils et à la présence d’une ventilation adaptée au logement ;
  • les Services communaux d’hygiène et de santé (SCHS) réalisent les enquêtes chez les intoxiqués de la même façon que les agents de l’ARS, sur le territoire qui est de leur compétence (15 SCHS en région Paca) ;
  • les professionnels de santé : médecins et services d’urgence qui déclarent les intoxications au monoxyde de carbone ;
  • le Centre Anti Poison et de Toxico Vigilance de Marseille (CAP-TV) qui réalise l’enquête médicale suite à une intoxication au monoxyde de carbone.

ARS PACA

Durant toute l'année 2013, l'Agence régionale de santé Paca participe, aux côtés des services de la préfecture, au bon déroulement des expositions et manifestations organisées par l'association Marseille Provence 2013 en charge de l'événement Marseille capitale européenne de la culture.

Quel est le rôle de l'agence ?

Le rôle de l'agence régionale de santé Paca est de prévoir et d'organiser les prises en charge de soins liées à l'afflux de public pendant toute la durée de MP 2013.

ARS PACA, 11/01/2013

Chaque année, le pôle d’odontologie de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille accueille 70 000 Marseillais et Provençaux venus des départements limitrophes pour des soins dentaires.

Du détartrage à la pose d’implants, de l’orthodontie à la réalisation de prothèses, toute la gamme des soins proposés dans un cabinet dentaire est réalisée par des praticiens qualifiés et –c’est la particularité de l’odontologie- des étudiants.

Le pavillon pour les soins dentaires est ouvert aux enfants et adultes (urgences, sémiologie, chirurgie, prothèse, implants, etc.).

Hôpital de la Timone, Centre de soins dentaires

Tél. secrétariat : 04 91 38 89 00

Email : odontologie-marseille@ap-hm.fr

Chef de service
Pr André SALVADORI

Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille, janvier 2013

Le Centre d'Exploration du Système Nerveux et du Sommeil (CESNES) a fait l’objet d’une présentation spéciale de la revue Échanges Troubles du sommeil, avec une interview très détaillée auprès des praticiens de différentes spécialités qui contribuent à la prise en charge des Troubles du Sommeil au sein de cette structure au C.H.I.T.S.

Centre Hospitalier Intercommunal Toulon - La Seyne sur Mer, 04/01/13

 

Marisol Touraine annonce le déremboursement des pilules de 3ème génération à compter du 31 mars 2013 et demande que celles-ci ne soient plus prescrites en premier choix

Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, a pris la décision de mettre fin au remboursement des pilules contraceptives de 3ème génération dès le 31 mars 2013.

Un dispositif d’information important a été mis en place à la demande de la Ministre par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et par la Haute Autorité de Santé (HAS). Aussi la période transitoire permettant aux femmes utilisant ces pilules d’adapter, avec leur médecin et au moment du renouvellement de leur prescription, leur mode de contraception, est réduite de 6 mois.

La Ministre demande également à l’ANSM que la pilule de 2 ème génération soit systématiquement privilégiée, sauf situations particulières ; les pilules de 3 ème et 4 ème génération ne doivent plus être proposées en premier choix.

En effet, le risque de complications thrombo-emboliques veineuses (phlébites) est deux fois moins élevé que chez les femmes sous pilules de 3ème et 4ème génération (pour lesquelles ce risque est de 3 à 4 cas pour 10 000 utilisatrices). Si la prise de la pilule, qui est un médicament, ne doit pas être banalisée, la Ministre rappelle que l’accès à la contraception constitue une priorité. Le gouvernement avait ainsi pris la décision, dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale 2013 de prendre en charge à 100% les contraceptifs remboursables (pilule, stérilet et implant contraceptif) pour les mineures de 15 à 18 ans.

En France, le recours à la pilule comme moyen de contraception est l’un des plus élevé au monde (60% des femmes sous contraception prennent la pilule). Marisol Touraine a demandé à la HAS d’élaborer un référentiel de bonnes pratiques à l’intention des professionnels de santé, pour que la contraception proposée soit la plus adaptée à chaque situation particulière.

Ministère des affaires sociales et de la santé, 03/01/2013

Les indicateurs sanitaires de la grippe saisonnière sont en augmentation dans la plupart des régions de France et l’épidémie pourrait débuter plus tôt cette année. Dans ce contexte, les autorités sanitaires souhaitent rappeler qu’il ne faut plus attendre pour vacciner les personnes à risque et leur entourage.

Le vaccin est le moyen le plus efficace de se prémunir contre la grippe. Chacun peut se faire vacciner mais il est particulièrement recommandé chez :

  • les personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • les personnes souffrant de pathologies fragilisantes comme les maladies chroniques respiratoires, cardiaques, rénales, hépatiques, sanguines ou métaboliques (diabète) ;
  • les femmes enceintes ;
  • les personnes présentant une obésité. Pour éviter toute transmission aux personnes à risque, l’entourage et les professionnels de santé au contact des patients sont également invités à se faire vacciner.

Pour se protéger et protéger les personnes à risque, les mesures d’hygiène doivent être respectées :

  • se laver les mains plusieurs fois par jour avec du savon ou une solution hydroalcoolique ;
  • se couvrir la bouche et le nez avec sa manche ou un mouchoir à usage unique en cas de toux ou d’éternuement.

L’Assurance Maladie prend en charge à 100% le vaccin contre la grippe saisonnière pour les personnes à risque. Pour mémoire, le vaccin contre la grippe saisonnière est élaboré chaque année à partir des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et protège pour la saison actuelle contre les virus qui circulent aujourd’hui.

Pour en savoir plus :

Ministère des affaires sociales et de la santé, 28/12/12

Une ordonnance relative "au renforcement de la sécurité de la chaîne d’approvisionnement des médicaments, à l’encadrement de la vente de médicaments sur internet et à la lutte contre la falsification de médicaments" a été publiée vendredi 21 décembre au Journal officiel.

Elle encadre les opérateurs de la fabrication, de l’importation, du courtage et de la distribution des médicaments et de leurs matières premières et instaure des sanctions pénales et administratives en cas de manquement aux nouvelles obligations créées.

La vente de médicaments sur Internet par les pharmaciens d’officine est désormais strictement encadrée. La vente doit être adossée à une officine physique, relève de l’entière responsabilité du pharmacien et est limitée aux seuls médicaments dits "de médication officinale" qui peuvent être présentés en accès direct au public. Elle est soumise aux règles de déontologie applicables à l’officine. La création du site internet de commerce électronique de médicaments de l’officine de pharmacie est soumise à autorisation du directeur général de l’agence régionale de santé territorialement compétente.

Cette ordonnance, prise en application de l’article 38 de la loi n° 2011-2012 du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé, transpose la directive 2011/62/UE relative aux médicaments falsifiés.

Ministère des affaires sociales et de la santé, 24/12/12

La notion d'habitat indigne recouvre l'ensemble des situations d'habitat qui sont un déni au droit au logement et portent atteinte à la dignité humaine. Cette notion recouvre les logements, immeubles et locaux impropres à l’habitation :  les immeubles insalubres (risque pour la santé), les locaux où le plomb est accessible (risque de saturnisme), les immeubles menaçant ruine ou/et péril (risque pour la sécurité), les hôtels meublés dangereux, les habitats précaires, et dont la suppression ou la réhabilitation relève des pouvoirs de police administrative exercés par les maires et les préfets.

Lutter contre l'habitat indigne : une priorité de santé publique pour l'agence régionale de santé

Depuis des années, la lutte contre l’habitat indigne (LHI) est une des politiques publiques majeures de l’Etat, qui rejoint la politique de lutte contre les inégalités de santé portée par le ministère chargé de la santé, et qui mobilise un nombre important d’acteurs : collectivités locales et territoriales et leurs services techniques et sociaux, services de l’Etat, ANAH,  ARS, bailleurs sociaux, CAF, opérateurs institutionnels etc. L’objectif visé est de sortir les occupants de situations d’indignité dans lesquelles ils peuvent se trouver : locaux impropres à l’habitation (caves, combles…), logements et immeubles insalubres remédiables ou irrémédiables présentant des dangers pour leur santé, immeubles  ou logements présentant des dangers pour leur sécurité ou la sécurité du voisinage, logements indécents, etc.

Des actions concrètes

En 2011, 687 logements ont été visités par les services de l’ARS ; 278 ont donné lieu à une procédure d’insalubrité relevant du code de la santé publique.

Pour l’ARS, cette mission transversale nécessite des moyens humains regroupés au sein des services Santé Environnement des délégations territoriales, et qui sont tournés :

  • vers l’expertise technique in situ, qui inclut le recours à la métrologie, mais aussi la médiation avec les bailleurs, l’animation des réseaux créés avec les collectivités et leurs services techniques et sociaux, et avec les autres partenaires impliqués dans la LHI, la négociation avec les collectivités pour impliquer celles qui ne le sont pas encore,
  • vers la gestion administrative et le suivi des procédures d’insalubrité  longues et complexes, et pour les Bouches du Rhône la gestion du CODERST (Conseil de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques) dédié spécialement aux questions de LHI, créé en 2010 et présidé par le Sous Préfet d’Istres.

ARS PACA, 12/2012

Le plan national maladies rares 2011-14 a profondément renouvelé l’ambition du plan précédent 2005-08. Il vise à améliorer la qualité de la prise en charge des patients, à développer la recherche et à amplifier les coopérations européennes et internationales.

Pour améliorer les soins dus à chaque patient, le plan pose des objectifs concrets sur le suivi médical et médico-social. Mieux évaluer les centres de référence maladies rares, les aider à progresser dans la rédaction des protocoles de soins, mettre à disposition des médecins des équipements de haute technologie figurent parmi les objectifs prioritaires du ministère chargé de la santé, déclinés au plus près des patients grâce aux agences régionales de santé (ARS) et aux hôpitaux.

Dans ce contexte, l’année 2012 marque la concrétisation de plusieurs avancées.

Parce que la lisibilité du dispositif de soins pour les patients est fondamentale, un état des lieux complet des coopérations existantes entre les 131 centres de référence maladies rares a été réalisé. Des filières de prise en charge des maladies rares se dessinent déjà, gages d’une meilleure orientation des patients, d’une plus grande mutualisation des compétences médicales et soignantes, d’une articulation efficace avec les réseaux européens.

Parce que la qualité de la prise en charge des patients est au cœur de la politique du ministère chargé de la santé, les méthodes d’évaluation des centres de référence et de production des protocoles de soins ont été repensées et simplifiées avec le concours de la haute autorité de santé (HAS), pour tenir compte de la charge de travail des professionnels.

Parce que le patient a besoin d’un diagnostic rapide et sûr, des plateformes nationales de diagnostic approfondi dédiées aux maladies rares ont été financées. D’ores et déjà, près de 10M€ ont été mobilisés pour équiper des laboratoires hospitaliers avec des appareils de séquençage à haut débit et/ou d’hybridation génomique comparative.

Les meilleurs experts ont été réunis pour doter la France d’une banque de données cliniques permettant de faire avancer les connaissances sur l’histoire naturelle des maladies rares, de documenter les modes de prise en charge et leur impact, de décrire la demande de soins et son niveau d’adéquation avec l’offre.

Enfin, l’inauguration récente de la fondation maladies rares permet de fédérer les différentes actions engagées dans le domaine de la recherche – fondamentale, translationnelle ou clinique – mais aussi dans celui, encore trop peu développé, des sciences humaines et sociales, pour lequel un appel à projets vient d’être lancé.

Pour maintenir cette dynamique, le ministère a rassemblé pour la première fois le 19 décembre 2012 près de 300 acteurs de la prise en charge de patients atteints de maladie rares : coordonnateurs des centres de références maladies rares, associations de patients, responsables de laboratoire de génétique, directions générales de centres hospitaliers universitaires (CHU), ARS…

Les attentes exprimées ont concerné notamment le continuum entre recherches fondamentale et clinique, la visibilité des actions aux niveaux européen, régional et local, le financement des centres de référence ou de la prise en charge des soins, ou encore les évolutions réglementaires récentes relatives aux médicaments prescrits hors AMM.

Des temps d’échanges approfondis et constructifs ont témoigné de l’implication forte des différents acteurs pour l’amélioration de la prise en charge des patients.

Cette dynamique, qui s’appuie sur les contributions indispensables des professionnels et des associations représentant les patients, a vocation à se poursuivre en 2013. Le ministère chargé de la santé met tout en œuvre pour que le plan national maladies rares 2011-2014 améliore durablement la prise en charge des patients.

Pour en savoir plus :

Ministère des affaires sociales et de la santé, 21/12/12

Le service de cardiologie de l’hôpital Nord a développé une technique innovante pour traiter l’hypertension artérielle chez les patients réfractaires aux traitements médicamenteux.

 

L’équipe de cardiologie de l’hôpital Nord, au sein du pôle cardiovasculaire et thoracique de l’AP-HM, a réalisé une nouvelle procédure clinique interventionnelle destinée aux hypertendus. Il s’agit d’une technique qui vise à améliorer le contrôle de la tension artérielle des patients en échec thérapeutique malgré l’empilement de plus de 4 médicaments anti-hypertenseurs.

La technique consiste en une dénervation rénale basée sur l'utilisation de radiofréquences (habituellement utilisée en rythmologie interventionnelle) pour bruler des fibres nerveuses situées dans la paroi des artères rénales.

En effet,  les fibres nerveuses qui enveloppent les artères rénales participent activement à la physiopathologie de l'hypertension artérielle dite essentielle (90% des Hypertensions Artérielles, on parle d’hypertension artérielle essentielle quand aucune cause qui pourrait être responsable de l’Hypertension n’est retrouvée).

Cette intervention, qui dure 1 heure, est  réalisable sous anesthésie locale par voie fémorale. Elle nécessite une courte hospitalisation.

L’hypertension artérielle est l’une des affections cardio-vasculaires les plus fréquentes et un problème de santé publique majeur dans les pays développés et émergents.

On estime sa prévalence à environ 20 % de la population adulte.

Chez les personnes de 20 ans, le pourcentage d’hypertendus est très faible, il augmente ensuite régulièrement pour atteindre 40 % à 65 ans et 90 % à 85 ans.

La dénervation rénale permet de réduire significativement les chiffres tensionnels et parfois d’alléger le traitement médicamenteux.

L’équipe de cardiologie de l’hôpital nord propose donc cette technique innovante aux patients hypertendus chez lesquels le traitement médicamenteux est en échec.

Assistance Publique Hôpitaux de Marseille, 12/2012

Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la santé, a annoncé jeudi 13 décembre à Scorbé-Clairvaux, dans la Vienne, en présence de Ségolène Royal, un plan global de lutte contre les déserts médicaux.

L’accès de tous les Français sur l’ensemble du territoire à des soins de qualité est une priorité absolue pour le gouvernement. Depuis 5 ans, 2 millions de Français supplémentaires sont touchés par la désertification médicale. Les inégalités entre les territoires ne cessent d’augmenter. Les délais pour accéder à un médecin spécialiste sont de plus en plus longs. Pour faire face à cet enjeu majeur, la Ministre a présenté un « pacte territoire-santé », composé de 12 engagements et d’une méthode volontariste.

Les 12 engagements du "pacte territoire-santé"

Ministère des affaires sociales et de la santé, 13/12/12

Chaque année plus de 1,5 million de personnes perdent la vie victimes de violence. La violence fait peser une lourde charge sur les économies des pays qui doivent dépenser des milliards de dollars en soins de santé, mesures de répression et pertes de productivité. L’OMS lance une campagne mondiale de sensibilisation pour prévenir les actes violents et mettre l’accent sur le rôle crucial que peut jouer la santé publique en s’attaquant à leurs causes et conséquences.

La Campagne mondiale pour la prévention de la violence vise à mettre en œuvre les recommandations du Rapport mondial sur la violence et la santé en sensibilisant le grand public au problème de la violence, en mettant l’accent sur le rôle crucial que peut jouer la santé publique en s’attaquant à ses causes et conséquences, et en encourageant la prévention. Elle s’efforce aussi de parvenir à une coordination de l’action au niveau international. Pour soutenir ces objectifs, la Campagne offre une plate forme permettant la diffusion et l’échange des connaissances scientifiques sur la prévention de la violence, et le partage des politiques, des plans et des expériences en matière de prévention de la violence.

OMS

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le Sida de l’OMS qui a pour thème « Objectif zéro: zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida», Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a rappellé la mobilisation totale du gouvernement pour la lutte contre le VIH/Sida.

En effet, le SIDA n’est pas une maladie du passé.

Le nombre de nouveaux diagnostics d’infection à VIH reste stable mais à une hauteur élevée ; en 2011, environ 6 100 personnes ont découvert leur séropositivité.

Si l’épidémie apparaît stable en population générale, elle reste élevée chez les HSHi, dans les DFA (notamment en Guyane) ;

Le VIH apparaît comme un risque de plus en plus éloigné des préoccupations, en particulier chez les 18-30 ans.

Parce que chacun peut être concerné au cours de sa vie par le VIH, L'Institut national de prévention et d’éducation pour la Santé, à la demande de Marisol Touraine, relance une campagne de sensibilisation pour inciter chacun à se protéger et à se faire dépister.

Point de situation en région Provence-Alpes-Côte d'Azur

L’épidémie de VIH/sida en région PACA est une épidémie persistante et active avec une stagnation du nombre de cas de séropositivité VIH et de Sida dans la région. 

L’analyse des cas de séropositivité VIH en France par région établie sur la base des données collectées par l’InVS (mises à jour au 30/12/2011, sachant que car les données sont stabilisées au bout de 2 ans) permet de voir ainsi une diminution du nombre de cas en Ile-de-France et une légère augmentation pour Paca. Cependant, l'interprétation est difficile du fait de la date de mise à jour des données. Néanmoins, on peut considérer que la stagnation de l'incidence de séropositivité VIH dans la région se confirme,avec un retard par rapport à l'Ile-de-France.

L’analyse du nombre de séropositivités par département dans la région montre des situations différentes. Dans les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône, le nombre de déclarations de séropositivité ne diminue pas et augmente même légèrement (comparable aux années 2006-2007). Pour les autres départements, les données sont difficiles à interpréter en raison du faible nombre de cas, mais on note une stagnation du nombre de cas.

Pour le Sida, l’année 2008 a vu une augmentation du nombre de cas en Paca, mais dans une tendance de diminution lente depuis le début des années 2000. Depuis 2009, cette baisse tend à se vérifier, un suivi complémentaire est nécessaire pour confirmer la tendance. L’analyse par département doit être menée avec une grande prudence en raison des faibles nombres de cas et de variations non négligeables d’une année sur l’autre selon les départements.

Une absence de décroissance du nombre de cas

L’absence de décroissance du nombre de cas constitue une réelle préoccupation. Aussi, de nombreuses actions concernant la prévention du VIH/SIDA et des IST ont été financées par l’ARS en 2012 et concernent  différents publics : les migrants, les jeunes, les homosexuels, les prostituées, les usagers de drogues, les personnes handicapées.

Mise en oeuvre des tests de dépistage rapide

En 2012, le déploiement des tests de dépistage rapide (TROD) a été mis en œuvre en région PACA. Il revient à l’ARS d’habiliter les structures souhaitant réaliser des TROD, conformément à l’arrêté du 9 novembre 2010. Ces structures peuvent répondre à l’appel à projets national pour le soutien aux activités de dépistage communautaire de l’infection à VIH, lancé par la DGS en partenariat avec la CNAMTS.

Enfin, l'Agence régionale de santé Paca aborde désormais la problématique du VIH par une approche populationnelle que constituent les plans d’actions/programme opérationnels issus du schéma régional de prévention 2012/2016.

Les acteurs de la lutte contre le Sida en région

En région, l'ensemble des acteurs de la lutte contre le sida est fédéré autour du Centre régional d'information et de prévention Sida (Crips) et de la Coordination régionale de lutte contre l'infection due au VIH (Corevih).

Leurs actions sont ainsi coordonnées pour améliorer la prévention et la prise en charge des patients.

  • Le Crips Provence-Alpes-Côte d’Azur est une association loi 1901, créée en 1993 à l’initiative des pouvoirs publics. Il regroupe l’ensemble des acteurs de la lutte contre le sida, associations, institutions et organismes ainsi que les personnalités compétentes des six départements de la région.
  • La Corevih est une organisation territoriale de référence pour l’ensemble des acteurs qui concourent à la prise en charge médicale, psychologique et sociale des patients infectés par le VIH et à la lutte contre l’infection à VIH en général. Elle est organisée en région Paca autour du Corevih Paca Ouest / Corse et du Corevih Paca Est.

ARS PACA

Pages