Une plateforme d'information sur les activités régionales de santé en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La plateforme Icars - Infocentre Paca propose une synthèse lisible, pédagogique et intégrée de la politique de santé régionale à destination du grand public ainsi que des partenaires institutionnels et professionnels.

Développée en collaboration avec le Comité régional d'éducation pour la Santé (Cres) Paca et l'ARS Paca, cette plateforme souhaite valoriser l'action publique en diffusant dans un premier temps les données du projet régional de santé.

Naviguez dans le projet régional de santé

La plateforme Icars recueille l'ensemble des données relatives à la santé et à sa prise en charge émanant des autres services de l'Etat, de l'assurance maladie ou des collectivités.

En naviguant dans Icars, vous pouvez :

  • parcourir le projet régional de santé,
  • rechercher dans le projet régional de santé,
  • consulter les outils du projet régional de santé.

> Accéder à la plateforme Icars

ARS PACA, 27/11/12

 

La fédération Paca des Maisons et pôles de santé organise son premier colloque régional jeudi 29 novembre 2012 à Rousset sur Arc sur le thème de l'offre de soins de premier recours en Paca : "Les maisons de santé pluri-professionnelles : aujourd'hui et demain".

Ce colloque s'adresse à tous les porteurs de projets : médecins, non médecins et institutionnels qui souhaitent partager leurs expériences.

Norbert Nabet, directeur général adjoint de l'ARS Paca participera aux différents débats et proposera en fin de journée une synthèse des échanges aux côtés de Ladislas Polski, conseiller régional Paca, délégué aux pôles et maisons régionales de santé.

> Programme du premier colloque régional sur le thème de l'offre de soins de premier recours en région Paca

ARS PACA, 27/11/12

 

Pour la deuxième année consécutive, le ministère en charge de la santé organise du 26 au 30 novembre 2012 la semaine de la sécurité des patients.

L'objectif étant de favoriser une bonne communication entre professionnels de santé et usagers pour une meilleure sécurisation des soins. Chacun doit en effet pouvoir s’informer, échanger et prendre conscience de son rôle dans ce domaine.

Cette manifestation doit également contribuer à renforcer la transparence et le retour sur expérience.

Dans ce cadre, les établissements et l’ensemble des professionnels de santé, quel que soit leur mode d’exercice, sont ainsi invités à mettre en place, entre le 26 et le 30 novembre 2012, des actions de sensibilisation et de communication autour de la sécurité des soins, en direction des patients et des professionnels.

Les thèmes retenus par le groupe de travail pour 2012 sont déclinés sous forme de supports de communication dont les messages sont les suivants :

  • bien utiliser les médicaments
  • favoriser la communication
  • soulager la douleur
  • renforcer l’hygiène des mains

Les actions en région Paca

Jeudi 29 novembre 2012 : une journée régionale pour la sécurité des patients

L'Agence régionale de santé Paca organise une réunion régionale sur le thème Qualité et sécurité des patients : engageons-nous pour des soins plus sûrs le jeudi 29 novembre 2012 de 14h à 17h à l'Hôpital Saint-Joseph à Marseille.

Cette journée s'adresse à l’ensemble des professionnels de santé, hospitaliers et libéraux, unions régionales des professionnels de santé, ordres professionnels ainsi qu'aux associations d’usagers.

ARS PACA

Le nombre de Dossiers pharmaceutiques (DP) recensés par le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens (CNOP) dépasse les 23,1 millions. Il comprend la moitié des Français de plus de soixante ans. Le décret prévoyant son déploiement dans les Pharmacies à usage interne vient de paraître.

"Plus grand fichier de santé au monde", selon le CNOP, le DP comportait au 12 novembre 23.156.938 dossiers créés dans 21.888 officines, d'après les chiffres publiés sur le site Internet du Conseil. Quatre millions d'entre eux concernent des médicaments dispensés sans prescription. "Le dossier pharmaceutique est un succès car il a été porté par les professionnels", a analysé Isabelle Adenot, présidente du CNOP, lors d'une conférence parlementaire sur la e-santé organisée à Paris le 14 novembre.

Elle a annoncé à cette occasion que 50% des Français de plus de 60 ans possèdent aujourd'hui un DP. 96% des officines y sont aujourd'hui reliées et son déploiement dans le département de Mayotte a débuté il y a quelques jours.

Par ailleurs, le décret permettant le déploiement du Dossier pharmaceutique auprès des Pharmacies à usage interne (PUI) des établissements de santé est paru officiellement le 7 octobre 2012, a annoncé l'Asip santé le 6 novembre. 600 établissements s'étaient portés volontaires avant même la parution du décret, sur un total d’environ 2.600 concernés par l’article 23 de la loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament. "Il faut en moyenne 42 minutes à un pharmacien hospitalier pour savoir ce qu'une personne prend comme médicaments; cette recherche va tomber à trois secondes, ce qui aura un impact considérable sur l'organisation des soins", a souligné Isabelle Adenot.

Une expérimentation va également être menée pendant trois ans dans certains établissements, pas encore choisis, auprès des urgentistes, des anesthésistes et des gériatres, qui pourront avoir accès au DP.

Interrogée sur la création de dossiers sans l'accord des patients, Isabelle Adenot a rétorqué que "les pharmaciens respectent les droits des patients". Le taux de refus de création de DP s'élève à 17%, et seulement 30.000 dossiers ont été supprimés par les patients. Elle a précisé qu'une expérimentation serait menée prochainement dans trois départements: un sticker "J'ai un DP" sera apposé sur les cartes vitales des personnes concernées, afin d'éviter les abus.

En mars 2012, 45% des titulaires d’un dossier pharmaceutique ou d’un dossier médical personnel (DMP) affirmaient ne pas avoir donné leur consentement à l'ouverture d'un dossier, selon un sondage LH2 réalisé pour le Comité interassociatif sur la santé (Ciss) (voir dépêche TICsanté du 9 mars 2012). Un autre sondage, réalisé par Viavoice, montrait que seulement 9% des Français disaient posséder un DP, alors qu'ils étaient plus de 25% dans ce cas.

TIC Santé, 19/11/12

En matière d’éducation et de promotion de la santé, les besoins des personnes détenues sont très importants. Ces dernières présentent en effet un état de santé altéré par rapport à la population générale. C’est pourquoi, le plan d’actions stratégiques 2010-2014 « Politique de santé pour les personnes placées sous main de justice » a inscrit le développement d’actions d’éducation et de promotion de la santé parmi ses mesures phares.

 

Dans ce cadre, l’Inpes a piloté en 2011,  une enquête nationale, menée auprès des unités de consultations et de soins ambulatoires (UCSA), sur la nature et les conditions de réalisation des actions d’éducation pour la santé en milieu pénitentiaire.

Il ressort de cette enquête une grande hétérogénéité des pratiques et des interventions. Ainsi, si des actions d’éducation pour la santé sont réalisées dans 85 % des 174 UCSA interrogées, leur nombre moyen varie de 1 à 18 selon les établissements pénitentiaires. Le manque de temps (51 %) et les difficultés de financement (42 %) sont les deux principaux freins à leur mise en place évoqués par les professionnels ; la qualité de coopération avec l’administration pénitentiaire (39 %) et l’implication des personnels (27 %) constituant, pour leur part, deux facteurs facilitants.

Les résultats de l’enquête  sont assortis de recommandations visant à faciliter et à encourager la mise en œuvre d’actions d’éducation et de promotion de la santé en milieu pénitentiaire. Elles constituent des pistes de réflexion pour améliorer  les conditions de réalisation de ces actions.

État des lieux et recommandations sur l’éducation pour la santé en milieu pénitentiaire (pdf, 1,72 Mo) : Enquête nationale auprès des professionnels de santé sur les conditions de réalisation de l’éducation pour la santé en milieu pénitentiaire. Comité de pilotage de l’enquête, 87 pages (pdf, 1,92 Mo), juin 2012.

INPES, 19/11/12

Lundi 3 décembre 2012 de 18 h à 20 h
Bâtiment Solaris - Hôpital Sainte-Marguerite - Marseille (9e)
Réunion publique organisée par le pôle de Médecine Physique et de Réadaptation (MPR)

 

en partenariat avec :

  •  le service de neurologie, Pr J. Pelletier - Pôle de neurosciences, CHU Timone;
  •  le service de neuro-pédiatrie, Pr B. Chabrol - Pôle de pédiatrie, CHU Timone;
  •  le service de soins de suite et de réadaptation gériatriques,  Pr P. Villani - Pôle GEST, Hôpital Sainte-Marguerite;
  •  le Centre de rééducation fonctionnelle de Valmante,  Dr D. Abbas - UGECAM PACA, Marseille;
  •  l’institut de rééducation fonctionnelle de Pomponiana-  Olbia, Dr G. Heurley - Salins de Bregille, Hyères.

À l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, une réunion publique sera consacrée au suivi des personnes qui ont présenté un Accident Vasculaire Cérébral (AVC). Chaque année, 150 000 personnes sont victimes d’un AVC, qui est la  première cause de dépendance et de perte d’autonomie en France.

Cette réunion est organisée au sein de l’Hôpital Ste Marguerite, qui sera prochainement l’un des plus grands centres hospitaliers français dédiés à la réadaptation.

Les Hôpitaux Sud accueilleront en effet, dans des structures publiques et privées, des enfants, des adultes et des personnes âgées, avec un objectif commun de réadaptation et de réinsertion, mais aussi d’enseignement et de recherche pour les structures hospitalo-universitaires.

Assistance Publique Hôpitaux de Marseille

Le Panorama des établissements de santé propose chaque année une synthèse des principales données disponibles sur les établissements de santé français.

Collection Études et statistiques, 2012 - Publié le 14 novembre 2012

Cet ouvrage présente les principales données relatives au système hospitalier français : elles portent sur les équipements, personnels et financements qui concourent aux différentes prises en charge par les établissements, ainsi que sur leur activité et leur clientèle.

  • Des dossiers permettent d’approfondir des questions structurelles et d’éclairer les mutations du monde hospitalier.
  • Les fiches thématiques comportent chacune une sélection de figures accompagnées d’un commentaire présentant les traits les plus caractéristiques des domaines abordés.

Ministère des affaires sociales et de la santé, 14/11/12

 

 

À compter de novembre 2012, l’hôpital Sainte Musse enrichit l’offre de soins du Centre Hospitalier Toulon La Seyne-sur-Mer en ouvrant un tout nouveau service d’Urologie, avec 14 lits d’hospitalisation et un plateau technique de consultations d’exploration et de soins très complet.

 

Le nouveau service d’Urologie de l’hôpital Sainte Musse dispose d’un plateau technique complet (service d’Oncologie, Radiologie Interventionnelle, Centre de Radiothérapie mitoyen, Médecine Nucléaire, Laboratoire d’Anatomo-Pathologie) pour assurer le diagnostic, le traitement et le suivi de l’ensemble des pathologies :

  • Cancérologie : prise en charge diagnostique et thérapeutique des cancers de prostate, du rein, de la vessie et du testicule. Collaboration étroite avec les services d’Oncologie, de Radiothérapie et d’Onco-génétique.
  • Pathologie lithiasique : traitement des calculs du rein, de l’uretère et de la vessie par endoscopie laser, lithotritie extracorporelle, et chirurgie percutanée. Prise en charge de la lithiase récidivante avec le service de Néphrologie.
  • Pathologie infectieuse : pyélonéphrite, prostatite, infection urinaire récidivante.
  • Troubles mictionnels, adénome de prostate : traitement médical, endoscopique et chirurgical.
  • Prise en charge chirurgicale de la dialyse péritonéale en collaboration avec le service de Néphrologie.
  • Incontinence de l’homme et de la femme, neuro-urologie : bilan diagnostique complet, prise en charge multi-disciplinaire et chirurgicale complète (bandelette sous urétrale, neuro-modulation sacrée, toxine botulique, sphincter artificiel)
  • Pathologie d’urgence : accueil des patients poly-traumatisés, sepsis sévère urinaires, colique néphrétique, rétention d’urine, en collaboration étroite avec le service d’accueil des Urgences et de Réanimation.

Il permet l’accueil des patients pour :

  • Les consultations.
  • Les explorations urologiques : endoscopie, bilan urodynamique, débit-métrie, biopsie prostatique.
  • Les soins externes : instillations endo-vésicales, dilatations urétrales, apprentissage aux auto-sondages.

Le nouveau service d’Urologie de l’hôpital Sainte Musse accueille des patients dans une unité d’hospitalisation de 14 lits comprenant 8 chambres individuelles. Ces chambres climatisées sont équipées de douches, WC et télévision. Un salon est dédié à l’accueil des familles.

Un équipement moderne au Bloc Opératoire permet une prise en charge mini-invasive et efficace : résection endoscopique en lumière bleue, générateur mono et bipolaire, urétéroscopie souple laser Holmium, lithotripteur de dernière génération avec guidage radio et échographique 3D, chirurgie coelioscopique.

CONSULTATIONS

Les consultations externes permettent la prise en charge diagnostique de toutes les pathologies urinaires :

  • Cancérologie : prise en charge diagnostique des cancers de prostate, du rein, de la vessie et du testicule. Collaboration étroite avec les services d’Oncologie, de Radiothérapie et d’Onco-génétique.
  • Pathologie lithiasique : bilan des calculs du rein, de l’uretère et de la vessie. Prise en charge de la lithiase récidivante avec le service de néphrologie.
  • Pathologie infectieuse : pyélonéphrite, prostatite, infection urinaire récidivante.
  • Troubles mictionnels, adénome de prostate.
  • Prise en charge des dysfonctions érectiles.
  • Incontinence de l’homme et de la femme, neuro-urologie : bilan diagnostique complet, prise en charge multi-disciplinaire.

Cette importante activité de consultations permet une étroite collaboration avec la Ville et les différents services de l’Hôpital.

Chef de Pôle :

  • Dr Véronique DI-COSTANZO

Chef de service :

  • Dr Pierre-Olivier FAIS

Hôpital Sainte Musse
Secrétariat hospitalisation : 04 94 14 54 89
Prise de rendez-vous (consultations, explorations : 04 94 14 57 22)

Consultations :

  • Mardi : 8h30 – 12h30
  • Jeudi : 8h30 – 12h00
  • Vendredi : 8h30 – 12h

Explorations Urologiques :

  • Mercredi : 14h-18h
  • Vendredi : 14h-18h

 

Centre Hospitalier Intercommunal Toulon - La Seyne sur Mer, 13/11/12

Ne consommez jamais un champignon dont l’identification n’est pas certaine !

L’Institut de veille sanitaire (InVS) a répertorié 664 cas d’intoxications dont 3 décès liés à la consommation de champignons au cours des trois dernières semaines, principalement en Rhône-Alpes, Pays de Loire et Aquitaine.

Ces intoxications sont la conséquence, dans la majorité des cas, d’une confusion avec d’autres champignons comestibles, d’où l’importance de rester vigilant que l’on soit connaisseur ou que l’on pratique la cueillette ponctuellement.

Les conséquences sur la santé de ce type d’intoxications sont graves (troubles digestifs sévères, atteintes du foie pouvant nécessiter une greffe), voire mortelles. La plupart d’entre elles conduit à une hospitalisation, souvent en réanimation.

Face à ces cas d’intoxications qui se renouvellent et perdurent chaque année, la Direction générale de la Santé (DGS) et l’Institut de veille sanitaire (InVS) souhaitent mettre en garde les amateurs de cueillette des champignons :

  • ne ramassez que les champignons que vous connaissez parfaitement : certains champignons vénéneux hautement toxiques ressemblent beaucoup aux espèces comestibles ;
  • au moindre doute sur l’état ou l’identification de l’un des champignons récoltés, ne consommez pas la récolte avant de l’avoir fait contrôler par un spécialiste en la matière. (les pharmaciens ou les associations et sociétés de mycologie de votre région peuvent être consultés) ;
  • cueillez uniquement les spécimens en bon état et prélevez la totalité du champignon (pied et chapeau), afin de permettre l’identification ;
  • ne cueillez pas près de sites pollués (bords de routes, aires industrielles, décharges) car les champignons concentrent les polluants ;
  • déposez les champignons séparément, dans une caisse ou un carton mais jamais dans un sac plastique qui accélère le pourrissement ;
  • séparez les champignons récoltés, par espèce. Un champignon vénéneux peut contaminer les autres ;
  • lavez-vous soigneusement les mains après la récolte ;
  • conservez les champignons à part et dans de bonnes conditions au réfrigérateur et consommez-les dans les deux jours au maximum après la cueillette ;
  • consommez les champignons en quantité raisonnable après une cuisson suffisante, ne les consommez jamais crus.

 

En cas d’apparition d’un ou plusieurs symptômes

(notamment diarrhée, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, etc.) suite à une consommation de champignons de cueillette

Appelez immédiatement un centre antipoison ou le Centre 15 en mentionnant cette consommation


Les symptômes commencent généralement à apparaître dans les 12 heures après la consommation et l’état de la personne intoxiquée peut s’aggraver rapidement.

Il est utile de noter les heures du ou des derniers repas, l’heure de survenue des premiers signes et de conserver les restes de la cueillette pour identification.

Liens utiles :

 

Ministère des affaires sociales et de la santé, 06/11/12

La Ministre des Affaires sociales et de la Santé a réuni le 16 octobre dernier le Conseil national de l’urgence hospitalière (CNUH) et a lancé le chantier des urgences.

 

1 - La garantie pour chaque Français d’un accès aux soins urgents en moins de 30 minutes :

Afin de concrétiser l’engagement de François Hollande de rendre accessibles pour chaque Français des soins d’urgence à moins de 30 minutes, et sur la base du diagnostic mené par les agences régionales de santé (ARS) et les urgentistes, la Ministre a annoncé trois axes de travail :

  • la mise en place de nouveaux services mobiles d’urgence et de réanimation (SMUR) ou antennes de SMUR,
  • la rénovation du statut de « médecins correspondants du SAMU », pour inciter des médecins généralistes à rejoindre le dispositif,
  • la coopération entre services d’urgence pour conserver le maillage du territoire et la qualité des prises en charge.
  • Marisol Touraine a indiqué que ces mesures seraient concertées avec les représentants des élus locaux en novembre, pour une mise en œuvre concrète au début de l’année 2013.

2 - Le désengorgement des services d’urgences :

Marisol Touraine a annoncé vouloir agir à 2 niveaux :

  • Avant de se rendre aux urgences : faciliter la consultation d’un médecin de ville. L’organisation en équipes des médecins de villes permettra d’accroitre les horaires d’ouverture, de prendre en charge les demandes de soins dans des délais raisonnables et d’éviter ainsi tout passage inutile aux urgences. Le PLFSS 2013, en valorisant le travail en équipe dans la rémunération des médecins qui répondront à ces engagements, constitue une 1ère étape de cette politique.
  • Une fois aux urgences : la réorganisation des services au sein de l’hôpital doit être engagée pour réduire le délai d’attente des patients. Marisol Touraine a indiqué « ne plus vouloir voir des patients attendre des heures sur des brancards dans les couloirs ». Elle a notamment annoncé la priorité donnée à la gestion de lits au sein de l’hôpital.

La Ministre a demandé à l’ensemble de la communauté hospitalière de se mobiliser à ses côtés pour élaborer, avant la fin de l’année, un plan d’action pour les urgences.

Ministère des affaires sociales et de la santé, 16/10/12

La Direction Générale de la Santé (DGS) informe que les vaccinations contre la typhoïde seront assurées exclusivement dans les Centres de vaccination habilités contre la fièvre jaune (anti-amarile) dont la liste, fixée par arrêté, est accessible sur le site du Ministère de la santé.

En effet, l’’approvisionnement en vaccin contre la typhoïde va être perturbé durant plusieurs mois en raison de difficultés de production des vaccins Typhim Vi ® des Laboratoires Sanofi Pasteur MSD et Typhérix ® des laboratoires GSK. Ainsi, dans l’attente de la reprise d’un flux de production satisfaisant, ces vaccins ne seront transitoirement plus disponibles dans les pharmacies d’officine.

La typhoïde ne pose pas de problème majeur de santé publique sur le territoire métropolitain, en Martinique, Guadeloupe et à la Réunion, où la majorité des cas déclarés sont des cas importés. Cependant, elle est encore bien présente en Guyane et à Mayotte ainsi que dans de nombreux pays tropicaux.

La DGS tient à rappeler que la vaccination contre la fièvre typhoïde est recommandée pour les voyageurs devant effectuer un séjour prolongé (durant plus d’un mois selon l’OMS) ou dans de mauvaises conditions, dans des pays où l’hygiène est précaire ainsi qu’aux personnes se rendant à Mayotte et que la revaccination ne se fait pas avant un intervalle de 3 ans.

Il est important de rappeler aux voyageurs que la prévention individuelle de la typhoïde ne se résume pas à la vaccination et ne doit pas dispenser de l’application de mesures individuelles d’hygiène puisque la transmission est d’origine féco-orale.

Il est important de rappeler aux voyageurs exposés les mesures d’hygiène des mains et d’hygiène alimentaire, résumées dans le document actualisé « recommandations sanitaires pour les voyageurs 2012 ».

Ministère des affaires sociales et de la santé, 31/10/12

Le ministère de la Santé a lancé lundi une campagne radio intitulée "AVC, Agir Vite C'est important", destinée à faire connaître les signes d'alerte pour l'accident vasculaire cérébral (AVC), à l'occasion de la 10e journée mondiale dédiée aux AVC.

En France, 130000 nouveaux cas d’AVC surviennent chaque année, dont 25% chez les moins de 65 ans, et l’AVC est la 1ère cause de handicap chez l’adulte : environ 500000 personnes souffrent au quotidien des séquelles d’un AVC.

Longtemps considéré comme une fatalité, l’AVC, souvent appelé « attaque cérébrale » est provoqué par un arrêt brutal de la circulation sanguine à l’intérieur du cerveau, qui entraîne la mort des cellules cérébrales.

L’AVC bénéficie depuis plusieurs années de progrès thérapeutiques, qui engagent à mobiliser le grand public, pour qu’il soit perçu comme une urgence. Il s’agit de reconnaitre les signes d’alerte de l’AVC et de mettre en place au plus vite un traitement spécifique. Plus il est pris en charge tôt, mieux l’AVC peut être traité.

Les structures de soins sont mobilisées, avec aujourd’hui 115 unités neuro-vasculaires (UNV) actives en France pour la prise en charge en urgence de l’AVC et le développement de la télémédecine, qui a d’ores et déjà débouché sur la mise en place d’organisations innovantes et d’expérimentations concrètes. L’enjeu majeur est la réduction de la mortalité et de la gravité des séquelles et handicaps.

A l’occasion de cette campagne, la ministre tient aussi à rappeler l’importance de la prévention pour lutter contre les facteurs de risques de l’AVC. Plus on cumule de facteurs, plus on augmente le risque de faire un AVC, et il est possible d’agir sur certains de ces facteurs : hypertension artérielle, tabac, obésité abdominale, taux élevé de cholestérol, diabète… Agir sur sa consommation de tabac, sur son alimentation, augmenter son activité physique sont des gestes de prévention utiles pour se protéger.

Signée « AVC, agir vite c’est important », la campagne radiophonique, qui débutera sur les ondes le 29 octobre, a pour objectif de faire connaître les signes d’alerte de l’AVC et la conduite à tenir en cas d’apparition de ces signes.

« L’accident vasculaire cérébral - l’AVC - est la 3ème cause de décès en France.

Il se manifeste soudainement par :

  • une déformation de la bouche
  • une faiblesse d’un côté du corps, bras ou jambe
  • des troubles de la parole

Si vous êtes témoin d’un de ces 3 signes, réagissez. Appelez immédiatement le SAMU, faîtes le 15.

AVC, agir vite c’est important. »

Pour en savoir plus, consulter le dossier : Accident vasculaire cérébral (AVC)

Ministère des affaires sociales et de la santé, 29/10/12

L’équipe du service de rythmologie cardiaque de l’Hôpital de la Timone, dirigé par le Pr Jean-Claude DEHARO, vient de d’implanter sous la peau un nouveau type de défibrillateur. Sans cette innovation, la patiente aurait dû subir une chirurgie extrêmement lourde et complexe. Le service marseillais fait partie des premiers centres en France à implanter les défibrillateurs sous-cutané mis sur le marché en septembre 2012.

 

Centre expert internationalement reconnu pour les problèmes de sondes cardiaques implantables, le service de rythmologie cardiaque de la Timone peut se prévaloir d’une très longue expérience dans l’implantation de défibrillateurs. C’est pourquoi, il a été envisagé d’y implanter l’un des tous premiers défibrillateurs sous-cutané. Une technique plus simple – la sonde est placée sous la peau et non pas à l’intérieur des vaisseaux et du cœur, l’intervention est plus rapide (moins d’une heure au lieu de 1h30 à 2 heures) et réalisée sous anesthésie locale: en l'absence de sonde endovasculaire, la question d’infections cardiaques (endocardite)– complications possibles dans le cas de défibrillateurs classiques - est évidemment résolue.

Les défibrillateurs cardiaques implantables traitent les troubles du rythme cardiaque graves qui peuvent engager le pronostic vital. Actuellement, la majorité des défibrillateurs implantés sont indiqués en prévention primaire chez des patients ayant une dysfonction ventriculaire gauche sévère à l’origine de ce que l’on nomme « mort subite cardiaque ».

En France, on dénombre 40 000 cas par an de « mort subite cardiaque ». Cette nouvelle génération de défibrillateur représente un progrès important pour les patients difficiles à traiter par défibrillateurs classiques. Il constitue à ce titre une perspective d’avenir intéressante, pour le CHU de Marseille en particulier, qui a déjà investi dans ce domaine.

En France, 10 700 défibrillateurs sont implantés contre plus de 50 000 pacemakers. Seuls 80 centres en France sont habilités à implanter des défibrillateurs.

Service de cardiologie, rythmologie - Hôpital de la Timone

30.10.2012

LE DMP EN CHIFFRES

 

Activité DMP par région :
 
 
Les établissements de santé sont à la fois un lieu d’excellence médicale et un lieu de vie pour les patients qui y sont pris en charge et pour les professionnels qui y travaillent. Parfois, cette double fonction entraîne de la maltraitance ordinaire, crée chez le patient ou ses proches un sentiment d’abandon, de non écoute. Dès 2010, la Haute Autorité de Santé s’etait mobilisée sur le sujet. 

 

Pour y répondre et pour entraîner plus loin les équipes de professionnels de santé, la HAS promeut une démarche de bientraitance dans les établissements. Elle publie aujourd’hui avec la FORAP (Fédération des Organismes Régionaux et territoriaux pour l’Amélioration des Pratiques et organisations en santé) représentant les professionnels de santé, un guide regroupant de nombreux outils concrets, testés et validés par les professionnels eux-mêmes dont le déploiement proposé s’appuie sur une stratégie impliquant les usagers et leurs représentants.

La bientraitance est une démarche globale de prise en charge du patient ou de l’usager et d’accueil de l’entourage visant à promouvoir le respect de leurs droits et libertés, leur écoute et la prise en compte de leurs besoins, tout en prévenant la maltraitance. Au-delà de l’inscription d’un critère « bientraitance » dans la certification dite V2010, la HAS a réalisé en partenariat avec la FORAP, représentant les professionnels de terrain, un guide pour aider chaque établissement de santé, selon sa problématique propre, à mettre en place une politique et des actions en faveur de la bientraitance. Le guide publié aujourd’hui regroupe des outils imaginés, créés, testés et validés par les structures régionales d’évaluation adhérentes à la FORAP pour les professionnels. Il s’agit une démarche d’ensemble coproduite avec des représentants des usagers.

Un besoin réel des professionnels de santé

Il existe aujourd’hui une réelle prise de conscience des établissements de santé qui entendent redonner tout son sens au travail des professionnels, dans un contexte où les contraintes économiques pèsent de plus en plus lourdement. Les professionnels de santé souhaitent recentrer leur travail sur les dimensions humaines et les relations autour du soin et de l’accompagnement. Promouvoir la bientraitance relève d’une volonté affirmée des établissements de soins mais ils disposent de peu d’outils et savent mal comment s’y prendre face à un sujet difficile et souvent douloureux. Un questionnaire diffusé par les structures régionales d’évaluation de la FORAP à plus d’une centaine établissements de santé a permis de définir leurs pratiques actuelles et leurs besoins. Il a aussi permis d’identifier les points de blocage à la mise en place d’une démarche de bientraitance au sein de leurs établissements.

Des outils opérationnels testés sur le terrain

Le guide propose un large panel d’outils invitant les professionnels de santé à se poser les bonnes questions sur la bientraitance dans leurs établissements avec des grilles d’auto-évaluation et des grilles d’analyse pour les pratiques et à évaluer les évolutions de qualité de la prise en charge. Les professionnels trouveront aussi de quoi rédiger une charte de la bientraitance, animer les équipes autour du thème, construire une cartographie des risques propre à leur établissement ou encore de quoi monter des sessions de formation internes. Les outils sont proposés au travers de six situations correspondant à des besoins spécifiques d’accompagnement pour les établissements en termes de déploiement de la bientraitance.

La bientraitance, un levier de la démocratie sanitaire

La bientraitance implique de recentrer les pratiques et les organisations pour repartir des attentes, des besoins des personnes accueillies dans les établissements de santé et médico-sociaux accueillant les personnes âgées. Il est donc essentiel de mener ces réflexions en lien avec les personnes et instances qui les représentent au sein des établissements comme la CRUQPC et/ou le CVS (la commission des relations usagers et qualité de la prise en charge –CRUQPC ; le conseil de vie social - CVS). Dix ans après la promulgation de la loi sur les droits des patients, il faut aujourd’hui permettre aux usagers et aux instances qui portent leur voix, de prendre toute leur dimension et leur place dans les établissements. Le domaine de la promotion de la bientraitance constitue pour eux un champ légitime d’intervention.

Un engagement durable avec un déploiement prévu auprès des professionnels et usagers

Des sessions de sensibilisation et de formation des professionnels de santé et des représentants d’usagers seront organisées par la HAS et la FORAP. Celles-ci auront lieu au premier trimestre 2013. Elles permettront de faire connaître et utiliser les outils ainsi que de soutenir le dialogue entre les usagers et les professionnels dans l’objectif de favoriser les initiatives de la CRUQPC.

HAS, 24/10/12

Un tiers des Français dorment mal ou pas assez. Pourtant, les dernières recherches démontrent l'impact décisif du sommeil sur la santé et l'équilibre personnel.

Sur un côté, puis sur un autre, sur le ventre, sur le dos, puis de nouveau sur le flanc, en boule, en chien de fusil, côté pile de l'oreiller, puis côté face, avec ou sans traversin, en dessous puis au-dessus des draps… Rien de plus fatigant que de chercher le sommeil jusqu'au plus profond de son lit. Interminables, les heures s'égrènent et lorsque, enfin, Morphée semble vous tendre ses bras, le réveil carillonne. Plus le temps de rêver, il faut se lever.

Nombreux sont ceux qui connaissent ce cauchemar éveillé d'attentes noctambules et de matinées somnambules. Plus de 30 % de la population française se plaint de nuits inachevées, notamment parmi les jeunes générations. Chez ces «veilleurs de nuit» malgré eux se comptent 22 % d'insomniaques (dont 10 % sévèrement atteints), 5 % de personnes souffrant d'apnées du sommeil (arrêts épisodiques de la respiration) et 10 % atteints du syndrome des jambes sans repos, qui se manifeste par un besoin irrépressible de les bouger. Résultat: un Français sur cinq connaît des épisodes de somnolence durant la journée.

D'où viennent ces troubles du sommeil? «Les causes en sont multiples, explique le Pr Damien Léger, qui dirige le centre du sommeil et de la vigilance de l'Hôtel-Dieu, à Paris, et préside l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). Elles peuvent être médicales, consécutives à des douleurs, des troubles endocriniens ou neurologiques. Elles peuvent être d'ordre psychologique chez des personnes trop anxieuses, ou simplement d'ordre toxique avec le tabagisme, la consommation de café, d'alcool ou les effets secondaires de certains médicaments. Elles peuvent enfin provenir du surmenage et des vicissitudes du quotidien.»

Ces rythmes de vie parfois insensés qui obligent à reléguer le sommeil au dernier rang des priorités. Journées trop courtes pour concilier activités professionnelles, sociales et familiales, temps de transports allongés, et le soir, veilles prolongées devant l'écran de la télé, celui de l'ordinateur, du jeu vidéo ou du smartphone. Ces dernières technologies, propices aux addictions, sont soupçonnées par les chercheurs de nuire sérieusement au sommeil, «par l'effet d'excitation qu'elles produisent mais aussi du fait de la luminosité de l'écran, qui perturbe l'horloge biologique, précise le Pr Léger. S'exposer à la lumière en fin de journée retarde l'arrivée du sommeil.» Il a ainsi été observé que les enfants et les adolescents les plus équipés étaient ceux qui dormaient le moins, une situation qui rejaillit directement sur les résultats scolaires.

La lumière des écrans perturbe le sommeil

Le sommeil est une fonction vitale. Tous les animaux, des mammifères aux oiseaux et jusqu'aux insectes, se reposent. Chez les humains, il occupe à peu près un tiers de la vie adulte (et plus encore dans l'enfance), ce qui signifie qu'à 60 ans, on a dormi près de vingt ans. Voilà qui est révélateur du besoin. «Or, même si nous sommes loin de tout savoir sur le rôle du sommeil, poursuit le Pr Léger, nous savons qu'il participe notamment à la restauration de notre organisme et qu'il lui fournit l'énergie nécessaire pour affronter la journée à venir. Il est indispensable au bien-être physique comme intellectuel.»

[...] Les restrictions de sommeil quotidiennes ou occasionnelles sont des facteurs de risque clé pour notre vie», insiste le Dr Joëlle Adrien, directeur de recherche à l'Inserm.

Conséquences directes, immédiates et parfois fatales: la fatigue, la baisse d'attention, la somnolence sont les causes principales d'accidents mortels de la circulation, selon une étude de l'Association des sociétés françaises d'autoroute (ASFA). Chiffre pour le moins inquiétant: 3 % des conducteurs se seraient déjà endormis en conduisant, ce qui représente tout de même 900.000 probabilités d'accidents graves. Il en va de même pour les accidents du travail, qui peuvent tourner au cataclysme international. Le naufrage de l'Exxon Valdez, les catastrophes nucléaires de Three Mile Island et de Tchernobyl, le désastre chimique de Bhopal… ont pour point commun d'être survenus en pleine nuit, entre 2 et 6 heures du matin, alors que la vigilance faisait défaut.

Conséquences plus sournoises mais tout aussi dangereuses: on sait aujourd'hui que moins on dort, plus on a tendance à grignoter et plus le risque est important de développer une obésité et/ou un diabète de type 2, chez l'adulte comme chez l'enfant. Plus de 80 études épidémiologiques l'ont démontré. Karin Spiegel, du centre de recherche en neurosciences de Lyon, étudie l'impact sanitaire de privations partielles ou répétées de sommeil. «Elles agissent sur le métabolisme glucidique, sur la fonction immunologique et sur la fonction cardio-vasculaire. Elles entraînent chez le sujet jeune un dérèglement des sécrétions endocriniennes et provoquent une augmentation des taux de ghréline, une hormone qui déclenche la faim et réduit la consommation d'énergie par le corps, et parallèlement une diminution du taux de leptine, une hormone qui inhibe l'appétit.»

[...]

Un vrai gage de santé

«La privation de sommeil agit aussi sur les performances physiques et cognitives, précise le Pr Léger. Elle s'accompagne d'une fatigue musculaire, de troubles immunitaires, perturbe l'équilibre psychologique et altère les capacités cognitives comme la mémoire, le raisonnement, le vocabulaire et la fluidité du langage. Sans oublier qu'elle accroît le risque de dépression.» Dormir est donc un vrai gage de santé.

Ces travaux commencent à bouleverser les mentalités et certaines idées reçues, qui associent le repos au temps perdu ou à la paresse, alors qu'il est essentiel à une bonne hygiène de vie, au même titre que l'activité physique ou une alimentation équilibrée. Mais du chemin reste à faire. 85 % des troubles du sommeil ne sont jamais diagnostiqués et pas même évoqués par le patient lors de la visite chez son médecin.

En France, les autorités de santé réagissent. Pour les Académies de médecine et de pharmacie, récemment mobilisées sur le sujet, le sommeil est devenu un enjeu majeur de santé publique. Ces institutions préconisent de multiplier les centres du sommeil (50 en France contre 300 en Allemagne) qui ne parviennent pas à faire face aux demandes des patients, alors qu'à peine 16 % des personnes souffrant de ces maux sont traités. Elles recommandent également de poursuivre les recherches dans ce domaine, lesquelles vont bon train, notamment en génétique. Les scientifiques ont ainsi découvert qu'un gène appelé ABCC9 serait à l'origine des différences et des inégalités des individus face au temps de sommeil.

[...] Pour l'heure, les traitements consistent à recourir aux somnifères, dont les Français figurent parmi les plus gros consommateurs (14 % d'entre eux en prennent contre 6 % des Européens). Or ces pilules, ne seraient pas dénuées d'effets nocifs. Ainsi, selon une étude récente de l'Inserm, la consommation régulière de benzodiazépines ou apparentés augmenterait le risque de développer une maladie d'Alzheimer. «Mais d'autres remèdes ont fait leur preuve, comme les thérapies comportementales, qui demandent plus d'effort et de discipline mais assurent de meilleurs résultats à long terme», affirme le Pr Léger. Et parfois, il suffit simplement d'appliquer quelques conseils de bon sens pour une meilleure hygiène de vie, tant la qualité du sommeil est indissociable de la qualité de la vie… éveillé.

En savoir plus

 

Parce qu’aujourd’hui les possibilités de guérir d’un cancer s’améliorent, il est parfois possible d’envisager un projet parental après la maladie.

Mais il faut tenir compte des risques de stérilité liés à certains traitements du cancer. Selon les cas, une prise en charge spécifique de «préservation de la fertilité» pourra être envisagée.

Partant de ce constat et d’une réelle volonté d’accompagner patients et médecins dans ce parcours de soins, le Réseau Régional de Cancérologie OncoPACA-Corse a lancé en juin 2012 une plateforme régionale d’information « Cancer & Fertilité » en lien avec les CHU de Nice et de Marseille.

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre du Plan Cancer II et du Projet Régional de Santé PACA 2012-2016.

Objectif : il s'agit d'offrir aux patients atteints de cancer les mêmes possibilités d'accès à la préservation de la fertilité avant traitement oncologique potentiellement stérilisant, quelque soit leur lieu de prise en charge en PACA et Corse, et ce dans des délais compatibles avec la prise en charge oncologique par une équipe pluridisciplinaire dédiée.

La plateforme «Cancer & Fertilité» intervient :

  • auprès des professionnels de santé via un dispositif destiné à faciliter leur pratique: une plateforme d’appel à numéro unique pour les consultations de préservation de la fertilité en CHU, un site internet d’information, et une  fiche de Liaison « Cancer & Fertilité » pour assurer la transmission des informations médicalement nécessaires à la prise en charge des patients.
  • auprès des patients : en mettant à disposition le site internet pour consulter les données concernant les techniques de préservation, la prise en charge, le suivi...).

Par ailleurs des affiches d’information à destination des patients sont diffusées dans les différents services d’oncologie.

Découvrir la plateforme régionale Cancer et fertilité

ARS PACA, oct. 2012

Le centre hospitalier d'Antibes-Juan-les-Pins vient de se doter d'un laser de nouvelle génération utilisé pour les greffes de la cornée.

 

Cet équipement connu sous le nom de fertoseconde a coûté 500.000 euros et place le centre hospitalier antibois au même rang que les hôpitaux de Marseille, seuls établissement en France à détenir jusque-là un tel laser.

Il faut rappeler que le CH d'Antibes se situe dans les dix premiers établissements français ayant une activité de greffes et de prélèvements de la cornée. Ce nouveau laser sera accessibles aux patients des A-M, de la Principauté de Monaco, du Var et de la Corse.

Nicematin.com

Chaque année, en hiver, la bronchiolite touche environ 30% des enfants de moins de deux ans indique l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Face à ce constat, l’Institut a décidé de donner des conseils aux parents pour prévenir cette infection respiratoire très contagieuse.

La bronchiolite est une maladie hivernale qui concerne de nombreux bébés. Très contagieuse, elle est due à un virus qui se transmet essentiellement par voie aérienne (éternuement, toux), mais aussi par les mains ou les objets souillés par une personne infectée. La maladie débute par un rhume et une toux et est souvent bénigne. Néanmoins, elle eut être responsable de complications graves chez les enfants les plus fragiles, notamment les enfants de moins de trois mois, les bébés prématurés.

Or, l'Institut de veille sanitaire (InVS) a récemment indiqué qu'au 9 octobre dernier, le nombre de cas chez les enfants était en augmentation. Celui-ci serait néanmoins limité chez ceux de moins de deux ans avec environ 80 passages par jour dans les hôpitaux participant à cette surveillance. D'après l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), la bronchiolite touche chaque année environ 30% des bébés. Aussi, afin d’éviter toute contagion, il a décidé de faire des recommandations aux parents des enfants qui seraient malades.

Il s’agit simplement de conseils d'hygiène élémentaires : se laver régulièrement les mains, porter un masque chirurgical pour s'occuper d'un bébé si besoin et ne pas l'embrasser lorsqu'on est enrhumé et se couvrir la bouche pour éternuer et tousser. Il faut également donner à boire régulièrement à l'enfant malade, ne pas trop le couvrir et désencombrer son nez à l'aide de sérum physiologique.

L’Inpes souligne par ailleurs que les Français sous-estiment le risque de transmission dans les lieux publics. Selon un sondage réalisé en 2010, à peine un sur deux estime que le risque y est très important.

Pour en savoir plus, consultez le guide mis en ligne par l'Inpes.

MaxiSciences,19/10/12

Smartphones, tablettes, micro-PC et services Internet mobile à haut débit qui les accompagnent ont envahi notre quotidien ces dernières années. Il est désormais possible et facile pour quiconque de consulter ses mails, lire la presse en ligne ou même commander son billet de train sur Internet depuis n’importe où. Ce développement technologique intéresse évidemment la e-santé, où l’accès aux données est primordial.

Pourquoi la mobilité ?

L’internet mobile, c’est-à-dire la possibilité d’accéder au world wide web sans être connecté à une prise téléphonique, a rendu l’accès à l’information tellement facile qu’il est désormais omniprésent dans nos vies. Conjointement au développement du réseau, les appareils permettant de se connecter sont devenus meilleur marché, plus faciles à utiliser et plus autonomes. Disponible quasiment partout, l’internet s’est en quelques années totalement intégré à notre vie quotidienne, parce qu’il nous rend de nombreux services : la réservation rapide de places de cinéma, la consultation d’horaires de transport ou la recherche d’une pharmacie de garde est désormais possible partout du bout des doigts.

On imagine alors assez vite les applications de ces technologies à la santé : un médecin pourrait observer les radios d’un patient reçues sur son smartphone pendant une consultation à domicile, ou visualiser aisément les antécédents médicaux d’un accidenté de la route, directement sur le lieu de l’accident.

D’ailleurs, certaines applications existent déjà : il est par exemple possible pour un médecin de consulter en ligne le dictionnaire Vidal s’il a un doute sur la prescription, d’afficher des coupes anatomiques en couleur et de qualité sur sa tablette, ou encore d’analyser des courbes d’un électrocardiogramme avec l’aide du logiciel de son smartphone.

Cependant, toutes ces applications apportent essentiellement aujourd’hui des services d’aide à la décision, au diagnostic ou à la prescription, et ne sont pas ou peu « communicantes ». En effet, si certaines applications permettent à un médecin libéral de consulter à distance les dossiers de ses propres patients, il ne pourra pas les partager, ni consulter ceux de patients qu’il ne suit pas déjà dans son cabinet. Cela représente la prochaine étape, et l'ASIP Santé y travaille déjà.

Le défi de la sécurité

Tout d'abord, la sécurité des données de santé sensibles ainsi consultées et échangées est essentielle. En effet, il est d’autant plus nécessaire de garantir la confidentialité des données quand celles-ci peuvent être portées sur des dispositifs mobiles qui sont plus facilement perdus...  Aussi est-il impératif que les logiciels utilisés prévoient des possibilités de masquage et de cryptage des données.

Le bon développement des systèmes mobiles passe donc par la garantie d’un système sûr. C’est pourquoi l’une des missions de l’ASIP Santé, en tant qu’agence gouvernementale, est de définir des standards et des normes de sécurité que les industriels de l’informatique doivent intégrer dans leurs logiciels. Ces normes sont destinées à définir les contours d’un « espace de confiance » indispensable au déploiement de ces nouveaux outils.

DMP et messagerie sécurisée : prêts pour la mobilité

Pour pouvoir partager efficacement des informations de santé, encore faut-il que les professionnels de santé puissent y accéder, quelle que soit leur situation d’exercice (à l’hôpital, dans une clinique ou en libéral) et quel que soit le logiciel utilisé. Là encore, les normes définies par l’ASIP Santé permettent aux différents logiciels du marché de se « parler », en toute sécurité, et même à distance. Il est par exemple déjà possible de se connecter au Dossier Médical Personnel (DMP) via une tablette tactile, et l’ASIP Santé développe actuellement une application pour smartphones.

Enfin, l’Agence travaille également à la construction d’une messagerie sécurisée et réservée aux professionnels de santé. Comme évoqué plus haut, elle permettra de sécuriser les échanges des données de santé. Cette future messagerie, gratuite, assurera une forte sécurité et sera aussi accessible depuis un téléphone. Lancement prévu pour début 2013.

 

Source : ASIP Santé

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